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Julien Faustino : "Il est passé de génération en génération."

Pour tous les fans de l'Idole des jeunes, France Télévisions propose ce soir la captation de Johnny Hallyday Symphonique, une expérience visuelle et musicale unique pour célébrer un artiste qui a marqué par la sincérité de sa voix, au coeur d'un spectacle exceptionnel proposé par Yvan Cassar, son directeur artistique historique. C'est avec une fidélité absolue que l'Orchestre philharmonique de Nice et le chœur de l’Opéra de Nice ont retranscrit l'univers du taulier. Rencontre avec son réalisateur, Julien Faustino.



« Julien, ce soir à 21h, les téléspectateurs de France 3 pourront découvrir Johnny Hallyday Symphonique tourné au Palais des Congrès à Nice. Quelle expérience vont-ils vivre ?

C’est un beau programme. Le sujet est extrêmement fort quand tu vois ce que représente Johnny Hallyday dans la mémoire collective. Il est passé de génération en génération sans se dévaluer ni perdre de sa force. Johnny Hallyday Symphonique ne sera pas une reconstitution de ses concerts mais le souvenir et l’image qu’il a laissée. Les titres ne vont pas s’enchaîner les uns après les autres, une histoire est racontée avec des images d’archives, d’interviews pour (re)voir son look, son regard et sa gueule comme il le disait lui-même dans toutes les étapes de sa vie. Avec Yvan Cassar on est très complice, ça fait plusieurs années qu’on se connaît. C’est un mec génial, il a un talent fou et ensemble, on ne voulait pas tomber dans l’hommage un peu morbide, il fallait que ce soit très vivant.


Comment se réalise la captation d'un concert ?

Il y a une différence entre faire une émission de divertissement où tu produis et mets en scène les artistes dans un décor avec un animateur qui fait des lancements et la captation pure et simple qui reste de filmer l'œuvre d’un autre. France Télévisions a cette demande de qualité. Morgan Prod est avec moi et un réalisateur sans une prod courageuse qui met les moyens et se démène pour trouver des solutions, il n’est rien. Le jour du tournage, je suis aux manettes, je prends les décisions mais toujours en corrélation avec les producteurs. C’est important d’être entouré de gens professionnels.


Est-il possible d’être spectateur de ce qu’on filme ?

C’est un privilège de filmer la musique, le théâtre, le cirque et l’art en général. Mais on doit rester focus. Je n’écoute pas la musique tranquillement dans un carré VIP, j’ai ma scripte qui me parle dans l’oreille, je dois gérer les caméras… J’essaie d’aller voir tous les spectacles que je vais filmer pour pouvoir ensuite entrer en communication avec l’artiste et faire de la mise en scène, parfois en lui demandant de regarder la caméra pour avoir du contact avec le téléspectateur. C’est un moment de partage et de création, mais il faut respecter l'œuvre existante parce qu’à la fin, ce n’est pas mon film. Pour la petite anecdote, Gims - un mec ultra pro - est venu au montage, s’est assis sur le canapé et pendant une heure et demie il n’a rien dit. Est-ce qu’il est content ou pas ? Il nous regarde et nous dit : « Je n’avais jamais vu mon spectacle, il est vachement bien ! » (Rires) Ça te donne un petit sourire de contentement.


Quels sont tes prochains projets ?

J’ai fait le concert de Soolking au Zénith et dans une semaine, j’ai la pièce de théâtre Lawrence d’Arabie. Deux salles, deux ambiances. Je suis aussi à la réalisation de l’émission Laissez-vous guider avec Stéphane Bern et Lorànt Deutsch sur la reconstitution historique en 3D et avec beaucoup d’intervention d’effets spéciaux. C’est assez technique en découpage et un sacré challenge à chaque fois. C’est ça qui est génial avec mon job, c’est qu’il est pluriel. J’ai beaucoup de respect pour les gens que je filme et j’essaie de les filmer avec amour, c’est un grand mot mais c’est ça, il y a une part d’humanité à avoir quand on est réalisateur. »

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