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Jeanne Bonjour : "Faire un EP, c'est une mise en scène."

Elle a démarré dans son lycée, à Rennes, « du style campus américain » et se souvient d'avoir joué du rap en featuring devant ses camarades, pour la plaisanterie. Depuis, Jeanne Bonjour a proposé deux EP, dont le dernier, Nouvelle ère, est tenu comme un journal intime que tout le monde peut écouter avec « distance et respect. » Rencontre.


© Sébastien Marchand

« Jeanne, ton nouveau titre La nuit est disponible sur la compil Molitor et sur toutes les plateformes de streaming. Comment le présenterais-tu ?

Je l’ai composé il y a deux mois. Je parle de mes insomnies, de la peur d’être seule la nuit. Le morceau est assez dansant pour exprimer, aussi, que les insomnies ne sont pas que tristes ou angoissantes. Ça peut être riche de réflexion.



Ton dernier EP, Nouvelle ère, a pour fil rouge ton rapport aux autres et l’amour sous toutes ses formes. As-tu en tête une ou des personnes qui ont eu un impact sur toi artistiquement ?

Premièrement, les personnes avec lesquelles je travaille, forcément. J’ai enregistré cet album au Miracle Studio, à Rennes, avec Léo Chaussé, mon arrangeur et réalisateur son. On travaille depuis le début du projet et on évolue ensemble. Il est à chaque fois ouvert au style vers lequel je veux aller. Sinon, sans être trop niaise, je vais te dire ma mère. Elle fait de la musique, joue de l’accordéon et a été dans plusieurs groupes différents, de chanson ou de rock. Beaucoup de ses amis musiciens venaient chez nous quand j’étais petite. Ça m’a impactée.


Tu dis te servir de la musique pour exprimer ta propre forme de théâtre. C’est-à-dire ?

Au théâtre, on prend un texte, on l’interprète, on propose une vision et cela, j’avais plus l’impression de le faire en musique, avec une vision plus étirée et un projet à gérer, du clip à la pochette. Faire un EP, c’est comme livrer une pièce, c’est une mise en scène.



A l’âge de 14 ans, tu commençais à écrire tes premières chansons. Que voulais-tu raconter en musique ?

J’ai sorti un premier EP qui s’appelle 13 ans. J’ai eu un traumatisme à cet âge-là, beaucoup de crises d’angoisse et d’anxiété généralisée. La musique était mon échappatoire. J’écrivais sur ma famille, sur ce qui m’entourait, mais aussi sur mon émancipation. C’était introspectif.


Pour conclure cet entretien, aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

Petite, on m’a offert une carte postale sur laquelle il était écrit : « Les gens qui ne rient pas ne sont pas sérieux ». Cette citation me correspond un peu. »

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