Jennifer Lauret, la belle étoile !

Inscrite par ses parents dans une agence de publicité et de comédie, c'est à l'âge de six ans que Jennifer Lauret découvre et côtoie le domaine artistique. Avec une apparition dans le clip de Johnny Hallyday « Si j'étais moi », elle multiplie les expériences à la télévision et au cinéma. C'est notamment dans les deux séries à succès « Julie Lescaut » et « Une famille formidable » qu'elle se fait connaître auprès du grand public. Rencontre avec Jennifer Lauret, la belle étoile !

« Très tôt, vos parents vous inscrivent dans une agence de publicité et de comédie. Vous aviez quel âge ? Avec quels artistes avez-vous grandi ?

J'avais six ans. Petite, j'étais dingue de Marilyn Monroe et Johnny Hallyday, ce qui n'a rien à voir (rire). J'ai été bercé par Michel Fugain puisque mes parents étaient amis avec lui. Sinon, je n'ai pas eu trop d'artistes ou de comédiens qui ont pu influencer mon désir. Je n'ai jamais été une fan inconditionnelle d'une seule et même personne.


Vous avez fait une publicité pour Barbie ?

Oui quand j'avais à peine six ans. Il me manquait les deux dents de devant et j'avais les couettes (rire). J'apparait également dans le clip « Si j'étais moi » de Johnny Hallyday.



Quels ont été vos premiers rôles à la télévision ?

J'avais un rôle récurrent dans la série « Marc et Sophie » avec Julie Arnold et Gérard Rinaldi. Avant ça, j'ai fait du théâtre en compagnie de Sabine Haudepin et Patrick Chesnais. Il y a aussi eu « Génial, mes parents divorcent » avant « Julie Lescaut » et « Une famille formidable ».


Vous avez incarné Sarah Lescaut et Frédérique Beaumont dans deux séries à succès. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Ça était un coup de chance incroyable et une fabuleuse opportunité pour moi de pouvoir travailler dans deux séries comme celles-ci qui ont perduré dans le temps. Il y a également eu « Camping Paradis » que j'ai quittée il y a sept ans. J'ai eu cette chance de pouvoir participer à des projets qui ont eu une longévité incroyable par rapport à toutes les autres séries et téléfilms qui ont pu exister.


Comment peut-on expliquer que ces deux séries ont connu une longévité aussi remarquable ?

C'est le public qui a répondu présent et qui a apprécié. Ils avaient des points communs avec ces personnages qu'ils voyaient régulièrement.


Tourner la page n'a pas été trop difficile ?

Pendant des années on a tourné en se disant que l'on avait une chance incroyable. Au bout d'un moment, on se dit qu'il y aura forcément une fin. Pour « Une famille formidable », ça été un peu plus violent dans le sens où on n'était pas forcément au courant de l'arrêt définitif de la série. On l'a su juste avant la diffusion quand Bernard l'a annoncé à la presse. On s'attendait plus à un refus de la part de TF1 pour prolonger la série plutôt que de l'arrêter.

© Julien Cauvin

Quel rôle que vous n'avez encore jamais joué aimeriez-vous incarner ?

Je n'ai jamais eu un rôle bien particulier qui m'attire plus qu'un autre. Ce que j'ai envie, c'est d'être quelqu'un d'autre. C'est le propre de l'acteur de ne pas être la personne que l'on est dans la vie de tous les jours.


Pourquoi être acteur pour un téléfilm ou une série à la télévision ne permet pas une transaction vers le septième art ?

En France, ça a malheureusement toujours été le cas alors qu'aux Etats-Unis c'est complètement l'inverse. Il commence tous en général sur des séries pour finir au cinéma, ce que je trouve plutôt génial. Chez nous, pendant des années, certains comédiens de cinéma ont craché sur la télé en disant que ce n'était pas le même métier. En soi, c'est exactement pareil. Aujourd'hui, ceux qui faisaient du cinéma se retrouvent maintenant sur le petit écran.


Pensez-vous qu'il y a un renouvellement dans le milieu audiovisuel ?

Il y a beaucoup moins de production cinématographique en France. Avec les arrivées de Netflix et Amazon Prime, c'est beaucoup plus compliqué. C'est regrettable d'avoir commencé si jeune dans la télévision et qu'aujourd'hui je sois catalogué TF1. J'espère qu'un jour ça changera même s'il y a un vrai renouvellement dans le milieu audiovisuel.

Jennifer Lauret & Laurent Ournac © Manuelle Toussaint

Durant votre parcours, avez-vous eu des regrets sur certains choix que vous avez pu faire ?

Je suis toujours partie du principe de ne jamais avoir de regret dans la vie que ce soit sur le plan professionnel et personnel. J'ai peut-être fait des erreurs mais qui sont toujours très constructives. J'ai une chance incroyable de pouvoir faire un métier que j'aime et d'aller travailler avec la banane.


Sur vos réseaux sociaux, vous avez partagé une cagnotte Leetchi pour la salle de gymnastique Léo Lagrange. Pouvez-vous nous en parler plus en détail ?

On fait beaucoup de sport dans la famille et j'ai mes trois petites qui vont dans cette salle. Le gymnase a brulé cet hiver pendant les vacances. J'ai essayé de mobiliser un peu les gens pour que les enfants puissent continuer de faire le sport qu'ils aiment. On a essayé de récolter au maximum des fonds afin qu'ils rachètent le nécessaire.

Avez-vous atteint l'objectif ?

Non et puis c'est tombé au moment des gilets jaunes. Tout le monde est pré-occupé par d'autres problèmes et qui peuvent, effectivement, paraitre plus importants.


Avez-vous d'autres projets pour 2019 ?

J'en ai mais dans ce métier rien est fait jusqu'au premier jour de tournage. Il y a tellement d'intermédiaire, de décisionnaire qu'aujourd'hui j'ai des projets mais rien est encore concret.


Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Continuer à être aussi heureuse que je le suis en ce moment. Avoir de beaux projets qui se concrétisent cette année et que ma petite étoile continue à briller. »


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© 2018 par Samuel Massilia.