Adrien Susini, un espoir de la musique !

Mis à jour : août 6

Jeune chanteur prometteur de l'Ile de Beauté, Adrien Susini nous a déjà séduits avec ses reprises de « Viens on s’aime » ou « Corsica ». Membre du groupe Pop Cor's, il prépare son premier single avec sa propre composition. Motivé plus que jamais à faire une belle carrière musicale, il apprend chaque jour à donner du coffre à une voix qui nous hérisse les poils. Rencontre avec Adrien Susini, un espoir de la musique !


« Récemment, tu as publié sur tes réseaux sociaux une reprise de la magnifique chanson « Corsica » de Petru Guelfucci. Sur cette cover, on retrouve au piano Martial Paoli et ta voix pour accompagner le son. Que t’évoque ce grand classique de la chanson corse ? Cette chanson est celle qui représente le mieux la Corse. Elle a été reprise par les plus grands dont Patrick Fiori et Patrick Bruel. Avec Martial, on s’est rencontré par hasard au Son des Guitares et à chaque fois que l’on se voit, on joue cette chanson. Il fait partie des plus grands pianistes. Humainement, c’est un mec en or. On l’appelle doigts de fée tellement il est fort au piano. Petru Guelfucci est une figure emblématique du renouveau de la polyphonie Corse. Artiste qui a participé au groupe Canta U Populu. Quelles sont tes autres influences musicales ? Un groupe que l’on respectera tout le temps c’est I Surghjenti. Leur histoire est magnifique, c’est un noyau d’amis qui n’a pas bougé. Mon idole absolue est Feli, il a fait les plus belles chansons et a travaillé avec le plus grand parolier de Corse.


Pendant le confinement, tu postais chaque jour une chanson de ton choix, souvent accompagné de ta guitare. Je n’ai jamais été un vrai guitariste. Je m’entraine avec même si ce n’est pas mon point fort. Je préfère chanter, je me sens plus à l’aise dans le chant. Je commence à trouver un bon confort au niveau de la voix, bien que je continue à prendre des cours. Il n’y a que le travail qui paye.

Par quel biais as-tu commencé à apprendre à maitriser ta voix ? J’ai toujours chanté depuis tout petit. Il m’est arrivé une épreuve dans ma vie où je me suis retrouvé paraplégique et je n’arrivais plus du tout à chanter. Je suis arrivé sur Marseille, j’ai tapé le nom d’une école de chant sur Internet et je suis allé à Vocal Player avec Pascal Terzian. C’était dur car il était très critique au début. J’ai pris cette critique dans le positif et ça m’a donné envie de chanter à nouveau et de retourner à l’animation. Tu donnes un accent corse à plusieurs chansons de la variété française. Mais as-tu dans un tiroir tes propres compositions ? Je devais faire plein de covers mais j’ai stoppé ça. En studio, on me conseillait d’écrire mes propres chansons. J’ai écouté leur conseil et j'ai commencé à travailler mes compositions. Les créations prennent du temps et avec le confinement j’ai pris du retard. J’ai enfin reçu la maquette de mon single que je vais pouvoir travailler à partir du mois de juin. Il y aura deux chansons : ma création et une reprise. En avril 2019, tu sortais une cover du titre « Viens on s’aime » de Slimane en version corse au domaine de Murtoli. Pourquoi cette chanson est aussi importante pour toi ? Je trouve qu'elle me représente bien. Déjà je suis très fan de l’artiste, il a une belle plume et une voix et interprétation incroyable. Pour moi, Slimane fait partie des meilleurs chanteurs français. J’ai demandé à un ami pianiste de démarrer ce projet et toute la partie en arabe s'est transformée en corse. À la base, je voulais faire ça tout seul avec un pianiste. Mais au final, je l’ai fait avec ma femme car je trouvais que le texte représentait bien ma vie pour dire que l’on se fout du regard des autres par rapport au handicap et aussi à des événements qui me sont arrivés dans ma vie. La chanson est destinée à tout le monde.


Tu es membre du groupe Pop Cor’s en compagnie de Mathieu Giannoli et Christian Césari. Comment est né ce groupe ? On s’est rencontrés avec Mathieu et Christian et au début c’était parti un peu à la rigolade. Finalement, on a monté ce trio et quand il y a besoin sur des grosses dates, on rajoute un pianiste et de la percussion. On chante dans les restaurants, les pubs, de partout. Le confinement nous a permis de faire un nouveau répertoire. Votre playlist est très diversifiée, mêlant des chants corses et des grands classiques français. On essaie de faire ce qu’il nous semble être les plus beaux titres. Dans l’animation, tu es obligé d’être diversifié. Beaucoup de monde pense que l’animation c’est simple mais ça demande un énorme travail. C’est un peu le côté « ingrat » de la musique. Je me souviens de cette soirée au Baletti, à Marseille, juste avant le confinement... C’était la dernière soirée du Baletti et on ne voyait pas tout ce qui s’est passé par la suite. 100% des artistes ont envie de reprendre la scène. Nous les premiers. Il faut rester positif.


La musique représente quoi dans ta vie ? Ça a toujours été ma passion. J’ai vécu deux vies. Debout, on peut faire tellement de choses qu’on ne se concentre pas forcément sur ce qu’on aime. Quand on se retrouve sur un fauteuil, on réfléchit et on se dit qu’il faut foncer dans sa passion. Si les gens aiment, tant mieux, je serai le plus heureux car je le fais aussi pour eux.


Aurais-tu une citation fétiche à nous délivrer ?

« Ne renonce jamais sans avoir essayé » et « Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d'aller de l'avant ». Que peut-on te souhaiter pour le futur ? On peut me souhaiter tout ce qui est positif. »



© 2018 par Samuel Massilia.