Samuel, music for life !

Il a appris le piano et la production de ses propres titres tout seul dans sa chambre. Samuel est un autodidacte captivé par sa passion et captivant pour en parler. Ses cours de chants et de théâtre ont confirmé son envie de scène et ses premiers titres ont rapidement enchanté les mélomanes. Rencontre avec Samuel, music for life !


© Anthony Second-Amata

« Samuel, tu es en pleine préparation de ton EP et pour annoncer la couleur, tu as dévoilé le titre Lonely, une ode pop à la solitude...

C’est la première fois que je produis et réalise entièrement un titre. J’ai pris un nouveau tournant dans la direction artistique. J’ai vécu des moments assez intenses l’année dernière, ils m'ont permis de me remettre en question musicalement parlant. Et instinctivement, j’ai commencé à faire de la musique de manière totalement différente. Ce titre est important pour moi, il présente bien mon univers.


On connaît tes titres 50 nuances de toi, Perdu et Stop. Chanter Lonely en anglais, une langue plus directe que le français, ça t'offre plus de liberté ?

Je trouve plus simple de m’exprimer en anglais. Je parle plus anglais que français avec mon entourage. Quand j’écris des chansons en anglais, j’ai l’impression de pouvoir dire des choses bien plus évidentes qu’en français où je vais essayer de romancer un peu plus.



D'où te vient cet amour pour la musique ?

Dans ma famille, tout le monde aime la musique et joue d’un instrument, surtout mon papa. Je l’ai regardé faire mais il ne m’a jamais instruit de techniques musicales. Cette passion n’est pas venue du jour au lendemain, je chante depuis tout petit. Au début, j’avais zéro confiance en moi, je manquais de maturité. Et à 18 ans, j’ai réussi à avoir cette confiance pour m’investir dans la musique. Je me suis laissé le temps de grandir, d’évoluer, d’ouvrir mon esprit. Je ne connaissais absolument personne dans le milieu de la musique.


Et c'est en 2018 que tu sors ton premier titre 50 nuances de toi...

Ce sera toujours mon petit bébé. Si je pouvais revenir en arrière, je ne changerais rien mais avec la maturité d’aujourd’hui, il y aurait des choses faites différemment. J’ai un regard assez critique mais toujours très bienveillant sur ce que j’ai fait par le passé. C’est bon signe, ça prouve que j’évolue et personnellement, je me sens bien dans mes baskets.



Depuis 2020 tu es membre du collectif Green Team, en partenariat avec la fondation GoodPlanet de Yann-Arthus Bertrand dont l’objectif est l’élévation collective des consciences écologiques…

Je suis végétarien et très attaché à la cause écologique et animale. C’était une évidence pour mon manager de me voir dans ce projet et je l’ai directement accepté. C’était trop mignon de voir réunis plusieurs générations pour un sujet très important. On a passé des super moments, notamment sur le tournage du clip Les Enfants du monde. L’image était belle.


© Anthony Second-Amata

Pour en revenir à l'EP, occupe-t-il toutes tes journées ou bien d'autres projets artistiques s'écrivent ?

Je ne me mets pas de pression. Je laisse mon inspiration et mon envie faire le travail. Je peux bosser sur l’album à quatre heures du matin ou quand je me réveille, ça dépend. Et il peut y avoir des semaines où je n’ai rien envie de faire. Je ne me force pas. Quand j’ai des creux ou des vides, je sais que ça revient encore plus fort. Dans ma tête c’est l’EP avec peut-être une collaboration sympa. Le cinéma m’attire aussi énormément, en tant qu’acteur. J’ai eu des petites expériences géniales même si j’ai moins de libertés qu’avec la musique.


Une citation fétiche à me délivrer ?

« Faire les choses sérieusement, sans jamais se prendre au sérieux. » Je me le répète tout le temps dans le travail. On peut vite l’oublier quand on est artiste et pour moi, c’est très important de s’en souvenir. Il ne faut pas se perdre dans le sérieux, je trouverais ça trop triste. »