Mattyeux, la bande originale de sa vie !

Dernière mise à jour : 21 juil.

Il s'exprime dans un style pop alternatif et avec une touche de mélancolie. La musique de Mattyeux traduit avec justesse la beauté des émotions humaines. Esprit libre et indépendant, ce jeune Nantais sait précisément ce qu'il veut artistiquement et son premier album solo en préparation sera à son image : coloré et poétique. Rencontre avec Mattyeux, la bande originale de sa vie !


© Julie Reynaud @rose.denoaptea

« Matthieu, tu partages le titre Sometimes avec Princess Chelsea. Comment s’est faite votre rencontre ?

Pour moi, ce morceau relève un peu du miracle. Avec ma sœur, on l’avait découverte sur Skyblog, un site où on pouvait télécharger de la musique gratuitement. The Cigarette Duet est un de mes morceaux préférés. Pour la création de mon album solo, je voulais faire un feat avec elle. Je l’ai contacté sur Instagram, un peu à la hâte, mais sans l’espoir que ça fonctionne. Elle m’a tout de suite répondu de façon très enthousiaste. Ce morceau, je l’ai fait en pensant à Princess Chelsea quand j’avais dix-sept ans. Je suis très heureux de ce duo.


J’étais assez impressionné de la rencontrer et aussi reconnaissant de pouvoir tourner un clip avec elle. On a pas mal de points communs artistiques. Dans le clip, je fume, ce qui n’est pas bien (rires). J’avais un paquet de Gitanes bleu des années 70/80 avec une femme en ombre qui danse. Elle a immédiatement fait le rapprochement avec Gainsbourg et comme elle est fan, je lui en ai offert un.



D’où te vient cet amour de la musique ?

J’ai baigné dans un environnement musical. Mon père a été guitariste, ce fut son métier pendant un long moment de sa vie, jusqu’à ma naissance. Et quand tu as des enfants, au bout d’un moment il te faut un vrai métier (rires). Mais la musique ne l’a jamais quittée. À la maison, il y a toujours eu beaucoup d’instruments. Mon père me prêtait son studio mais sans jamais me forcer à l’utiliser. Le premier morceau que j’ai appris à la guitare est Where Is My Mind des Pixies.


© Julie Reynaud @rose.denoaptea

Ton adolescence est marquée par le succès de Vidéoclub, ça a été ton centre de formation musicale ?

Au début, je ne me sentais pas du tout de chanter. Je me voyais plus en tant que compositeur et musicien. C’est mon père qui, au fur et à mesure, m’a poussé à poser ma voix. Je n’avais pas l’impression d’avoir une voix très chantée. Ce que je fais, c’est très parlé. Écouter des artistes comme Gainsbourg m’a donné cette confiance de pouvoir porter ma voix et l’assumer sans forcément être un chanteur d’opéra…


Avec Vidéoclub, on a fait pas mal de concerts et on suivait en même temps des cours de chants pour mieux gérer notre souffle sur scène par exemple. Maintenant, je sais ce que j’ai envie de faire et ce que je ne veux plus faire. Vidéoclub a été une aventure de dingue à laquelle je n’étais pas du tout préparé. Je suis fier de notre album mais avec mon projet solo, j’aimerais être moins mainstream, moins pop qu’avec Vidéoclub.


Dans tes clips, réalisés par ta sœur Julie Reynaud, on retrouve un côté cinématographique auquel tu es très attaché…

J’adore le cinéma depuis tout petit. Avec ma sœur, on a regardé énormément de films et elle connaît donc toutes les références que j’ai envie de retransmettre à l’image. Dans Sometimes, la scène de fin où nous sommes tous les deux de dos à l’aquarium est une référence au film Fight Club avec Edward Norton. Je porte aussi dans ma poche le même carnet américain année 70 de Leonardo DiCaprio dans The Basketball Diaries, un de mes films préférés. Je suis le genre de personnes qui écoute les BO et les musiques d’ambiance. Je serais totalement client pour faire de la musique de films.


Une citation fétiche à me délivrer ?

On mûrit, et la pluie reste accrochée aux branches des arbres qui seront un jour les maîtres du monde. Et heureusement qu'il y a la pluie, elle purifie le temps quand vous avez l'air d'un arc en ciel sinistre, elle débarrasse les rues des armées du silence pour nous laisser danser. »