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Morgan, vivre en musique !

Forte d'une communauté de plus de 2 millions de personnes au total sur les réseaux sociaux, Morgan présente aujourd'hui son dernier titre Les fleurs se fanent, échantillon de son premier album Racines dans les bacs le 12 mai prochain. À quelques semaines de sa sortie, la jeune chanteuse et compositrice impressionnent avec ses multiples inspirations. Rencontre avec Morgan, vivre en musique !

© Dung Vo

« Morgan, tu as sorti début mars le clip de La Vague. Qu’as-tu souhaité aborder avec ce titre qui figurera dans ton premier album Racines le 12 mai prochain ?

La Vague parle du travail acharné quand on a un rêve et qu’on pense que lorsqu’on l’atteindra, tous nos problèmes vont s’envoler. C’est la quête qui nous rend heureux de rêver. Il y a trois, quatre ans, j’étais persuadé qu’avoir beaucoup d’abonnés et vivre de ma musique, c’était ce dont j’avais besoin, et avec du recul j'ai compris que l'important c'était de rêver, de construire des projets et de toujours aller plus loin.


Dans le clip, tu brûles ton téléphone. Que voulais-tu dire par ce geste ?

Plusieurs choses. Mon téléphone, c’est mon meilleur ami mais aussi mon ennemi (rires). Je vais d’abord commencer par le positif. J’ai la chance d’être née dans cette génération et d’avoir une ouverture vers le monde, c’est une possibilité de publicité juste incroyable. À l’époque, on m’a fermé des portes en me disant : « On ne te produira jamais. » J’ai dans ma main l’outil qui m’a permis de faire ce que j’aime aujourd’hui. Je me suis créé mon réseau. Mais de l’autre côté, c’est une ouverture à la critique, au harcèlement. Les critiques, c’est parfois dur de s’en détacher. Un commentaire méchant, tu le retiens plus qu’un bon commentaire. On est sans cesse en quête de chiffres et il y a des périodes où les réseaux sociaux, c’est trop pour moi. J’ai récemment pris une semaine de vacances, j’ai posé mon téléphone et ça m’a fait un bien fou. Je le prends comme un outil de travail et pas comme un prolongement de mon bras.



Ton premier album Racines sortira le 12 mai prochain. Quelle couleur aura-t-il ?

Il y a énormément de styles différents, même si on reste sur une base hip-hop. J’écoute de tout, aussi bien du rap coréen qu’allemand, des sons rock et métal, de la musique classique et techno, de la drum and bass, de la funk… Ça fait un an qu’on l’écrit et il sera très éclectique. Pour moi, un album c’est comme un bouquet de fleurs, tu es obligé d’avoir toutes les notes et les couleurs dedans pour que l’on ne s’ennuie pas.


En attendant, tu sors aujourd’hui le clip de ton dernier single Les fleurs se fanent. Quelle présentation en fais-tu ?

Il parle de relation toxique. À la base, je l’avais écrit sur de la trap et pour que les paroles prennent tout leur sens, j’ai contacté Julien Marchal. Il est venu avec son piano pour sublimer le son. Ce qui était de la trap est devenu un piano-voix. Ce titre, c’est le petit ovni qui souligne la diversité du projet.



Est-ce qu’on peut avoir l’espoir de te voir chanter en anglais ? En référence à tes premières vidéos postées sur ta chaîne Youtube…

Non, ça va être 100% français. J’aspire à m’améliorer dans mon écriture en français, j’adore cette langue. Quand je chantais en anglais, je me cachais un petit peu derrière mes écrits. C’est assez compliqué de se livrer en français, il faut réussir à assumer ce qu’on a envie de dire, à mettre son intimité dans une chanson que tout le monde va écouter.


© Lisa Lévy

Il y a quatre ans, cette énergie était déjà là. Morgan, d’où te vient cette passion pour la musique ?

Mes parents sont très jeunes, je dois avoir dix-huit ans d’écart avec mon père. Je suis née au milieu d’une bande de potes qui écoutait du son toute la journée. Il n’y a pas eu un jour sans musique dans le salon. Chez moi, je ne connaissais pas le silence. Mes parents sont mélomanes, ma mère a essayé de mixer puis elle s’est mise au flamenco, mon père a été DJ pendant longtemps, il avait une association et organisait des free party dans des chapelles en Rhône-Alpes. La musique a donc toujours été là.


Petite, j’aimais bien qu’on me regarde. Tous les copains de mes parents étaient morts de rire parce que j’étais une gamine extravertie. Et en grandissant, j’ai voulu continuer à faire l’intéressante (rires). Il y a un côté libérateur, cathartique dans la musique, et dans toutes les étapes de ma vie, il y a toujours une chanson qui m’a accompagné, dans le tram le matin pour aller à l’école ou avec mes potes en festivals. La musique permet de garder les souvenirs et je ne pense pas qu’on puisse vivre sans elle.


Tu fais partie de la troupe Molière, l’opéra urbain, une nouvelle création signée Dove Attia. Comment as-tu rejoint ce projet ?

Au départ, je n’étais pas très chaude pour rejoindre le projet. Je ne savais pas trop ce qui m’attendait, je ne connaissais pas ce monde-là, de la télé, j’avais un petit peu peur. Mais plus je discutais et passais du temps avec Dove, plus j’ai ressenti qu’artistiquement on pouvait bien s’entendre. C’est une proposition qui n’arrive qu’une seule fois dans une vie. Je m’éclate dans cette troupe, ça fait aussi du bien d’avoir un projet concret. Pendant un ou deux ans, je vais devoir jouer et chanter tous les jours sur scène, ça va m’apporter une technique imparable je pense. Après ce genre d’exercice, tu dois devenir une bête de scène (rires). On a commencé à lire le livret et à découvrir les décors, j’ai vraiment hâte d’essayer les costumes. Ce projet va être incroyable, c’est un pur kiff.


Tu vas interpréter Madeleine Béjart sur scène...

En relisant les pièces, j’ai compris pourquoi Dove m’a choisi pour ce rôle. Madeleine ne se laissait pas marcher sur les pieds, elle a pris les rênes et aimait bien diriger. Je me retrouve un petit peu dans cette arrogance mal placée qu’il faut réussir à apprivoiser pour l’interpréter sur scène. J’espère avoir l’occasion de travailler assez pour défendre ce rôle de la meilleure manière d’ici novembre.



Quels sont tes prochains projets ?

L’idée est de diffuser l’album un maximum et de tout donner pour Molière, ce sont mes deux seuls priorités. Je ne vais pas me rajouter de tâches sur ma checklist, sinon je ne dors plus (rires). J’ai toujours plein de projets mais il faut que j’arrive à me tempérer sinon je n’arriverais pas à tout faire.


Pour conclure cet entretien, aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

« Pour faire un film, t’as juste besoin d’un truc qui filme » d’Orelsan. Je la répète tout le temps et j’ai même hésité à me la faire tatouer. Quand tu veux réaliser ton rêve, si tu ne le fais pas, c’est surtout que tu as des excuses parce qu’aujourd’hui, avec tous les outils qu’on a en main, tout le monde peut se lancer. »


"Les fleurs se fanent" dernier single de Morgan !

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