Myriam Abel, une vie en musique !

L'audace, la persévérance et le talent l'ont amené à remporter la Nouvelle Star en 2005. Myriam Abel a toujours chanté. Dès l'âge de 18 ans, elle vit de sa passion, écume les plus belles soirées, les plus grands plateaux, pour créer une alchimie entre son art et son public. Aujourd'hui en duo, Myriam ne lâche pas le micro et nous fait danser dans les plus jolis spots de la Côte d'Azur. Rencontre avec Myriam Abel, une vie en musique !


© Michael HJ Lopez

« Comment ça se passe pour toi en ce moment, privé de scènes sur une période indéterminée ?

Je m’adapte bien. J’ai la chance d’habiter à Grimaud, à côté de Saint-Tropez. J’ai passé une saison d’été exceptionnelle, j’ai quasiment fait des lives tous les jours. Pour ce deuxième confinement, je ne vais pas me plaindre mais ce qui est frustrant c’est qu’en général vers le mois de décembre je suis tout le temps à Courchevel, dans un palace qui s’appelle le Cheval Blanc, et là ça va être compliqué.


Tu as monté une formule duo avec ton mari Roland Baron qui est guitariste…

Je n’ai pas du tout envie de faire de disques, ça ne me dit plus rien. J’ai monté ce duo avec mon mari, on fait énormément de prestations lives et surtout des covers qu’on fait à notre sauce. Ça fait vingt ans que l’on se connaît, on a débuté ensemble à Paris dans les grosses soirées mondaines et privées. Dès qu’on a eu notre enfant, on a décidé de partir, je ne voulais pas que mon fils grandisse à Paris. Notre objectif était de vivre dans le sud et de vivre de notre passion dans un cadre idéal.


Récemment vous avez été tous les deux en concerts live avec un public virtuel.

La mairie de Gassin avait déjà organisé des concerts en « streaming » sur leur plateforme Confi Music. Le 14 novembre ils ont diffusé notre concert, ça s’est super bien passé. Lors du premier confinement, on avait fait un concert et on a eu pas mal de retombés. Je trouve génial que cette mairie soutienne les artistes du Golfe de Saint-Tropez avec des concerts tous les samedis.


© Michael HJ Lopez

Tu es une grande habituée de la scène, à quand remonte ton premier souvenir de chant ?

J’avais 12 ans pour mon premier concours de chant à Nîmes car je suis originaire du Gard. C’était mûrement réfléchi. J’ai passé ce concours en cachette, mes parents n’étaient pas au courant, et le soir même je leur ai dit de venir me voir chanter. En plus, c’était un concours d’adultes, j’étais la seule petite sélectionnée. Et à ce moment-là, je dis à mes parents de m’accompagner dans tous les concours de la région.


Quand on est une jeune fille qui n’a que se rêve en tête et à qui on dit de trouver un vrai métier, on peut changer de route ?

J’ai toujours été confronté à ça. On m’a souvent dit que devenir chanteuse était inaccessible. Céline Dion, Mariah Carey étaient les chanteuses qui me faisaient rêver à l’époque. Personne n’y croyait autour de moi. Je suis chanteuse professionnelle depuis plus de 20 ans et aujourd’hui on me demande si je fais quelque chose à côté. J’avais 18 ans quand je suis monté à Paris, et depuis je gagne ma vie comme il faut en étant une chanteuse professionnelle. Dans la tête des gens, si on ne passe pas à la télé on n'existe pas, c'est faux.


© Michael HJ Lopez

En 2003 tu passes le casting de la Nouvelle Star à Marseille, tu n’es pas retenue. Deux ans plus tard tu y retournes et remportes l’émission. La persévérance…

Il ne faut rien lâcher même si aujourd’hui c’est différent, on peut être connu plus rapidement, sans talent. Les réseaux sociaux sont une nouvelle façon de vivre, de se promouvoir. Je suis très nostalgique de mon époque que j’ai eu la chance de vivre. Ce n’est plus le talent qui prime mais ce que tu représentes, combien tu as de followers, de vues, il n’y a plus de chanteur de talent. Les vraies mélodies et les chansons intemporelles manquent actuellement. Aujourd’hui c’est du kleenex. On ne se rappelle plus du tube de l’année dernière puisqu’ils en font à la pelle.


En parlant de réseaux sociaux, j’ai vu que tu avais chanté l’hymne de la Ligue des Champions à l’occasion du tournoi des légendes au stade Vélodrome.

C’était un truc de fou ! Depuis que j’habite ici, j’ai rencontré Mickael Taieb, le chef d’orchestre de Golden Live. Un jour il me propose de chanter l’hymne de la Ligue des Champions et je lui ai répondu que ça ne se chantait pas (rires). Je suis allé chercher les paroles sur internet et je me suis rendu compte que c'était moitié français, anglais et allemand. Je trouvais l’expérience et le challenge tellement énorme, en plus au Vélodrome pour un match privé, c’était magique.


Aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

À chaque jour suffit sa peine. Je répète ça à mon fils tous les jours. Il ne faut pas se précipiter et profiter de chaque jour. »