Nicolas Copin, ami de l'image !

Supporter de l'OM au cœur Bleu et Blanc, Nicolas Copin est à la signature de Simon Coleman, un téléfilm policier qui sort du schéma classique. Réalisateur et photographe, les clichés de Nicolas lavent nos yeux et son identité visuelle est reconnaissable au premier coup d'œil. Nico s'est donné les moyens de réussir en passant par toutes les étapes de l'apprentissage et n'hésite pas aujourd'hui à tendre sa main aux plus motivés de la nouvelle génération. Rencontre avec Nicolas Copin, ami de l'image !



« Simon Coleman est à découvrir ce soir à 21h10 sur France 2. Nicolas, comment s’est présenté ce projet ?

Le producteur Richard Berkowitz - qui m’a lancé sur Camping Paradis - m’a proposé ce projet en septembre dernier. Mon nom avait déjà été validé par la chaîne. J’ai accepté les yeux fermés. J’avais la motivation et le besoin de prouver que je suis capable de faire autre chose que Camping Paradis. Sur Simon Coleman, j’ai agi sur tous les critères : rôles, caractéristiques des personnages, univers visuels, décors. On ne te demande pas de respecter la charte d’un produit déjà existant mais de créer. Ça a été un travail d’équipe où chacun a amené sa pierre à l’édifice.


Quelle présentation me ferais-tu de Simon Coleman ?

C’est l’histoire d’un flic spécialisé dans les missions d'infiltration en région parisienne et à la suite d’une de ses missions, il récupère son portable et apprend la mort de sa sœur dans un accident de voiture. Il va se voir confier la garde de ses trois neveux et nièces. Il n’hésite pas une seconde et vient s'installer dans le Sud pour devenir leur tuteur alors qu’il n’a jamais eu d’enfants. Il va ensuite se retrouver dans un commissariat de quartier et au début, ça va amener la méfiance de ses nouveaux partenaires. Il va être dans une situation qu’il ne maîtrise pas et dans laquelle il n’a aucun repère. Simon Coleman amène de la sympathie avec son côté décalé, il est tout le temps dans la légèreté.


Cet unitaire va permettre au grand public de découvrir de jeunes visages…

Oui, ça a vraiment été une belle rencontre. Les trois enfants ont été incroyables avec leurs énergies et leurs caractères différents, c’est aussi ce qui a été très intéressant. Ça peut être quitte ou double, et là ça a été un alignement des planètes. Bosser avec des enfants c’est différent, c’est à toi de les mettre confiance, de transformer ça en jeu pour qu’ils prennent du plaisir et oublient tout le reste, on a réussi à traiter un sujet sensible - le deuil - à travers trois personnalités différentes. Ils sont débordants de spontanéité et ont tous les trois leurs scènes d’émotion et le résultat a été incroyable.



Tu as réalisé sept épisodes de Camping Paradis sur TF1. Comment est née ton aventure avec le camping le plus célèbre de France ?

Avant ça, j’ai travaillé sur la série policière PJ à Paris, puis dans la région sur Plus belle la vie. À Camping, j’ai commencé en tant que stagiaire mise en scène. Je suis assez vite passé de second assistant à premier assistant pendant deux ans et demi. On m’a ensuite proposé la réalisation d’un épisode alors que je n’avais rien réalisé. C’était très gratifiant et osé de la part de la chaîne et de la production. J’ai démarré en famille, entouré de gens bienveillants qui m’ont vu grandir, des comédiens aux techniciens, tout le monde avait envie de me voir réussir. Et j’ai mis l’énergie pour. Je n’ai pas fait d’école ni suivi de formations, j’ai appris sur le tas. Pour moi, la meilleure école reste le terrain.


Quel réalisateur es-tu ?

En tant qu’assistant, j’ai toujours fui les réalisateurs autoritaires. On fait tellement un beau métier qu’arriver le matin en gueulant, je trouve ça complètement contre-productif. Tu ne peux pas arriver sur le plateau avec une mauvaise énergie. Je suis beaucoup dans le dialogue. Quand je lis une scène ou une séquence, c’est d’abord le jeu et l’énergie des comédiens qui va dicter le placement et le mouvement des caméras. Je m’efforce d’être le plus précis possible techniquement, c’est un gain de temps et de productivité pour la direction sur le plateau.


Nicolas Copin sur le tournage de Simon Coleman

Cette passion pour le cadre est ancrée en toi depuis toujours…

Très tôt, j’ai aimé la photo. J’ai loupé deux fois mon bac et je suis parti en Australie avec un de mes meilleurs potes au moment où ils avaient créé le Working Holiday Visa. L’été, on travaille à la plonge d’un hosto. J’avais tout le temps mon appareil photo avec moi et à mon retour en France, je voulais faire une école de cinéma. Je n’y suis pas allé puisque j’ai eu la chance de faire mon stage sur la série PJ. Après ça, tout s’est vite enchaîné. J’ai shooté des rappeurs et fait des clips pour IAM et Soprano au moment des Psy4. Mon réseau marseillais s'est développé et j’ai pu faire la rencontre de Roland Grunchec, photographe de l’OM. Il m’a pris sous son aile et on a collaboré plus de dix ans avec le club. C’est un rêve de gosse pour moi de shooter au Vélodrome depuis douze ans maintenant.


Quels sont tes prochains projets ?

Ma petite fille est arrivée, c’est le plus beau projet ! (Rires) J’attends impatiemment mercredi, en espérant que tout le monde sera devant sa télé. Je souhaite une longue vie à Simon Coleman.


Une citation fétiche à me délivrer ?

Pas le temps pour les regrets. »