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Patricia Flori : "Le festival, c'est une envie d'ailleurs."

Dans la ville, les rues sont ornées d'affiches de la nouvelle édition des Rencontres Cinématographiques de Salon. À l'intérieur du Cinéplanet, théâtre des rêves, les discussions et les débats animent les espaces de rencontres. Les cinéastes et membres du casting viennent tour à tour partageaient leur défi et leur inspiration devant un public de plus en plus nombreux au fil des années. L'effervescence est de mise. Patricia Flori, sa présidente, insuffle ce souffle de bienveillance et de chaleur humaine, main dans la main avec ses nombreux bénévoles qui placent ce festival comme incontournable et une véritable célébration du septième art dans toute sa diversité. Rencontre.


© DINH VAN MEN STUDIO

« Patricia, tu es la présidente des Rencontres Cinématographiques de Salon. Quelle a été la préparation en amont du festival ?

J’aimerais souligner le rythme des bénévoles dès cette période de l’année. Nous sommes partis avec 150 films qu’on devait réduire à 60. Durant les neuf mois de préparation, on est allé voir les distributeurs pour les invités, on a contacté les sponsors, préparer une plaquette sur laquelle tout le monde a écrit, puis on a essayé de construire une programmation jusqu’en décembre. Peu à peu, une thématique immerge et dans nos Rencontres, c’est la découverte de films du monde entier, de Mongolie, du Kosovo, d’Australie, de Nouvelle-Zélande et du continent africain auquel on tient. Ensuite, on entre en relation avec les centres sociaux, les établissements scolaires et les associations partenaires pour irradier le territoire. À partir de janvier, ça s’accélère.


Ces Rencontres Cinématographiques ne pourraient pas exister sans tous ces bénévoles. Parle-moi de leur implication à tes côtés…

Pendant neuf jours (du 5 au 14 avril), le rythme est incessant. De la réception des invités aux présentations, à l’organisation des soirées, tous les bénévoles sont mobilisés. Cette année, un groupe de jeunes issues du lycée Craponne et de la Mission Locale sont présents pour nous donner un coup de main. Il faut manager cet ensemble. Il n’y a aucun salarié dans notre association. Richard, l’un de nos bénévoles, fait un gros travail sur la réservation des voyages, par exemple. Ils sont pleins d’énergie, de dynamisme, ils sont très impliqués, leur énergie est belle. Le festival, c’est une envie d’ailleurs, de s’ouvrir l’esprit, de croiser les regards. On a envie de partager notre passion et que la culture soit accessible au plus grand nombre. Pour moi, c’est une arme de destruction massive des préjugés. C’est notre angle, l’un de nos piliers.


En cette année 2024, un zoom est fait sur le documentaire…

Effectivement, on a osé le documentaire avec une actualité brûlante. Hier a été projeté Bye Bye Tiberiade en mémoire des Palestiniennes qui vont d’exil en exil. Aujourd’hui, on diffuse Les filles d’Olfa, un docu-fiction saisissant, puis l’excellent documentaire vénézuélien Once upon a time in Venezuelia sur l’enlisement d’un fleuve qui va rebondir sur une population obligée de partir à cause d’une dérive autocratique dans le pays.


As-tu le souvenir d’une première grande émotion cinématographique dans une salle ?

Oui ! J’étais en quatrième et je fréquentais des plus grands, en seconde. Un soir, ils m’ont emmené au cinéma, je me souviens même de comment j’étais habillé ! (Rires) C’était la mode du sabot et des gilets à l’époque. Mon premier film a été Vol au-dessus d’un nid de coucou, ça m’a marqué. À partir de là, je me suis passionnée pour le cinéma alors que chez moi, on n’y allait pas. Au cinéma, j’aime voir des destins qui raisonnent, qui collent au combat, à des engagements et jettent des passerelles vers des personnes qui vivent peut-être le chaos de ce monde, mais développe une conscience collective et arrive à trouver des réponses à la fois intime. La salle obscure ne se remplace pas.


Le festival se conclut dimanche, quel est le programme ?

Aujourd’hui, le film Vincent doit mourir avec Karim Leklou et le réalisateur Stéphane Castang sera de nouveau projeté en leur présence. Samedi, on aura le film magnétique et d’une grande beauté de Renaud, La mère et ses vagues, puis la comédie Six pieds sur terre avec le réalisateur Karim Bensalah et le comédien Hamza Meziani. Enfin, dimanche, on termine avec Rien ni personne, de Gallien Guibert et le producteur Olivier Berne, un salonais. A 18h15 la cérémonie de clôture, gratuite et ouverte à tous. Ce sera l’occasion de délivrer les prix dans un moment chaleureux et convivial autour d'un pot. »



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