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Camille Aguilar : "Plus j'ai peur, plus je travaille."

Photo du rédacteur: Samuel Massilia
Samuel Massilia
il y a 2 heures
3 min de lecture

Un plateau de cinéma, une scène de théâtre, une voix qui prend vie dans une série animée. Camille Aguilar passe de l’un à l’autre avec une curiosité qui nourrit son parcours et ouvre chaque fois une nouvelle porte sur son métier. Dans La Maison de nos rêves, elle s’inscrit dans une comédie qui sait faire place au rire comme à l’émotion. Elle prêtera aussi sa voix à Frogie, une nouvelle série pour Gulli, avant de retrouver le public au théâtre début 2027. Elle y jouera dans une pièce coécrite par Rudy Milstein et Erwan Terene, co-mise en scène avec José Paul, également présent sur scène. Rencontre.


© Esther Braun
© Esther Braun

« Camille, tu es actuellement à l’affiche du film La maison de nos rêves de Claude Zidi Jr. avec Kev Adams et Chantal Ladesou. Quelle présentation ferais-tu d’Amélie, ton personnage ?

J’ai énormément aimé son tempérament et qu’elle ait autant de place dans le couple qu’elle forme avec Benjamin (Kev Adams). Dans ce film, c’est un vrai duo. Ça fait dix ans qu’ils sont ensemble ; c’est une jolie histoire d’amour. Amélie a envie d’avancer dans sa vie. Elle travaille dans une pharmacie et faire ce métier était son choix. Avant le tournage, j’ai discuté avec la directrice d’une pharmacie pour comprendre le fonctionnement. C’est un métier altruiste qui demande des qualités de patience, d’empathie, de bienveillance et de donner la meilleure version de soi.


Tu formes un trio irrésistible avec Chantal Ladesou et Kev Adams. Quels partenaires de jeu sont-ils ?

Chantal est à la fois crémeuse et piquante dans sa comédie. Elle est généreuse, douce, clairvoyante, sage et en même temps enfantine. Elle me fascine et m’inspire beaucoup. Avec Kev, on s’est tout de suite bien entendu. Dès la première lecture, j’étais Amélie et il était Benjamin. Kev est très créatif. Il n’y a jamais eu de doutes entre nous. On était aussi ouvert à l'improvisation.



Ce film met en avant les meilleurs et les pires sentiments que l’humain peut avoir en lui…

Complètement. L’humain est paradoxal. Amélie et Benjamin peuvent aimer Nicolette comme ils peuvent la détester et en même temps, ils sont incapables de lui faire du mal. J’aime la scène où ils se retrouvent avec elle au bord du lac et qu’elle leur raconte sa vie avec son ex.

Camille Aguilar, Chantal Ladesou et Kev Adams dans le film La Maison de nos rêves PASCAL CHANTIER_© 2025 MY FAMILY - TF1 FILMS PRODUCTION - APOLLO FILMS
Camille Aguilar, Chantal Ladesou et Kev Adams dans le film La Maison de nos rêves PASCAL CHANTIER_© 2025 MY FAMILY - TF1 FILMS PRODUCTION - APOLLO FILMS

Tu seras de retour sur les planches à la mi-janvier. Quel rapport entretiens-tu avec le jeu au théâtre ?

Je trouve ça fou de pouvoir créer un spectacle pendant cinq semaines ! Jouer tous les soirs face à un public, avoir ce rapport direct, ça décuple l’émotion. À partir de 17h, mon adrénaline monte puis redescend quand j’arrive au théâtre et remonte quand il faut monter sur scène. Ma loge, c’est ma maison. Je ramène des photos, des bougies ; j’ai besoin de m’y sentir bien et ça me permet d’aller vers mon personnage en toute tranquillité. La peur est présente tous les jours et j’apprends à la gérer. Plus j’ai peur, plus je travaille. Sur La maison de nos rêves, j’avais pour rituel de faire du sport et d’être seule pendant une ou deux heures pour me concentrer sur le personnage. Sur les planches comme sur un plateau, si je me trompe sur un mot ou un geste, je continue de jouer. C'est un métier qui m'a beaucoup appris la résilience. »

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© 2021 par Samuel Massilia.

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