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Isabelle Masson : "C'est l'occasion de créer des rencontres."

Du 7 au 11 juin prochain, la ville cinématographique de La Ciotat va sortir les projecteurs pour continuer à mettre en lumière les premiers courts et longs-métrages francophones, et en profiter pour célébrer son quarantième anniversaire avec un jury cinq étoiles et une programmation de films de choix. Cinq jours pour se laisser emporter par les projecteurs de l'Eden, plus ancienne salle de cinéma au monde encore en activité. Rencontre avec Isabelle Masson, directrice d'un festival fédérateur et magique.



« Isabelle, la 40ème édition du Festival du Premier Film de La Ciotat Berceau du Cinéma démarre le 7 juin prochain. Quelle fête est attendue pour célébrer le cinéma et ce 40ème anniversaire ?

40 ans, ce n’est pas rien ! Ça fait du festival de La Ciotat l’un des plus anciens festivals francophones de cinéma, donc ça commence à compter. Pour fêter ce quarantième anniversaire, on a un jury exceptionnel présidé par Danièle Thompson, la grande dame du cinéma par excellence. Elle sera entourée des comédiennes Sabine Azéma, Noée Abita et Julia De Nunez actuellement dans Bardot sur France 2. Côté messieurs, le grand metteur en scène de théâtre Gilles Cohen sera présent avec l’acteur Gilbert Melki et Alain Kruger, journaliste de cinéma et producteur de l’émission Le Cercle sur Canal +. Le jury rassemble tous les métiers du cinéma et toutes les tranches d’âge.


Le choix des premiers films sélectionnés pour le festival est un travail tout au long de l’année ?

Absolument. Dès le mois de septembre, notre objectif est de voir tout ce qui se fait et on essaie de ne pas en louper un seul. C’est très important pour nous de découvrir un nouveau réalisateur. Notre programmation est faite de films qui nous ont particulièrement marqués durant l’année. Nous proposons également plusieurs avant-premières : Paula d’Angela Ottobah, Sous le tapis de Camille Japy, La Nuit du verre d’eau de Carlos Chahine, Magnificat de Virginie Sauveur et dimanche, nous clôturerons avec Petit Jésus et Omar, la Fraise en ce moment à Cannes dans la séance de minuit.


Sans oublier les courts-métrages...

Oui. Chaque séance est bâtie avec un court et un long-métrage. On accorde une attention particulière à ce format-là, c’est le cinéma de demain et cela fait partie de l’ADN du festival de le mettre à l’honneur avec neuf films en compétition officielle.



Chaque soir, à partir de 18h, le public pourra profiter de concerts de jazz et de swing dans la cour de l’Eden…

Dans « festival », c’est la fête avant tout que l’on entend dans le mot. On est content de démarrer en musique avec le film Swing Rendez-Vous de Gérôme Barry, un film magnifique sorti en janvier et qui, dans la profusion des sorties, est passé inaperçu. Gérôme Barry viendra le présenter en compagnie de plusieurs comédiens, notamment Esteban. Tous les films seront présentés par leur réalisateur et une partie des équipes. Un festival, c’est l’occasion de créer des rencontres. Nous allons recevoir plus de soixante invités pendant ses cinq jours de festival.


Isabelle, vous êtes la directrice du festival depuis 2017. Auriez-vous un souvenir en tête, un moment en particulier à retenir ?

Il y a eu plein de grands moments, mais nous fêtons cet anniversaire sans nostalgie. On ne fera pas de retours en arrière. Pour moi, faire un festival de premier film c’est voir vers l’avenir. Mon plus beau souvenir, c’est celui que je livrerais lors de cette prochaine édition.


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