Kee-Yoon, palli palli !

Après des années passionnantes dans la robe d'avocate, Kee-Yoon s'est offerte le pari de perdre pied pour vivre vraiment sa vie. Son dernier titre Vivante mélange joie de vivre, disco-tropical et alpagas. Le morceau annonce la couleur de son premier EP qui ouvrira l'année 2023 : un bijou pop espiègle et vitaminé. Cinq titres harmonieux à chanter avec son artiste le 1er février prochain au théâtre de l'Européen à Paris. Rencontre avec Kee-Yoon, Palli Palli !


© Pauline Bijard

« Kee-Yoon, le clip de ton single Vivante est disponible sur Youtube. Quelle a été l’étincelle de départ de ce titre ?

C’est un résumé de ma vie. J’ai quitté le métier d’avocate pour me lancer dans la vie d’artiste. La chanson raconte mon envie de monter sur scène, de créer de la musique et du spectacle. Avant de franchir le pas, j’ai eu l’appréhension de quitter un travail stable pour un métier incertain. Mais je me suis dit que si je ne le faisais pas, je le regretterais. J’ai toujours rêvé de cet ailleurs. La vie est trop courte pour vivre avec ce poids. Il faut se libérer de cette prison qu’on a dans la tête.


Ce titre nous donne envie de vivre notre meilleure vie. En plus du texte, le rythme est très entraînant. Un mot sur le travail avec Sylvie Hoarau ?

C’est une rencontre merveilleuse. Avec Sylvie, on a de grandes passions communes comme la musique, l’art et la politique. On est toutes les deux dans un engagement féministe fort. D’ailleurs, on s’est croisé par hasard à une manifestation #NousToutes. La vie nous a mis face à face. Naturellement, je lui ai fait écouter Vivante et elle a accepté de créer le titre et le clip ensemble. Sylvie a tout réalisé. J’adorais ses créations sur ces albums en tant que Brigitte. Ça a été une grande joie de travailler avec Sylvie.



Ton premier EP Palli Palli (Vite, vite en coréen) sortira le 19 janvier 2023. Quelle résonance à ce titre pour toi ?

Il incarne l’urgence de vivre. Il faut se dépêcher de profiter et de vivre ses rêves pour n’avoir aucun regret. Dans cet EP, je chante tout ce qu’il y a de plus important dans ma vie : l’amour pour mes amies et ma famille. Scorpion est un thème développé sur le signe astrologique de mon chéri. Sanremo est empli de promesses. J’adore l’Italie et dans cette ville de la Riviera italienne il y a une mélancolie et un passé qui m’ont inspiré le temps qui passe.


Je souhaite à cet EP d’atterrir dans le maximum de petites oreilles. Kee-Yoon, ce parcours artistique que tu mènes est passionnant à suivre. Mais en même temps, quand on est fille d’une maman chanteuse d’opéra et qu’on est bercée aux notes de Puccini, Verdi et de Mozart, on a tout de suite la fibre artistique, non ?

La boucle est bouclée. Je suis revenue à mes premières amours. Petite, j’ai totalement baigné dans la musique. Je jouais du violon et faisais beaucoup de solfège, de l’harmonie, du déchiffrage, c’était toute ma vie ! À la maison, il y avait de l’opéra et de la musique classique en fond toute la journée. À côté de ça, j’avais un piano et une guitare, cet univers m’était familier. Puis avec les études, je m’en suis éloignée… Maintenant, je reviens aux sources.

© Pauline Bijard

Comment l’humour est devenu ta première forme d’expression artistique ?

Quand j’ai passé un concours d’éloquence, j’ai fait un discours avec des blagues (rires). Les gens ont ri et face à ça, je me suis dit que ce talent me donnait le droit de monter sur scène. L’humour a été comme un passeport. Ensuite, j’ai pris confiance et je me suis autorisée à chanter des titres humoristiques dans mes spectacles.


Te souviens-tu de ta première scène ?

Bien sûr. Je me souviens très bien de la première de Jaune Bonbon, j’étais morte de trouille ! (rires) Ma mère est venue me voir à la fin du spectacle, elle pleurait. Mais pourquoi tu pleures ? Elle me répond : « C’est la première fois que je t’entends chanter. » C’est beau… Mais elle n’a pas rajouté si je chantais bien (rires).


Pour conclure cet entretien, aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

La vie est trop courte pour être petite. Je l’aime beaucoup. J’en ai une deuxième : A cœur vaillant, rien d’impossible. Elle me donne de la force et du courage. »