Quentin Faure, un amour fou pour la comédie !

Mis à jour : févr. 17


Bercé par les vers de Victor Hugo et les tirades en alexandrins de son père, Quentin Faure s'est très vite intéressé à la littérature, au théâtre et au jeu d'acteur. Trilingue, il joue aussi bien en anglais qu'en italien mais c'est bel et bien sous la langue de Molière qu'on le retrouvera à l'affiche du nouveau film de Ruben Alves « Miss ». Rencontre avec Quentin Faure, un amour fou pour la comédie !


© Julian Torres

« Le 11 mars on te retrouvera dans le long-métrage « Miss ». En quelques lignes, peux-tu raconter le synopsis du film ?

C'est l'histoire d'Alex, jeune homme androgyne, qui décide de réaliser son rêve d'enfant : devenir Miss France. Autour de lui, plusieurs personnages hauts en couleur vont l'aider à réaliser ce rêve. C'est un magnifique film sur la quête de l'identité de soi, sur le fait de toujours croire en ses rêves, de voir au-delà des apparences.


Quel rôle joue ton personnage dans l’intrigue ?

Je joue Elias, meilleur ami d'Alex, qui est un peu son déclencheur : Elias a réalisé son rêve qui est d'être boxeur professionnel donc il s'entraîne pour les JO. C'est un électrochoc pour Alex, qui du coup va demander à Elias de le coacher pour devenir Miss France. Ce qu'il accepte tout de suite.



Connaissais-tu le travail du réalisateur Ruben Alves à qui l’on doit le succès de la comédie franco-portugaise « La Cage dorée » ?

J'avais adoré ce film. Quand mon agent m'a appelé pour me faire rencontrer Ruben, j'ai raccroché et sauté de joie.


Le film a fait la clôture du festival d’Alpe d’Huez. Quels retours avez-vous reçus ?

Je n'y étais pas mais de ce que l'on m'a dit ils ont reçu une standing ovation de dix minutes. C'était du jamais vu là-bas, et des gens très émus, qu'il s'agisse de l'équipe du film ou des spectateurs. Cette émotion se vérifie à chaque date de tournée que nous faisons. Ce film a vraiment l'air de rassembler les générations, c'est extrêmement touchant à voir.


© Julian Torres

Qu’est-ce qui t'a séduit dans ce projet ?

Tout. Le sujet déjà : que l'on sorte un film comme ça en ce moment en France, au moment où les gens se retranchent de plus en plus dans le communautarisme, je trouve que cela fait un bien fou. L'humanité et l'humour qui se dégageaient de chaque personnage aussi. Et enfin la patte de Ruben, qui se rapproche des films d'Almodovar.






Très tôt, tu as cette attirance pour les textes classiques et contemporains en intégrant à l’âge de 13 ans le conservatoire de Nîmes pour un an. Parle-moi de cette passion que tu as pour la littérature, le théâtre.

Ça me vient de mon père qui récitait parfois des tirades en alexandrins en faisant la cuisine. Je faisais mes devoirs à côté et j'écoutais. Je me souviens de Britannicus, d'Amphytrion, de Cyrano... Mon grand père aussi avait un amour fou pour Victor Hugo. Les vers de Hugo ça va très bien avec les cigales et le pastis à l'apéro pour info. J'ai toujours entendu des vers à la maison, très tôt j'ai aussi vu les VHS à la maison : Cyrano, le film de Rappeneau avec Gérard Depardieu, Hamlet avec Glenn Close et Mel Gibson. Voilà, c'était fini j'étais mordu.


© Julian Torres

Tu as joué dans la langue de Shakespeare dans la série « Borgia » et le film « Bastille Day » ainsi qu’en italien dans le court-métrage « The Noisy Silence » d’Agostino Fontana. Être trilingue est une compétence importante quand on est acteur ?

Oui vraiment, c'est un atout indéniable. Déjà ça multiplie les opportunités de travailler. Et puis ce sont des façons tellement différentes de bosser, des atmosphères complètement diverses. C'est un enrichissement permanent. Par contre le trac est toujours le même, peu importe dans quelle langue.


As-tu d’autres projets pour les mois à venir ?

Je vais jouer au théâtre, dans la Tour de Nesles, d'Alexandre Dumas, mis en scène par Thierry Harcourt. Nous finissons d'adapter la pièce à l'heure où je vous parle. C'est un projet très excitant, j'ai vraiment hâte de le jouer. Et puis le théâtre, ça reste la maison Mère, y retourner c'est comme repuiser à la source.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

D'être un bon papa pour mon petit de six mois. Et des projets à n'en plus finir. »

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© 2018 par Samuel Massilia.