David Lempell, des mots dans le micro !

S'il s'est professionnalisé avec des galas, la voix de David Lempell a envoûté le jury et le public de The Voice. Ses premières reprises attirent l'œil des amateurs de musique, curieux et heureux de redécouvrir des titres connus dans le monde entier avec la teinture de David Lempell. Personnalité originale, David a le numéro 26 gravé sur la peau, un porte-bonheur pour lutter contre le mauvais sort. En tout cas, la musique lui réserve un chemin ambitieux où David s'apprête à viser les astres. Rencontre avec David Lempell, des mots dans le micro !


© Ismael

« David, que peux-tu me dire sur ton dernier titre Désarmé ?

Ça parle d’une rupture, d’un amour perdu. Ce titre a deux facettes : sur les couplets je fais un peu le fier et sur le refrain je tombe le masque. Avec mes réalisateurs HoBo & MoJo, on a commencé par faire un petit synopsis du clip. Moi, je voyais des paysages avec des soleils couchants, de la nature, du désert, avec des couleurs chaudes. À la base, on voulait tourner autre part mais les frontières étaient fermées.


Pour la petite histoire, Air France a perdu ma valise au moment d’atterrir et dedans, j’avais tout mes habits. En arrivant, j’ai dû aller dans des magasins de fripes pour tout racheter. Ça a fait perdre du temps, le tournage était mouvementé mais ça nous a forgés. On tournait un tableau puis on roulait quatre heures sur la route 66 avant de tourner un nouveau tableau. C’était une belle aventure de quatre jours où on a notamment dormi dans des motels.



Les Etats-Unis, une très belle destination tout comme Cuba pour ton titre Coûte que coûte...

Ce titre est une fiction. J’ai écrit la chanson avec Alias et il a eu un concept : un mec tombe amoureux d’une strip-teaseuse et il en souffre. J’ai trouvé l’idée super et le titre très fort. Je fonctionne beaucoup avec des images, des flashs. J’écris et ensuite j’en parle avec les réalisateurs. Ils avaient une équipe de prod à Cuba et on est parti à La Havane. Là-bas aussi on a rencontré des difficultés. On avait des attestations, des certificats et une semaine avant, j’avais perdu mon passeport. Arrivés à Cuba, c’était comme dans un rêve. J’ai pu m’exprimer et montrer ce que je savais faire au niveau de la prestance et de l’acting.



Comment s’est faite ton initiation à la musique ?

La musique est entrée assez tôt dans ma vie. À 14 ans, j’ai commencé à chanter dès que j’ai mué. Pour mon anniversaire, j’ai chanté dans un karaoké et à ce moment-là, j’ai su que c’était ça que je voulais faire. Je suis issu d’une famille de musiciens, tout le monde joue d’un instrument. Ma tante chantait dans des groupes de soul, elle m’a fait connaître Stevie Wonder et tous ces artistes que je kiffe encore aujourd’hui. Elle m’a un peu transmis le virus du chant puis mon père m’a inscrit à des cours. J'ai appris avec ma prof de chant plein de morceaux de ténor lyrique. J'ai aussi de bonnes bases de classique.


Dans ma famille, personne ne pensait que j’étais sérieux. J’ai eu le bac pour faire plaisir à mes parents mais tout de suite après, j’ai voulu faire de la musique, c’était un rêve ! J’ai couru dans les télés-crochets et les cafés-concerts où j’ai pu croiser beaucoup d’artistes en devenir dont Slimane et Camille Lellouche. J’ai partagé la scène avec eux et rencontré aussi plein de personnes de l’ombre dans ce métier.


En parlant de ça, le grand public te connaît pour ta récente participation à l’émission The Voice

J’avais un contrat d’artiste chez Sony quand The Voice a démarré. Et à cette période-là, je n’étais pas intéressé pour faire cette émission. J’ai cassé mon contrat il y a environ deux ans, j’étais libre et je me suis lancé en indépendant avec mon premier single Coûte que coûte. J’ai reçu de très bons retours et souvent on me demandait pourquoi je n'avais pas fait The Voice… Un jour, je chante à un événement privé et une casteuse de l'émission m’entend, me filme et l’envoie à Bruno Berberes que je connaissais. Il a proposé de se revoir puis j’ai passé le casting et l’aventure avec The Voice démarrait !


Que retiens-tu de ton parcours ?

L’adrénaline est là. C’est un vrai parcours du combattant. Pour les auditions à l’aveugle, tu passes devant quatre personnes qui ne te connaissent pas et qui vont te juger, tu n’as pas le droit à l’erreur. Pour moi, The Voice est la Coupe de France des chanteurs. J’ai croisé des talents formidables. Je suis très fier de mon parcours. Je n’ai aucun regret, ce n’est que du positif.



Le mois dernier, une vidéo a circulé où l’on te voit chanter nu dans une rame de métro. C’était un défi ?

Un pari perdu et manqué avec un pote ! (Rires) Je ne te cache pas que j’étais un peu bourré. Sobre, je n’aurai pas pu. Je l’ai fait et ça reste un super souvenir. The Voice m’avait posé cette question : « Quel est le truc le plus insolite que vous avez fait dans la vie ? » J’ai répondu : « Chanter à poil dans un métro. » Je pensais que ça avait disparu mais ils l’ont retrouvé (rires).

Pour conclure cet entretien, aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

Il faut viser la lune pour atterrir dans les étoiles. Oscar Wilde. »