Julien Santini, l'art de l'autodérision !

Dans un spectacle dans lequel il amuse le public avec ses déboires professionnels et sentimentaux, Julien Santini entre en scène en musique et fait preuve d'une part d'improvisation parfaitement bien gérée. De la Fonction publique à son regard coup de foudre en passant par son imitation de Christophe Maé, il étale une palette artistique bien garnie qui propose un excellent show du début à la fin. Rencontre avec Julien Santini, l'art de l'autodérision !


© Christophe Castejon

« Tu joues actuellement ton spectacle « Julien Santini s'amuse ». Peux-tu nous en parler plus en détail ?

J'ai démarré ce spectacle il y a cinq ans. Je raconte la solitude d'un mec surpassé qui est un peu à côté de tout. Je parle surtout de mes deux passions : le karaoké et les films pornos.


Où peut-on te retrouver prochainement ?

Je serai en Suisse à Saint-Prex le 28 septembre. Les 3 et 4 octobre je joue à Bourg-les-Valences et les 25, 26 et 27 octobre je retourne en Suisse à Fribourg. Je viendrai à Marseille au Quai du Rire les 26, 27 et 28 décembre.


Dans ton one-man-show, tu fais une belle déclaration d'amour à la Fonction publique.

J'ai rencontré au cours de ma carrière une chef qui était complètement incompétente et qui m'avait fait beaucoup rire en disant que nous allions faire une réunion très importante dans laquelle on déterminerait qui fait quoi. Et je me suis dit que c'était fantastique venant de la part d'une personne qui n'y connaissait rien. Cette phrase m'est restée et je l'ai gardé car il faut croire qu'elle parle à beaucoup de gens.


On y retrouve également le personnage de « Bibou le pervers ». Comment est-il né ?

C'est né d'une envie de faire rire. À ce moment-là je retrousse mon pantalon, je baisse mes lunettes et je prend une voix différente. J'incarne un personnage haut en couleur. Je pense que c'est une inspiration de tout notamment de mon père quand il voulait me taquiner. C'est aussi né de l'imaginaire des films américains où il y a toujours un personnage louche. Je me suis servi de tout ce qui était cinéma et théâtre dans un imaginaire flippant.



Le cinéma pourrait te tenter ?

Je n'en ai jamais fait jusqu'à présent mais ça me tenterait énormément. Je rêve d'en faire car c'est le genre absolu pour moi. On récrée une autre vie où on peut tout refaire. J'adorerai pouvoir jouer dans un thriller d'espionnage ou une comédie romantique.


As-tu des projets pour les mois à venir ?

Je me prépare à aller jouer ce spectacle dans un an à Paris. Je profite de toutes ces dates de tournée pour le travailler et essayer d'arriver le plus fort possible.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Des salles pleines et de continuer à être heureux. »


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© 2018 par Samuel Massilia.