Timothé Poissonnet, un véritable showman !

Novateur, intelligent et très drôle, Timothé Poissonnet a raflé de multiples récompenses pour son spectacle « Timothé Poissonnet dans le Bocal ». Avec ce one-man-show, il invite le public à entrer dans son monde avec un seul en scène électrique et hilarant. Rencontre avec Timothé Poissonnet, un véritable showman !

© Kobayashi Photography

« Tu joues actuellement ton spectacle « Timothé Poissonnet dans le Bocal ». Peux-tu nous en parler plus en détail ?

C’est un spectacle plein de surprises et de rebondissements, une invitation au voyage ! Je parle de notre société, notre culture, du temps qui passe, et je fais passer des messages sur des sujets qui me touchent particulièrement, sur notre planète notamment. Je fais beaucoup d’impro donc on ne sait jamais trop à quoi s’attendre dans le Bocal, mais à chaque fois les gens s’y retrouvent, et c’est ça qui est fort (rires). Il y a eu beaucoup de changements depuis quatre ans que je le joue et il est toujours en constante évolution. Chaque soir, c’est un nouveau public, donc un nouveau spectacle.


Dans ton one-man-show on ressent une réelle relation avec ton public. D’où te vient cette alchimie ?

Je suis issu du théâtre classique, j’ai intégré différentes troupes, j’ai été metteur en scène de la troupe francophone en Lituanie, j’ai fait partie de l’équipe d’animation du Fieald à Paris… Je suis donc à l’aise avec des partenaires de scène. Maintenant que je me suis lancé dans le one, mon seul et unique complice est le public. Et il faut s’attendre à tout avec lui, c’est précisément ce qui m’amuse ! Quand j’arrive quelque part, j’analyse les lieux et les moindres recoins de la salle afin d’occuper tout l’espace, et d’en jouer. Il m’est arrivé d’entrer sur scène en sautant d’un balcon, ou d'apparaître du plafond en étant suspendu à un harnais ! J’essaie de surprendre les gens, et me surprendre moi-même.


© Kobayashi Photography

Tu as joué ce spectacle en Asie à Shanghai Singapour, Hong Kong et Bangkok. Comment t’es-tu préparé à jouer dans ces villes-là ?

Mon spectacle a été produit par Spotlime Prod en Asie, une agence implantée à Hong Kong. Je suis parti avec mon amoureuse qui est aussi ma manager. On a vécu une expérience incroyable et on a fait des rencontres uniques ! Ce genre d’évènement n’étant pas courant pour les expatriés français qui vivent sur place, ils étaient forcément au rendez-vous et c’était incroyable ! J’ai eu une standing ovation dès le premier soir à Singapour, je crois que je m’en souviendrais toute ma vie !


As-tu proposé un spectacle légèrement plus différent qu’en France ?

Je suis resté le même, d’autant que mon spectacle est universel, intemporel. Je pourrais jouer dans le monde entier ! Les spectateurs étaient contents d’avoir un petit bout de France qui venait chez eux, c’était limite s’ils me chantaient pas La Marseillaise avant que je monte sur scène (rires). Alors au contraire, j’ai essayé de garder mon côté frenchy.


© Kobayashi Photography

Voyager t’inspire pour l’écriture ?

La vie est inspirante. Tout m’inspire et tout est propice à l’écriture d’un sketch. L’idée est de pouvoir transmettre une vision, un point de vue, une idée. Tous mes voyages ont forcément un écho dans ma manière d’appréhender les choses, et me permettent de toucher tout le monde, peu importe l’âge, le sexe, ou la culture.




Tu es diplômé d’un master à la Sorbonne. Qu’est-ce qui t'a poussé à faire humoriste ?

J’ai toujours voulu être artiste, depuis tout petit. Je le dis dans le spectacle, c’est un rêve de gamin. J’ai fait une seconde audiovisuelle car je voulais devenir réalisateur. J’étais un fan inconditionnel des films de Spielberg et de George Lucas. Après avoir longtemps vécu à l’étranger, je suis rentré à Paris pour me remettre au théâtre, et me consacrer pleinement à l’écriture de mon spectacle.


Tu définis ton humour comme séquentiel. Explique-nous en quoi ça consiste.

C’est ma manière de pouvoir m’aventurer dans tous les domaines, toutes les disciplines. Je brise les codes ! (rires) On pourrait penser que je pars dans tous les sens et que ça tourne pas rond là-haut, mais tout est hyper carré ! C’est ma liberté à moi, mon mode d’expression, et mon côté pudique, aussi. J’évite de m’attarder sur mon cas, ou sur ma propre expérience. J'ai un rythme plutôt soutenu, c’est ma façon de tout donner au public, et de le transporter d’un univers à un autre, sans qu’il ait le temps de se poser de question. Et le Bocal, c’est comme un tour du monde, on en a jamais vraiment fait le tour ! Le spectacle se revoit plusieurs fois, il y a plusieurs manières de le lire. Surtout, l’idée, c’est d’être ensemble, et de rire, fort.


Quels sont tes projets pour les prochains mois ?

Je joue jusqu’à aujourd'hui au théâtre de La Fontaine d’Argent à Aix-en-Provence et j’ai des dates un peu partout en France, en Suisse et en Belgique. On peut me suivre sur les différents réseaux sociaux, notamment sur Youtube où je fais des vidéos avec Hadrien Genest, un fidèle ami et réalisateur de talent ! Et partir avec mon amoureuse en voyage et… belle-maman ! (rires)


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

On peut me souhaiter de revenir là où je ne suis jamais encore aller. »

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© 2018 par Samuel Massilia.