Dorotea Mercuri, amoureuse de la vie !

Elle aimerait travailler pour le cinéma français, Dorotea Mercuri est une actrice en quête de rôles, difficile à trouver en Italie et en Grèce, ses pays d'origine. Le regard perçant, un instinct de comédienne remarquable et une culture diversifiée par ses nombreux voyages effectués durant sa jeunesse de mannequin, Dorotea est un visage que le public francophone peut accueillir dans son paysage audiovisuel. Rencontre avec Dorotea Mercuri, amoureuse de la vie !


© Michel Sedan

« Petite, vous étudiez la danse et le flamenco avant de prendre le chemin du mannequinat à l’âge de 17 ans. Comment est née cette fibre artistique chez vous ?

Je voulais être danseuse de ballet. Je me voyais danser et être avec des danseurs, la vie avait d’autres projets pour moi mais la danse est restée une grande partie de ma vie. Je l’utilise parfois comme une évasion. J’ai suivi d’autres chemins. Ma famille a traversé une période difficile et j’ai commencé à aller, très décontracté, à des castings et puis ça a décollé quand j’avais seulement 17 ans, mais je ne me suis jamais vue comme mannequin. J’étais trop voluptueuse, trop féminine.


Très tôt, vous avez parcouru le monde entier, comment avez-vous vécu cela ?

J’ai adoré voyager et découvrir des cultures qui s’intègrent avec les gens pour devenir et s’habiller comme eux quand je suis là-bas. En Inde, je portais toujours un sari, je mangeais leur nourriture, etc. Voyager et se perdre dans un autre monde est l’expérience ultime pour moi, encore aujourd’hui.


© Tassos Vrettos

À New-York, vous intégrez la Fashion Institut Technology ainsi qu’une formation au Lee Strasberg Théâtre.

J’ai abandonné le FIT à New-York parce que je voulais étudier le théâtre. Les deux écoles sont merveilleuses et à l’époque, vivre à New York était une école en soi, c’est un endroit si fort, cela m’a donné d’immenses outils de survie.


Vous faites vos débuts au cinéma dans le film « L’attaque du géant Moussaka » de Panos Koutras. Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’adore Panos Koutras, il m’a donné mon premier travail d’acteur, j’étais un extraterrestre, c’était un film très facile et doux. J’ai adoré tourner avec Burt Young, un vrai New Yorkais et un grand acteur. Par la suite, j’ai eu des rôles de femmes qui souffrent, ce sont celles qui sont les plus intéressantes à jouer.



Est-ce que votre métier de mannequin a pu vous aider à être à l’aise sur un plateau de tournage ? Ou est-ce complètement différent ?

La modélisation n’aide pas les acteurs, elle fait le contraire, parfois difficile à libérer et à laisser passer devant la caméra si vous venez du monde de la mode.


© Joe Manetti

Vous parlez l’anglais, le grec, l’italien, l’espagnol et le français. Peut-on avoir l’espoir de voir votre visage dans le cinéma Français un jour ?

Mes langues maternelles sont le grec et l’italien et jouer dans une langue étrangère est extrêmement difficile. Je peux travailler pour améliorer mon accent mais je sonne toujours italien. C’est ce que je suis, la partie doit être la bonne mais c’est une limite pour moi car nous n’avons pas énormément d’industrie en Italie ou en Grèce.


Je pense que le cinéma français est extraordinaire, c’est un immense patrimoine culturel. Je suis amoureuse des films de Godard et j’adore François Ozon. J’aimerais beaucoup travailler en France, vous avez une grande industrie cinématographique. Nous devons nous battre et faire beaucoup d’autres boulots pour être acteur. Maintenant, je suis cuisinière parce que je n’ai pas de travail d’acteur, et cuisiné ne me dérange pas, j’adore ça (rires).


En dehors des tournages, quelles sont vos autres passions ?

J’aime la photographie de rue, l’écriture et la cuisine.


Quels sont vos futurs projets ?

Je me prépare pour une nouvelle aventure culinaire, on verra où ça ira.


Auriez-vous une citation fétiche à me délivrer ?

« Nous faisons des plans et Dieu nous regarde avec un sourire ».


Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Je souhaite au monde et à tous ses êtres vivants et arbres, une guérison rapide et une issue positive de notre situation actuelle. »

© 2018 par Samuel Massilia.