Atanaz, une vie en musique !

Si les cicatrices marquent les années, Atanaz chante sur le monde actuel avec sa vision de la vie, celle d'un amoureux du bon son et du travail bien fait. Pour son nouvel EP, Atanaz et ses camarades ont mis la main au fourneau pour offrir dix titres aux sonorités planantes, à écouter dans le casque ou au Badaboum le 15 décembre prochain. Rencontre avec Atanaz, une vie en musique !


© David Delaplace

« Ce vendredi sort ton prochain EP Vivre avec dix titres sur l’importance du moment présent. Quelle a été l’étincelle de départ de ce projet ?

La temporalité a son importance dans cet EP. Le point de départ du projet a été Vivre, le premier morceau. Cet EP a été composé et enregistré pendant les confinements successifs, ça a inspiré et influencé les dix titres.


La notion de vivre a repris toute son importance…

C’est exactement ça. Le premier confinement a été un coup de frein à main, personne n’était prêt. La peur passée, on a tous pris du recul pour se focaliser sur l’essentiel. Sur cet EP, on a travaillé avec une énergie différente. À la différence des autres projets, tout à fait sur l’instant présent. On s'est enfermé avec les compositeurs et on a enregistré directement, quitte à ce qu’il y ait quelques imperfections, mais ça rend le projet honnête.


Ta passion pour la musique s'est déclarée quand ?

C’est plutôt à quel moment j’ai accepté l’idée de faire ça. J’ai baigné dans la musique et j’ai toujours voulu faire ça de ma vie, même si ce n’est pas une vocation facile à suivre.



La validation se fait aux Etats-Unis ?

J’y suis allé pour une formation professionnelle. Mon coloc était dans la musique et aussi dans la mode. C’est grâce à ses connexions et son environnement que j’ai pu côtoyer beaucoup de rappeurs très connus et inconnus. Leur point commun est qu’ils sont tous structurés et organisés. Ils sont très professionnels. Quand je suis revenu en France, j’ai décidé de me lancer à fond avec la création de mon label DMG. En parallèle, je me suis formé sur la partie administrative de la musique.


Une partie très peu évoquée…

Elle est fondamentale. Souvent, on commence par la musique puis on se professionnalise. Moi, j’ai fait le choix du sens inverse. On sait qu’une carrière ne dure pas cinquante ans. Ça permet d’avoir une meilleure appréhension du business et d’apprendre des choses. Aux Etats-Unis, j’ai vu que vivre de la musique était possible. »