Marina Cars, du web à la scène !

Des vidéos dans sa voiture à ses sketchs sur les planches de théâtre, Marina Cars connaît une véritable ascension artistique. Aujourd'hui, elle continue son petit bout de chemin avec la tournée d'un nouveau spectacle stand-up moderne, bienveillant et sans tabou. Rencontre avec Marina Cars, du web à la scène !


© Push Talents

« Tu as récemment joué ton nouveau spectacle au Quai du Rire et tu le joueras prochainement dans toute la France. Peux-tu nous en parler plus en détail ?

C’est un spectacle stand-up sur la vie d’une femme de 30 ans. Je vais parler de différents sujets plus ou moins légers. Il peut y avoir des sujets sur l’avortement et sur la phobie de l’avion. Je vais aussi jouer une jeune femme du nord de la France en incarnant la personne que j’aurais été si j’étais resté vivre là-bas. Une salle comme le Quai du Rire nous permet d’avoir une vraie proximité avec les gens qui peuvent aussi parfois intervenir.


Tu t'es fait connaître avec tes premières vidéos sur le net dans ta voiture. Comment es-tu passé de ces mini-sketchs du web aux planches ? Quel a été le déclic pour monter sur scène ?

J’ai commencé la scène bien avant les vidéos. Je suis venu à Paris quand j’avais dix-huit ans pour faire une école de théâtre. J’ai commencé mon premier vrai spectacle en 2015-2016, il fallait que je paye la salle et on m’a dit de faire des vidéos. Une des premières vidéos que j’ai faite et qui a bien fonctionné, c’est celle où je compare les musiques de Justin Bieber de 2010 à 2016. C’était très simple de filmer dans le sens où j’avais juste à poser mon téléphone. Et surtout, la voiture c’est vraiment une identité. Il se passe beaucoup de choses dans les voitures et c’est pour ça que ça à parler à toute une génération.


Tu es native de Charleville-Mézières. Comment s'est passée ton arrivée dans la capitale ?

J’ai fait du théâtre à Charleville-Mézières. Je faisais des petits sketchs et c’est un public très familial et populaire. Ils donnent beaucoup de force pour te soutenir. Alors que le public parisien n’est pas acquis du tout. S’il n’a pas envie de rire, il ne rira pas. Je n’étais pas préparé à ça. Ça s’est fait progressivement. J’ai fait une école de théâtre en 2005 pour être comédienne, actrice. L’humour est venu petit à petit. Je travaillais dans une salle de sport donc j’ai vraiment pris le temps.


Quels souvenirs gardes-tu des premières scènes ?

Les premières scènes étaient compliquées. Je me cassais la gueule. Je jouais peut-être une fois par mois et ce n’était vraiment pas facile. J’étais plus dans les personnages et moins dans le stand-up. Je n’arrivais pas à trouver mon style. J’étais un peu perdu. Les vidéos m’ont aidé pour me faire connaître. Ce qui m’a aidé pour la scène, c’est de jouer beaucoup.


Est-ce que le cinéma t’intéresse toujours sachant que tu as suivi une école de théâtre ?

Je suis une fille très traqueuse. Tout ce qui est audition et casting ça me met dans des états pas possibles. J’ai du mal à accepter le non. Si ça vient à moi tant mieux mais pour l’instant je n’ai pas la force d’y aller par moi-même.


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As-tu des humoristes qui t’ont inspiré à tes débuts ?

Je regarde tous les parcours et il n'y en a aucun qui soit identique à l’autre. Tu as des humoristes qui vont exploser tout de suite et puis qui vont redescendre et d’autres qui vont être sur la durée. Il faut éviter de se comparer donc il n’y a pas vraiment d’humoristes qui m’ont influencé. Par contre, il y a des sketchs qui m’ont mis des claques notamment celui d’Alex Lutz où il imite une vendeuse. Et j’adore François l’Embrouille qui est celui qui me fait le plus rire au monde. C’est rare de rire seul devant son écran mais avec lui j’ai des fous rires à chaque fois que je regarde ses caméras cachées, même si je les connais par cœur. Quand il joue avec ses perruques, il est trop fort parce qu’il imite vraiment des gens que l’on a déjà croisés. Après, dans le stand-up, j’aime beaucoup Jason Brokerss qui a un spectacle très touchant avec une écriture très fine et pointilleuse.


La mode est plus au stand-up qu’au spectacle avec une mise en scène.

Ce qui est bien c’est qu’il reste encore des humoristes qui font des personnages. Si demain on me propose un spectacle de stand-up ou de personnages, je vais préférer voir un spectacle de personnages. Au début, je n’y arrivais pas avec le stand-up car on sentait que je récitais. Ce qui est cool dans les petites salles c’est qu’on vient sans décor et ça va très vite pour les répétitions.


Est-ce difficile de faire de l’humour aujourd’hui avec toutes les polémiques qui fusent rapidement sur les réseaux sociaux ?

Il faut faire attention avant de publier une vidéo sinon tu peux te faire déglinguer. Par contre, sur scène tu peux dire ce que tu veux. Les gens sont beaucoup plus indulgents. Pendant un spectacle d’une heure, tu arrives à faire comprendre aux gens le style que tu fais. Et s'ils viennent déjà voir ton spectacle c‘est qu’ils connaissent un peu ton humour.


As-tu d’autres projets pour 2020 ?

J’ai la tournée de mon spectacle et je continue les vidéos. Je travaille aussi avec des marques et je vais d’ailleurs tourner une vidéo pour la nouvelle Opel Corsa au mois d’avril. C’est un beau complément par rapport à la scène. J’ai aussi repris le sport et je vais essayer de m’y tenir (rires).


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Que ça continue de bien se passer pour moi (rires). »

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© 2018 par Samuel Massilia.