Pablo Cobo, jeunesse douée !

Pour sa première au cinéma, Pablo Cobo a fourni un travail intensif pour incarner Raphaël, l'un des héros du film de Frédéric Carpentier « Jeunesse Sauvage ». Un tournage qui lui a donné le goût pour le jeu d'acteur. Entre sa passion pour la musique et son envie de parcourir le chemin du septième art, ce jeune comédien à la démarche féline devrait faire partie des nouveaux visages du cinéma Français. Rencontre avec Pablo Cobo, jeunesse douée !



« Hier sortait en salles le film « Jeunesse Sauvage » dans lequel tu incarnes Raphaël. Comment es-tu arrivé sur ce projet ?

Au départ Frédéric ne recherchait pas un comédien, il était plus parti vers un casting sauvage. Ça faisait trois mois que j'étais dans une grosse agence, mais je n'avais jamais fait de théâtre de ma vie, j'avais tourné une seule fois donc aucune expérience dans le cinéma. Quand je lui ai parlé de mon parcours, ça la rassurait. Il ne voulait pas de quelqu'un qui avait fait une école mais d'une personne qui puisse jouer instinctivement. Il cherchait un regard et une démarche très précise. On s'est revu beaucoup de fois. Il y a eu huit étapes à passer avant d’être sélectionné, Frédéric était très exigeant dans son choix.


Quelle était l'ambiance sur le plateau de tournage ?

Ce film a été une belle aventure. On est très content qu'il sorte maintenant, ça fait quand même trois ans qu'il a été tourné. Quand j'ai rencontré Darren, qui a été un des premiers comédiens à rejoindre la bande, j’ai vu une gueule de cinéma, ce mec est incroyable. Il a une personnalité débordante avec une gentillesse exceptionnelle.



En effet, ce film a mis du temps à voir le jour dans les salles obscures...

Ça a été très long. Il y a d'abord eu un report. J'ai été pris au mois d’août et la validation totale en septembre pour pouvoir tourner en octobre. Cette idée déplaisait à Frédéric car il voulait une certaine lumière à Sète, et en octobre c'était déjà un peu tard. Il avait fait beaucoup de repérages. Il a indiqué à la production qu’il attendrait un an de plus pour tourner et qu'il en profiterait pour être en préparation avec moi. Pendant un an, il m’a fait jouer plein de choses, travailler des scénarios différents du film pour que je puisse tout jouer.


Un personnage haut en couleur, chef d'une jeune bande de voleurs de rue.

C'est ça ! Il vit dans un monde ultra violent où on ne montre pas ses émotions. Il va s'ouvrir à l'amour et la question est de savoir s'il prendra le chemin de l'amour ou s'il va continuer à s'enfermer dans la violence.


C'est donc avec ce film et ce réalisateur que tu apprends le métier de comédien…

Complètement ! J’ai l’impression que l’on ré-apprend à chaque fois. Ce métier est intéressant car on ne finit jamais d’apprendre. Je n'étais pas du tout décidé à être comédien avant ce film. J'ai vu « Jeunesse Sauvage » comme une magnifique opportunité à saisir. Je trouve aussi que de défendre un rôle c'est une belle responsabilité. Sur un tournage, tout le monde à sa place, on est dans le même bateau, chacun compte sur toi. J'ai la sensation d'être le buteur, j'aime bien cette image.


© Fratel Films

On a également pu te retrouver dans la série « Stalk » sur France TV Slash. Le format série t'intéresse sur le long terme ?

J'ai beaucoup aimé tourné dans ce projet. Dans « Stalk » on devait aller très vite, c'était pour une plateforme avec peu d'argent donc il fallait être très efficace. C'était un projet choral. Le réalisateur Simon Bouisson faisait confiance à 100% en ses comédiens. Il donnait peu de directions. J’arrivais sur le plateau dérouté alors qu’avec Frédéric, pendant un an, on a beaucoup travaillé, au moins sur quatre scènes fortes du film. Ce sont deux méthodes de travails différentes mais qui sont très enrichissantes. Avec « Stalk » j'ai appris à acquérir une certaine nonchalance dans l'approche du travail, à ne pas trop être bon élève pour servir le personnage.



Quels sont tes futurs projets ?

C'est un peu compliqué même si j'essaie de passer des castings en ce moment. Sinon je bosse beaucoup sur la musique.


Aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

« On invente rien, on améliore tout ». C'est un pote qui avait lancé cette punchline dans l'un de ses sons.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Un bon succès pour « Jeunesse Sauvage » et que je puisse continuer dans le cinéma et la musique, je ne saurai rien faire d'autre que ça (rires). »

© 2018 par Samuel Massilia.