Anaïs Aidoud & JoeyStarr ont un tournesol dans le cœur !

Le Tournesol, écrit par Anaïs Aidoud et co-réalisé avec Arnaud Mizzon met en avant Voulzy, une femme sans projet familial qui a quitté son job dans le marketing et qui n’a qu’une seule motivation : aller en Antarctique. De l’autre côté, JoeyStarr incarne un docteur au bord du burn-out. La rencontre entre les deux héroïnes va naître d’un sentiment bien spécial : un tournesol dans le cœur.


© Sarah Mangeret

Dans ce court-métrage où chaque scène est motrice, Anaïs a voulu raconter « un sentiment ». Ces deux personnages parfaitement bien dessinés ont envie d’un renouveau dans leur vie : « Voulzy est une fille qui n’arrive pas à trouver sa place, elle prend une décision sur un coup de tête. JoeyStarr, lui, est un médecin très à l’écoute de ses patients, il se fait même bouffer. J’ai eu envie de travailler sur cet instant magique où on rencontre quelqu’un et où on ne sait pas trop où ça va nous mener. »


Ce court-métrage est délicieux et porté par un autre duo : Dany et Alexandra Morales. « Arnaud a pris des acteurs lyonnais géniaux. Je lui ai fait confiance et on a eu un coup de cœur pour Alexandra », interprète de Rose : « femme de ménage de Dani, payée un peu plus cher pour lui crier dessus et continuer à avoir ses petites habitudes, après avoir perdu son mari. »


© Sarah Mangeret

Avec un film de vingt minutes, « on fait en sorte de frustrer le spectateur, de l’amener à réfléchir. Parfois, il ne se passe rien dans notre vie, et puis tout d’un coup, une rencontre va changer le cours de notre vie. Dans Le Tournesol, Voulzy doit partir et lui n’est pas libre, que va-t-il se passer ? » Réponse sans doute dans « le long-métrage, écrit. »


Le Tournesol fait son bonhomme de chemin : « On vient de signer avec Premium Films, un distributeur de courts-métrages international. Il va entrer dans le catalogue et on va très vite le traduire pour l’envoyer un peu partout ». Un bel accueil du public serait le bienvenu pour cette comédie romantique originale, qui sort des standards habituels, et serait une récompense pour Anaïs, auteur et scénariste « avant tout. J’ai envie de créer des histoires et de les défendre. Quand j’écris, je vois les images du film. »


© Sarah Mangeret

Couteau suisse de la culture, Anaïs Aidoud est sur scène chaque lundi soir, à 20h, au théâtre Le Lieu, « jusqu’à fin décembre » avec son spectacle Coup de folie : « Je suis contente, c’est complet depuis le début. Le public est bienveillant, c’est un partage magnifique ».


Anaïs a le don de la création et du divertissement, avec une tendresse particulière pour les planches : « Au théâtre, on a qu’une prise, on ne peut pas la refaire dix ou quinze fois. On a le regard du public, et tous les lundis soirs il change. Ce travail très difficile me permet de travailler ma créativité. Jouer au théâtre m’inspire beaucoup. Dès que je sors de scène, j’ai envie d’écrire. En tant que comédienne, c’est un exercice formidable de pouvoir jouer pendant une heure. Au cinéma, on joue des petites scènes et après on change de décor, on ne joue pas beaucoup au final. Sur scène, on se prend un shot d’adrénaline et de lâcher prise. » Et le spectateur en sort heureux…