Elisa Erka, le bruit de ses mots !

Marquée par les textes qui ont du sens et les sonorités rondes de la pop électronique, Elisa Erka a créé son univers musical autour de contradictions intenses. Son nouvel EP nous ouvre les portes de son intimité avec des titres aux couleurs, sensations et textures uniques. Rencontre avec Elisa Erka, le bruit de ses mots !


© Sébastien Pomier

« Elisa, le vendredi 4 mars nous pourrons découvrir ton nouvel EP Le bruit du monde. Quelle est la couleur de cet EP ?

C'est un EP electro-pop aux couleurs vintage. Il est à la fois introspectif et ouvert sur le monde. Il fait évidemment écho à notre expérience commune du confinement et c'est un appel à la liberté. Il y a une évolution dans les 6 titres.


Tu mènes une vie de comédienne et de chanteuse. D'où te vient cette fibre artistique ?

J’ai commencé la danse classique très tôt, à 3 ans, et j’en ai fait de manière très rigoureuse pendant plus de 10 ans. J’adorai la scène mais pas forcément le fait de me tenir sur des pointes et je me suis vite rendu compte que j’adorai faire rire. L’émotion du rire a déclenché mon envie de partager des émotions avec les gens. Je voulais être clown, c’était décidé. Et au fur et à mesure, j’ai fait du théâtre, des écoles, des formations, et il y avait toujours ce piano pas loin qui me permettait de raconter des histoires lui aussi, de transmettre des émotions différentes, et de découvrir les miennes par la même occasion. Le rire n’était plus tout seul, il y avait toute une palette d’émotions à partager au monde.


Je fais une distinction entre les projets que je fais mais pas entre la comédienne et la musicienne puisque c'est moi, je suis la même personne, je chante, je joue, c'est pareil pour moi. Les deux univers se nourrissent. J'aime être plusieurs personnages, et endosser des rôles différents comme j'aime chanter avec mes tripes et parfois chanter un truc léger pour juste kiffer et danser.


© Sébastien Pomier

Au lycée, tu montes ton premier groupe musical. Quels souvenirs en gardes-tu ?

Un fantastique moment de ma vie. À 15 ans on fait les choses sans se poser trois mille questions, on fait c'est tout. "Ça c'est joli, vas-y je chante" point. C'était des chansons très naïves sur l'amour, l'argent, l'injustice etc... mais ça touchait les gens vraiment et ça c'était incroyable pour moi. Mes chansons parlaient aux autres. On a fait des festivals, des premières parties, des bars, avec 8 chansons et un petit yamaha, trop bien !


Le samedi 12 mars tu seras en concert au Festival Les Bains. Quel est ton rapport avec la scène ?

La scène c'est l'endroit qui me plaît. Je me sens au bon endroit. Le processus de création d'un artiste est si long. On ne se rend pas forcément compte, mais de l'écriture d'une chanson à son enregistrement, il y a de nombreuses étapes qui peuvent durer des années parfois. La scène est un peu la consécration de tout ce travail, il est aussi le crash-test pour voir si les gens vont aimer ce sur quoi on a rêvé pendant tout ce temps. C'est le moment aussi de baisser les armes, de se mettre à nu, d'avoir confiance, c'est un peu comme faire l'amour en fait. Faut lâcher prise, si t'es en contrôle tout le monde se fait chier.


Une citation fétiche à me délivrer ?

Tout est juste et parfait. »