Cidjy Cerlini, la voie du cinéma !

Un film minimum par jour. Cidjy Cerlini est une cinéphile avérée. Courage, persévérance et patience sont les maîtres mots pour réussir dans ce métier. C'est ce que Cidjy a appris au Laboratoire de l'Acteur et au Cours Florent. Intéressée par le cinéma d'auteur, cette jeune comédienne souhaite être couteau suisse, prête à relever tous les beaux défis qui se mettront sur son chemin. Rencontre avec Cidjy Cerlini, la voie du cinéma !


« Tu es formé au Laboratoire de l’Acteur. Qu’est-ce qui t’a motivée à devenir actrice ?

J’ai commencé avec le Cours Florent que j’ai fait pendant trois ans. Ensuite, j’ai été une année et demie au Laboratoire de l'Acteur. Mon cousin qui est dans le cinéma à Paris m’a emmené à l’âge de dix ans avec lui sur un tournage. J’ai rencontré Emilie Dequenne, j’ai pu la voir jouer et découvrir l’ambiance du plateau.


À cet âge-là, je n’avais pas encore conscience de vouloir faire ce métier. Quelques années plus tard, un ami qui savait que je faisais du théâtre a envoyé une candidature pour un casting et on lui a répondu qu’on me voulait. C’était pour le film 20 ans d’écart de David Moreau.


Il fallait que je monte sur Paris, ce qui était compliqué parce qu’il fallait que j’en parle à mes parents, je n’étais pas encore majeure. Et à l’époque, le film s’appelait Détournement de mineur. Quand j’ai expliqué ça à mes parents, ils m’ont regardé en se disant que c’est impossible. Mon ami a rappelé mes parents, il a exposé la situation bien mieux que moi, et ils ont été d’accord. C’est comme ça que tout a commencé et que j’ai passé ma première nuit sur un plateau de tournage avec Pierre Niney.


Et le déclic est né...

J’ai eu envie de faire ça de ma vie. En rentrant du tournage, j’ai dit à mes parents que je voulais être actrice, ils m’ont accordé leur confiance et m’ont laissé faire mon école de cinéma après le bac.


Qu'as-tu appris pendant 4 ans entre les cours, l'apprentissage au théâtre et quelques courts-métrages ?

Beaucoup de belles choses. On commence par développer sa personnalité pour savoir avec qui on veut ou non travailler. Ensuite on voit vers quel cinéma on veut aller, comment se préparer pour un casting et surtout ne jamais rien lâcher, ne pas avoir d’égo ni être susceptible. On sait que c’est un métier difficile mais en même temps c’est le plus beau du monde. Aujourd’hui, un réalisateur ou un directeur de casting peut me dire ce qu’il veut, je serais vraiment dans le travail. Les années au Labo étaient assez dures mais vraiment très formatrices.



Justement, vers quel genre de cinéma aimerais-tu aller ? Même si au début il est difficile d'avoir un plan de carrière...

J’aime beaucoup le cinéma d’auteur. Mais j’ai envie d’être couteau suisse aussi. Aujourd’hui je ne peux pas me permettre de choisir tel ou tel projet sachant que je n’ai pas joué dans assez de films. C’est toujours bien de savoir tout faire. Après, j’aimerais me tendre vers des rôles de femmes fortes qui défendent des valeurs, qui n’ont pas peur de se mouiller. Je regarde beaucoup beaucoup de films. Je suis une personne très hyper active mais je me suis rendu compte que si je ne regardais pas un film par jour, je me sentais mal. Je n’arrive pas à m’en passer.




Le 24 novembre, sur OCS, sera diffusée la série Cheyenne & Lola avec Veerle Baetens et Charlotte Le Bon. Quel est le sujet abordé ?

Sortie de prison il y a six mois, Cheyenne fait des ménages sur les ferries en rêvant de partir en Amazonie. Lola est une ravissante parisienne, égoïste et sans scrupules, qui vient de débarquer dans le Nord pour s'installer avec son amant. Quand Lola tue l'épouse de son amant, Cheyenne, témoin involontaire, sait qu'elle va être accusée du meurtre à cause de son casier. Elle est obligée de demander au caïd de la région de faire disparaitre le corps. Une faveur qui va les entraîner dans un très dangereux jeu de dupes tout en leur permettant de faire fortune à l'insu de tous...


Quels sont tes futurs projets ?

J’ai des projets qui ont repris depuis le confinement. Sinon je passe beaucoup de castings. J’aime beaucoup l’écriture. Je cherche actuellement une production pour mon deuxième court-métrage et j’écris également un long qui s'appellera Max. Et je suis aussi en préparation pour le NIKON festival qui aura cette année pour thème le jeu. On bosse (rires).



Aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

« Avec du courage, de la persévérance et de la patience, un rêve peut toujours devenir réalité. »


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Plein de jolies rôles à défendre et de belles rencontres dans le cinéma. »

© 2018 par Samuel Massilia.