Redouanne Harjane, rire à la vie !

Sur scène, il se sent à sa place. Redouanne Harjane respecte et désir le cinéma, mais c'est au théâtre que le public se marre devant ses blagues et son sens comique. Dans Miracle, son nouveau spectacle, Redouanne se pose sur des thèmes peu communs et nous emmène dans son monde à lui. Rencontre avec Redouanne Harjane, rire à la vie !


© David Delaplace

« Vendredi tu seras sur la scène de l'Art Dû Théâtre à Marseille pour ton spectacle Miracle. Comment te sens-tu avant de jouer face au public marseillais ?

C’est toujours un plaisir, l’énergie de la ville de Marseille est unique.


J'invite tous les lecteurs à prendre un ticket pour rire avec toi pendant plus d'une heure ! D'ailleurs, ce besoin de faire rire, d'exister, tu l'attribues à quoi ?

Depuis tout petit, une façon de m’évader d’une certaine jeunesse coincée entre la lucidité et la légèreté de vivre…


Dans tes bagages tu as une formation de théâtre classique après des passages par le Conservatoire de théâtre de Metz, l'école de Jazz de Nancy et le Cours Simon. Comment s'est faite ton initiation à l'humour ?

Je l’ai toujours eu en et avec moi, comme le disait Oscar Wilde : « Mintes choses sérieuses sont dites sur le ton de la plaisanterie… c’est pareil de l’engagement dans le travail. »


On dit que toutes les personnes qui font rire sur scène on grandit avec des personnes plus drôles qu’elles… C’est ton cas ?

Oui, ma maman était une femme pleine de joie de vivre et d’humour.


© David Delaplace

Tu quittes le domicile familial ainsi que le collège à 15 ans. Pourquoi cette décision ? Comment a-t-elle été vécue ?

J’avais envie de dévorer le monde, tout me paraissait si petit à l’époque dans ma ville d’origine, je voulais me perdre et apprendre, jouer de la musique dans les rues, découvrir des poètes et des poèmes à l’autre bout du monde. Ma maman m’a toujours encouragé à être heureux.


Quelle est la première image qui te vient à l’esprit quand tu penses à ton enfance ?

Un jour, mon grand-père venait de décéder. La maison était triste mais il fallait continuer à vivre. J’étais le plus petit alors j’avais le droit à récupérer la chambre de mon grand-père, et dormir dans le même lit. En une nuit j’ai eu à apprendre à ne pas avoir peur aux fantômes et à les respecter. C’est encore avec moi aujourd’hui.


Je te propose de faire un tour d'horizon de tes prochains projets, à commencer par la sortie l'année prochaine du long-métrage Jours Sauvages de David Lanzmann. Quel a été ton sentiment en refermant le scénario de ce film ?

Je me suis dit que cet homme avait compris cette époque de destruction par les drogues et l’alcool, le sexe et le pouvoir, que toute une génération d’adolescents aujourd’hui ne respire que par le digital... On consomme le sexe via internet en permanence. On se perd dans les méandres de l’argent... bref, c’était un choc mais surtout nous partagions le même regard sur ce monde.


Ensuite, quels sont les autres proje ?

Le nouveau jouet avec Daniel Auteuil et Djamel Debbouze, puis la série Reuss pour France TV Slash et l’écriture d’un film. Sinon, je suis tous les lundis au théâtre de l'Européen à Paris.


Une citation fétiche à me délivrer ?

« Celui à qui fait la paix dedans à la paix dehors. » La devise de ma ville, Metz.


Que peut-on se souhaiter pour le futur ?

Être en bonne santé, être heureux, être une belle personne, fidèle à l’éducation de mes parents. Prendre soin des autres… »