Karen Khochafian, les notes de sa vie !

Avec une maman violoniste, Karen Khochafian s'est prise de passion pour les cordes frottées. Avec le talent au bout de ses doigts, Karen a reçu de multiples récompenses et à travailler pour les plus grands artistes. Vecteur de belles énergies, Karen est une artiste que l'on prend plaisir à voir et à écouter sur France 2 dans l'émission N'oubliez pas les paroles. Rencontre avec Karen Khochafian, les notes de sa vie !



« On vous connaît pour faire partie des ZICOS du jeu musical N'oubliez pas les paroles sur France 2. Comment avez-vous pris part à cette aventure ?

Je suis très amie avec Karen Brunon qui était là avant mon arrivée. Quand elle a décidé de partir pour préparer la sortie de son album, elle m’a proposé de la remplacer. Avec Nagui on se connaissait déjà depuis l'émission Taratata. Il m’a fait faire un essai sur quelques émissions qui se sont très bien passées et j’ai intégré l’équipe.


À l'âge de six ans, vous vous prenez de passion pour le violon. Pourquoi cet instrument et pas un autre ?

Ma maman est violoniste. Je suis née dans une famille de musiciens. Le violon a été une évidence pour moi.


© Clément Lepetit

Et comment avez-vous appris à perfectionner votre art ?

J'ai fait le conservatoire et obtenu des prix. On passe des concours pour entrer dans les orchestres. En 2002, j’ai remporté le concours de 2ème violon solo de l'Orchestre Colonne. J'y suis restée jusqu'en 2018, c’était un poste très prestigieux et intéressant. J'ai ensuite quitté l'orchestre en février 2018 et j’ai été engagée à N'oubliez pas les paroles quatre mois après alors que rien n'était prévu (rires).





Derrière cette image d'artiste passionnée se cache une forte et importante quantité de travail… Quel est votre rythme quotidien ?

Si je ne travaille pas et que je suis à la maison, c'est une à deux heures par jour. C'est comme les sportifs, il faut un entraînement quotidien.


Votre travail est récompensé en travaillant pour Charles Aznavour, Natasha St-Pier, Isabelle Boulay, Johnny Hallyday.

Chaque artiste apporte tellement de lui-même, c'est un don de soi à chaque fois. Avec Charles Aznavour c'était incroyable, c'est la force tranquille. Ils sont tous différents. Travailler avec Vianney c'est une ébullition, il y a toujours des idées qui arrivent. J'ai fait des séances pour Black M, il était émerveillé par ce qu’il entendait.


© Yul Kounkou

Quels sont les violonistes qui vous inspirent ?

Je suis fan absolu de Itzhak Perlman qui est pour moi l'un des plus grands. J'adore aussi Radulović qui a un grain de folie et qui m’épate. J'aime être impressionnée. La liste est très longue car il y en a beaucoup qui sont très forts.


Seriez-vous intéressé par la composition musicale pour un film, pour le cinéma ? Le violon est un instrument très utilisé dans le septième art...

J’adorerais ! Avec l'Orchestre Colonne on a joué dans le film Fauteuils d'Orchestre. Après, j'ai fait des interventions mais ce n'était pas pour des rôles, mais plutôt de la figuration en tant que musicien.


Quand je vois l'extrait de votre solo sur Comme toi de Jean-Jacques Goldman dans l'émission de Nagui, vous prouvez par votre virtuosité que le violon est un instrument formidable pour provoquer un sentiment, une émotion chez quelqu’un…

J'essaie de transmettre l’émotion. Cette chanson est l'histoire du peuple juif, ça me parle beaucoup car je viens d'une famille arménienne avec des grands-parents déportés quand ils étaient petits. Comme toi a une connotation spéciale pour moi.



Quels sont vos futurs projets ?

Je continue dans N'oubliez pas les paroles, avec mon quatuor The Free Bows et je fais aussi partie d'un groupe de musique classique qui s'appelle Les Solistes Français.


Auriez-vous une citation fétiche à me délivrer ?

« Il faut profiter, la vie est trop courte ».


Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

J'ai une vie de rêve, j'espère que ça continuera (rires). »

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© 2018 par Samuel Massilia.