David Mora, enfant de la télé !

Les rires et les applaudissements de ses proches à un spectacle de fin d’année ont motivé David Mora à poursuivre sa passion alors naissante : la comédie. Et David a bien fait de continuer, le succès venant après avoir traversé toutes les étapes à franchir et à connaître en Province, pour se muscler et affronter la capitale des castings et des projets artistiques avec confiance et habileté. David Mora a réussi tout ça et le public le sait en le soutenant depuis plusieurs années maintenant. Rencontre avec David Mora, enfant de la télé !


© Olivier Allard

« La chaîne M6 fête ses 35 ans lundi prochain à 21h10. David, la série Scènes de Ménages représente un tiers des trente ans de la chaîne !

En effet ! La série a commencé en 2009 et mon duo avec Anne-Élisabeth Blateau est arrivé en 2011. Pour le show, on a fait une photo avec une bonne partie de l’équipe. C’était sympa de tous se retrouver. J’ai hâte de voir le prime et ce qu’ont fait les collègues et différents animateurs et animatrices de la chaîne.


Scènes de Ménages est la série la plus suivie par les Français depuis plus de dix ans. Ce succès télé est un joli clin d'œil pour vous qui avez été nourri au petit écran...

C’est vrai ! Ma nounou : c’était la télé. D’ailleurs, je regardais beaucoup M6 ! J’étais friand de séries comme Madame est servie, Parker Lewis ne perd jamais, Sauver par le gong… C’est ce que je regardais en rentrant de l’école.


Votre personnage de Fabien est professeur agrégé d’histoire-géographie au collège. David, vous étiez quel élève à l’école ?

J’étais moyen. Je n’étais pas le pitre mais de temps en temps j’aimais bien envoyer une petite punchline, sans trop en faire car je n’étais pas assez bon pour m’enflammer (rires). En primaire, j’ai pris conscience de la force que peut parfois prendre l’humour.


© Olivier Allard

C'est à l'âge de 18 ans que votre intérêt pour le métier d'acteur s'est déclaré...

J’ai appris mon métier dans les cafés-théâtres et comme tout le monde je pense, j’ai fait des figurations, puis des tout petits rôles jusqu’à avoir l’envie de tenter ma chance à Paris. Si on veut faire ce métier, c’est compliqué de rester en région. Il faut vivre plusieurs expériences, avec des courts-métrages par exemple, avant de se frotter à l’expérience parisienne.


Quand je faisais du théâtre amateur, à la fin de l’année, on invitait nos proches et quand je me suis aperçu que ça rigolait à mes passages, il y a eu un déclic. Les cours de théâtre étaient déjà une révélation mais ce retour galvanisant du public a confirmé dans ma tête cette envie de continuer.


Ne pas avoir trop de formations est à la fois un atout et un manque, mais en tout cas il n’y a pas de formatage. J’ai cultivé ma singularité un peu tout seul. Je n’ai pas la culture des grands classiques, je m’y suis frotté de manière sporadique dans des petits exercices de cours de théâtre amateur. Quand on fait le Conservatoire, parfois les directeurs de casting savent que vous l’avez fait parce qu’il y a une façon de sortir son texte… ça peut desservir aussi. De mon côté, je fais parfois confiance à ma spontanéité.


Le rire accompagne votre vie, mais vous avez aussi très envie de surprendre les téléspectateurs dans d’autres registres…

Ce qui m’intéresse dans mon métier, c’est de pouvoir montrer que je suis capable de faire d’autres choses, même si la comédie et l’humour restent mes premières amours. Oui, j’ai envie de surprendre les gens. Jouer dans une pièce où l’on n’est pas dans les mimiques ou la recherche d’effet comique, c’est très grisant ! Mais si ma seule utilité dans la vie est de faire rire mes proches et ceux qui me suivent, ça me va très bien.


© Olivier Allard

Les téléspectateurs de France 2 auront justement l’occasion de vous voir dans un registre plus dramatique avec le téléfilm de Thierry Petit Et doucement rallumer les étoiles

Une des filles jumelles de mon personnage met fin à ses jours. Le téléfilm porte sur la résilience, comment chacun des membres de cette famille va essayer de se reconstruire après ce drame. C’est très fort en émotion et très agréable pour moi de me retrouver dans ce registre-là. J’ai travaillé avec une équipe fabuleuse. La rencontre avec Thierry Petit était extra. Ce projet nous tient beaucoup à cœur et on va aller fin avril à Rochefort et à Royan faire deux projections.


Une citation fétiche à me délivrer ?

« Ceux qui ont de grands rêves sont sûrs de ne jamais les perdre de vue. »