Max Libert, l'amour du jeu !

Jeune visage de la fiction Française, Max Libert a déjà un pied dans le métier de ses rêves. Si le jeu d'acteur est un héritage culturel, Max a emporté sa jeunesse avec lui dans des projets cinq étoiles et ses nombreuses expériences additionnées à son talent feront de lui un comédien pour la vie. Rencontre avec Max Libert, l'amour du jeu !


© Carlotta Forsberg

« Max, tu es un nouveau talent que le public français découvre de plus en plus à la télévision mais aussi au cinéma. D'où vient ta passion pour le métier d’acteur ?

Depuis que je suis tout petit, j’ai vu mon père, comédien, faire ça. Ça a éveillé ma curiosité. Et à onze ans, j’ai eu la chance de passer l’un de mes premiers castings pour le long-métrage L'ex de ma vie, de Dorothée Sebbagh, j’y étais avec mon petit frère. Juste après, j’ai passé un casting pour L’enfant vague, un court-métrage étudiant de fin d’études de Malou Leveque, une expérience géniale. C’est là que j’ai vraiment découvert cette activité. J’ai continué en entrant dans l’agence Marceline Lenoir où je suis toujours actuellement. Je suis marseillais et grâce à cette agence, j’ai pu passer des castings à Paris. J’ai découvert plein d’opportunités et avec les castings, j’ai énormément appris.


© Carlotta Forsberg

Pendant huit ans, tu foules les planches avec des pièces de Shakespeare, Brecht, Golding…

J’ai fait mon premier cours de théâtre au collège. L’année d’après, à onze ans, je suis entré dans le cours associatif Un Pied en coulisse à Marseille avec Cathy Ruiz et Sofie Szoniecky, des super comédiennes. J’y suis resté jusqu’à mes 17 ans. Et oui, en huit ans, j’ai beaucoup appris.


C’était à chaque fois des pièces différentes et très intéressantes à monter. Au théâtre, c’est génial de comprendre ses personnages sans les juger, ni donner de leçons aux spectateurs. Quand on joue, il y a ce rapport physique avec le spectateur qu’on n’a pas au cinéma, même s’il existe ce rapport avec nos partenaires. Le théâtre, c’est plein de niveau de lecture, de sensibilités, ça permet aussi d’essayer. C’est une très bonne école.


Que retiens-tu de ta première télévision en tant que guest principal d'un épisode de Léo Matteï en 2015 ?

C’était le premier casting parisien qui a marché pour moi. Je découvrais le milieu et je me découvrais aussi dans ce milieu. À 13 ans, avoir treize jours de tournages, c’est quand même énorme. Le premier soir, je me suis mis au lit et j’ai pleuré. Ce n’était pas de la tristesse ni de la joie, je relâchais toute la pression que je m’étais mise dans la journée. Je me suis sentie bien. Après ça, j’ai encore eu plus envie de passer des castings. Léo Mattéï est une belle série pour apprendre à se connecter avec cette activité.


On te repère sur le grand écran dans Grâce à Dieu, le film de François Ozon...

Je ne connaissais pas du tout François Ozon avant de passer le casting. J’y suis allé avec mon père à Paris. Je me suis retrouvé dans un tournage incroyable, discret au vu du sujet et de toutes les protestations que ça pouvait engendrer. Le contexte était déjà fascinant. François Ozon est un super metteur en scène. Toute son équipe était aussi vive que lui. C’était magique pour moi de jouer avec Aurélia Petit, Melvil Poupaud, Swann Arlaud où on a une scène ensemble, cinq jours plus tard il recevait le César du meilleur acteur. Je pense que ce tournage est l’expérience qui m’a le plus marqué dans ma vie pour le moment.


© Carlotta Forsberg

Tu as participé au très joli projet du réalisateur marseillais Florent Parisi La Couleur du Roi, court-métrage primé abordant le harcèlement scolaire…

Ce court-métrage parle d’un petit gars harcelé au collège et qui finit par se suicider. Mon petit frère tient le rôle principal, il joue super bien d’ailleurs ! Il y avait des scènes très dures où il allait se retrouver dans des situations compliquées avec d’autres comédiens. Mon frère a eu l’idée de parler de moi à Florent. D’un côté, ça l'a rassuré de jouer avec une personne qui connaît ses limites. J’étais ravie de faire ça avec lui.


Quels sont tes prochains projets ?

En février sort le film Simone, le voyage du Siècle d’Olivier Dahan, un très gros projet. J’ai vu le film et je l’ai trouvé magnifique. Ensuite, je vais attaquer dans deux mois le tournage du prochain film de Jeanne Herry, réalisatrice de Pupille avec Elodie Bouchez notamment. Le scénario est très intéressant. J’ai appris ma participation à ce projet récemment. Et il y a cinq mois, on a fini de tourner le film Un petit miracle de Sophie Boudre. Il sortira prochainement au cinéma.


Une citation fétiche à me délivrer ?

« L’Homme sans aucun appui et sans aucun secours est condamné à chaque instant à inventer l’Homme. »