Cyril Etesse, un monstre sur scène !

Fidèle de la scène et de l'humour, Cyril Etesse s'est fait connaître aux yeux du grand public dans l'émission « On ne demande qu'à en rire » sur France 2. Après avoir proposé son premier spectacle « Je ne viens pas d'un boys band ! » en 1999 et « Shaolin » neuf ans plus tard, cet humoriste marseillais prépare sa pièce de théâtre « Les pieds nus dans la neige » pour la rentrée en compagnie du comédien Anthony Vincent. Rencontre avec Cyril Etesse, un monstre sur scène !


© Arthur Aubert

« Vous jouez actuellement votre spectacle « Le temps des monstres ». Quelles thématiques abordez-vous ?

C'est un spectacle qui rend hommage aux monstres du cinéma et de la chanson à travers de plusieurs situations en référence au monde d'aujourd'hui. J'aime bien avoir un spectacle varié pour proposer le maximum de sujet au public.


Où peut-on vous retrouver prochainement ?

Je suis en tournée un peu partout. En juin, je reviens pour un plateau d'humoristes à Marseille au château de la Buzine.


Allez-vous participer cet été au festival d'Avignon ?

Non pas cette année car j'ai bloqué tout l'été pour les répétitions de ma pièce. En même temps, ce n'est pas un regret. C'est devenu un super marché à celui qui vendra le mieux son spectacle. Il faut jouer une heure et libérer le plateau pour le prochain humoriste. On ne savoure même plus. C'est plus une corvée qu'autre chose.


À la rentrée, en septembre, c'est dans « Les pieds nus dans la neige » que l'on vous retrouvera. Une comédie en hommage à Louis De Funès, acteur historique du septième art que certains spectateurs et médias comparent à vous. Pouvez-vous nous en parler plus en détail ?

Cela faisait un moment que cette idée me trottait dans la tête mais je ne voulais pas faire une comédie sur des thèmes que l'on a vus plusieurs fois déjà. Quand j'étais à la télé, on me demandait souvent de faire des sketches en hommage à Louis De Funès donc j'ai trouvé le temps et l'envie de faire cette pièce.


Vous partagerez l'affiche avec le comédien Anthony Vincent. Comment vous êtes-vous rencontré ?

C'est un ami de longue date. On avait fait un plateau d'humour pour une opération caritative et on a bien sympathisé. On sait également recroiser à plusieurs reprises à la télé et il correspondait bien au personnage que j'ai écrit pour la pièce.


Anthony Vincent & Cyril Etesse © Thomas Braut

En 1998, vous proposez votre premier one-man-show « Je ne viens pas d'un boys band ! ». Quels souvenirs gardez-vous de vos débuts dans l'humour ?

C'était vraiment mes premiers pas dans ce métier. J'avais fait des études de pub et de graphisme. J'ai ensuite commencé à faire des premières parties de spectacle dans des cafés-théâtres et des scènes ouvertes pour me tester. C'était le premier spectacle d'un débutant dans l'humour.


Neuf ans après, vous jouez votre second spectacle « Shaolin » mise en scène par l'humoriste Anthony Joubert. Qu'est-ce qui a changé par rapport au premier one-man-show ?

Dans ce spectacle, il y avait moins de succession de sketches et plus d'histoires qui se greffaient au milieu donc plus de consistance et de contenu. Dans mon premier one-man, j'étais influencé par les écritures de Pierre Palmade et Muriel Robin. Dans « Shaolin », il y avait un fil conducteur avec mon personnage un peu surexcité. Ce spectacle m'a permis d'évoluer et de participer à l'émission « On ne demande qu'à en rire » de Laurent Ruquier où ça a explosé.



C'est dans cette émission que le grand public va vous découvrir. Combien de représentation avez-vous effectué ?

Entre mes sketches perso et les apparitions en guest, j'ai dû en faire entre 70 et 80 sur deux ans et demi.


Que vous a apporté cette émission ?

Quand on participe à cette émission, c'est le jour et la nuit. Malgré internet avec les réseaux sociaux, tu essaies de te faire connaître avec des concours et des scènes ouvertes par exemple. J'ai même essayé de proposer mon spectacle mais personne n'en voulait. Et puis quand tu passes à la télé, le téléphone n'arrête pas de sonner. On t'envoie des contrats et tu es presque même obligé d'en refuser tellement tu en as. C'était pendant trois ans un rythme de fou. La médiatisation apporte une visibilité et t'aide beaucoup pour remplir les salles. Elle apporte également un regard auprès des professionnels. C'est ce qui me manquait car ça marchait toujours bien avec le public mais on m'ouvrait un peu moins les portes niveau professionnel.


Comment était votre relation avec Laurent Ruquier ?

Elle a été très importante. À partir du moment où des gens comme lui s'intéressent à vous, c'est une parole qui a du poids dans le métier.



Vous avez également participé à l'émission « Pliés en 4 » présentée par Cyril Hanouna.

C'était plus anecdotique. Cyril n'était pas encore la mega star qu'il est aujourd'hui. Il animait cette émission qui était assez rigolote avec deux humoristes qui passaient chaque soir. Ça été l'une de mes premières expériences télé avec « Les goûts d'humour » sur TF1. En revanche, la visibilité de son émission n'était pas du tout la même que celle de Laurent Ruquier.


Vous êtes le créateur de l'association « Les pieds nus barbus » où vous proposez des courts-métrages avec une équipe d'amis et de passionnées. C'est essentiel pour vous de proposer d'autres projets à votre public ?

J'aime bien faire plein de projets différents sans me prendre pour ce que je ne suis pas. L'humour c'est ma passion, ma maîtrise première que je pratique régulièrement sur scène. J'essaie de raconter les histoires qui me passent par la tête selon le média qui m'ait proposé. Avec mes camarades, on a fait deux courts-métrages du genre thriller avec toujours un peu d'humour et de décalage. Le mariage des deux fonctionnent plutôt bien mais ça reste un autre sujet que ce que je peux propose sur scène. Parfois, ça déroute un peu les gens notamment en France où l'on aime bien mettre les artistes dans des cases. Je me bagarre avec ça tout le temps car c'est important pour moi de changer parfois de registre.



Avez-vous d'autres projets pour 2019 ?

On a signé beaucoup de dates pour ma pièce jusqu'en avril 2020. Il y a beaucoup de personnes qui attendent le projet avec impatience car Louis De Funès ça parle aux plus grands nombres.


Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Que tous mes projets continuent sur leur lancée. »


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© 2018 par Samuel Massilia.