Fanny Pocholle, entre douceur et humour noir !

C'est à l'âge de quatorze ans que Fanny Pocholle commence à écrire ses propres blagues. Après avoir vu un grand nombre de spectacles, elle quitte le théâtre classique pour enfiler le costume d'humoriste. En 2017, elle propose son premier spectacle « Pas comme nous » qui connaît un fort succès avant de proposer aujourd'hui son second one-woman-show « Vraiment pas comme nous ». Rencontre avec Fanny Pocholle, entre douceur et humour noir !


© Morgan Lambert

« Tu joues actuellement ton spectacle « Vraiment pas comme nous ». Peux-tu nous en parler plus en détail ?

Il s'agit de mon deuxième spectacle et c'est un peu celui dans lequel je dis ce que j'ai toujours rêvé de dire. Je ne me l'autorisais pas avant car j'étais trop jeune. Dans « Vraiment pas comme nous », je parle d'euthanasie, de racisme, de viol. Au début, ce ne sont pas des thèmes très joyeux mais tout est fait pour les rendre drôles. Avec ce spectacle, je dénonce tout ce qu'il se passe d'horrible dans ce monde. On ressort quand même avec la banane (rires).


Où peut-on te retrouver prochainement ?

Je serai au festival d'Avignon du 5 au 12 juillet à 21h45 au Clash Théâtre. À la rentrée, je jouerai mon spectacle tous les samedis soir à 19h15 au théâtre Le Lieu à Paris.


De janvier 2017 à août 2018, tu as joué ton premier one-woman-show « Pas comme nous ».

J'avais écrit ce spectacle quand j'étais au lycée et j'ai décidé de monter à Paris pour le jouer pendant un an et demi. L'année dernière, je l'ai proposé au festival OFF d'Avignon. À l'issue de ce festival, j'ai eu envie d'écrire un nouveau spectacle et j'ai fait la rencontre de mon metteur en scène avec qui je travaille actuellement.


Quels souvenirs gardes-tu de ta première scène face au public ?

C'était à Paris, à La Boîte à Rire. J'avais ramené toute ma famille de toute la France. Il y avait quarante-cinq places dans la salle et ils étaient cinquante-cinq soit plus de monde que pour mon mariage (rires). C'était incroyable d'avoir tous les proches réunis notamment mes parents qui n'étaient pas au courant que j'écrivais des blagues dans un but professionnel.


© Elisa Marq Photography

Tu as commencé très jeune sur les planches. Comment as-tu appris le métier ?

Je me suis formé pendant six ans à l'école de l'humour de La Compagnie du café-théâtre de Nantes parrainée par Anne Roumanoff. Il y avait beaucoup de professionnels qui venaient tester leurs nouveaux spectacles comme Jérémy Ferrari et Shirley Souagnon. J'avais douze ans quand j'ai commencé à faire ce métier. Au début, j'interprétais des personnages déjà inventés. Et à 14 ans, j'ai écrit mes propres blagues et les ai montrées à des humoristes. Avant de faire du one-man-show, je faisais du théâtre classique et je suis tombé amoureuse de l'humour en allant voir énormément de spectacle.


Qu'ont pensé tes parents à l'idée de faire humoriste ?

Au départ, ils n'étaient pas au courant même s'ils savaient que je prenais des cours de one-man-show. Mais d'en faire un métier, surtout pas. À l'âge de dix-sept ans, je leur ai annoncé comme un coming out que je n'allais pas du tout faire de journalisme, de longues études ni Science Po comme ils l'auraient souhaité. Ils étaient assez étonnés de voir leur fille devenir saltimbanque (rires).



As-tu d'autres projets pour la rentrée ?

Il y aura la reprise de mon spectacle à Paris. Je vais essayer de faire le maximum de dates possibles en Province. Je vais aussi me lancer dans la réalisation d'un moyen-métrage. Il y a deux ans, j'avais fait un documentaire qui s'appelait « Ça n'existe pas » sur les violences faites aux femmes. Et j'aimerai bien faire une sorte d'épisode 2. Je pense démarrer le tournage au mois d'août.

Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Pour le futur, dans dix ans, que je remplisse l'Olympia (rires) et que le festival d'Avignon cartonne et qu'on ne crève pas sous la chaleur (rires). »


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© 2018 par Samuel Massilia.