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Salomé Partouche, la passion du jeu !

De ses vidéos sur Instagram aux rôles qu'elle incarne, Salomé Partouche est une touche à tout artistique. Ce désir d'attirer l'attention depuis toute petite se retranscrit dans ce qu'elle entreprend, du théâtre à la télévision, sa fraîcheur et son naturel imprime parfaitement la pellicule. Le public francophone la découvre dans la série l'Art du Crime, dont les deux nouveaux épisodes sont transperçants avec des enquêtes policières bien ficelées. Dans la peau de flic ou d'influenceuse dans le prochain film de Pierre-François Martin-Laval, Salomé rêve aussi de jouer dans toutes les langues. Rencontre avec Salomé Partouche, la passion du jeu !


© Sarah-Megan Allouch

« Salomé, on retrouve ce soir ton personnage Adèle Attias dans la sixième saison de l’Art du Crime sur France 2. Quelle présentation ferais-tu d’elle ?


Adèle est une flic sérieuse et ambitieuse d’une trentaine d’années. Elle a le grade de lieutenant. Elle a débarqué à l’OCBC au début de la saison 4. Bien qu’elle soit très impliquée dans son travail, son naturel reprend parfois le dessus. Elle a un franc-parler, une énergie et un sens de l’humour qui lui sont propres.


Adèle est la collaboratrice directe d’Antoine Verlay (interprété par Nicolas Gob) et a donc d’une relation plus développé avec lui. Ils travaillent main dans la main, alors qu’avec Florence Chassagne (incarnée par Eléonore Bernheim) elles apprennent encore à se découvrir.


Ça doit être passionnant d’incarner un tel personnage avec le costume, les gestes… 

Les costumières ont fait un travail magnifique. Adèle a un look assez défini, elle est rock’n’roll avec ses t-shirts à imprimés, ses santiags et sa veste en cuir pailletée. Pour la petite anecdote, je ne lâchais pas le flingue quand j’ai commencé la série. Je suis allée manger avec à la cantine avec le premier jour ! L’accessoiriste me cherchait partout (rires). Dans cette nouvelle saison, j’ai ma première scène d’interrogatoire, je remercie cent fois les auteurs pour l’opportunité ! J’en rêvais.


À mes débuts dans la série, on m’a expliqué comment tenir mon arme et mettre des menottes. J’étais assez raide, on me disait sans cesse de fléchir les jambes (rires). Nicolas a beaucoup joué des rôles de flics, il m’a énormément aidé. Si j’essaie d’être la plus crédible possible dans les scènes d’action, je privilégie le naturel pour les autres séquences, car je ne veux pas tomber dans la caricature de la flic.


L’épisode 19 s’ouvre sur la question de l’horoscope. Que dit le tien pour cette fin d’année ?

Je t’avoue que je suis assez déconnectée de tout ça ! Des amis branchés astrologie m’ont déjà fait ma carte astrale, et j’ai écouté attentivement mais je ne lis pas mon horoscope. J’ai besoin de quelque chose de plus concret, du genre les fortunes cookies, qui délivrent un message quand tu les ouvres. À chaque fois j’espère qu’il y aura écrit : « Pedro Almodovar va t’appeler » ou bien « Ton futur mari t’attend en bas de chez toi. » 


© Serena Porcher-Carli

Tu as fait tes premiers pas artistiques au théâtre dans la pièce Toby ou le saut du chien… 

J’ai pris des cours de théâtre à l’Atelier Juliette Moltes puis j’ai joué dans cette pièce de Frédéric Sonntag mise en scène par Sylvie Desbois. Pour l’anecdote, Sylvie m’invite à boire un café pour me parler de son projet, elle me propose le rôle principal et me donne le texte. Une semaine après, on se revoit et Sylvie me demande si c’est bon pour moi. Je lui réponds : « Mais oui, j’ai trop envie de le faire ! » Le souci, c’est que je n’avais pas eu le temps de lire la pièce… C’est donc au cours de notre conversation que j’ai appris que j’allais jouer un homme. C’était un personnage torturé, en proie à ses démons, il y avait un vrai travail de composition qui a rendu l’expérience fabuleuse pendant un an !


On t’a ensuite découvert dans le Jamel Comedy Club en 2017 puis avec tes spectacles et ton dernier seul-en-scène Fusée. Quelle est ton ambition artistique ?

Mon agent sait que je rêve d’une carrière internationale. Je suis passionnée par les langues, je parle anglais et espagnol couramment et j’apprends l’hébreu. À dix-neuf ans, je suis partie en Erasmus à Valence et j’ai adoré mon expérience là-bas. Ça a été un vrai coup de cœur ! Dans ma tête, l’Espagne reste mon havre de paix. Je me suis intéressée de plus près à leur cinéma ces dernières années. En janvier, entre deux projets, j’ai pris la décision d’aller à Madrid pour rencontrer des directeurs de casting et suivre des cours d’acting en espagnol. J’ai été impressionnée par le niveau de jeu global des acteurs dont j’ai croisé la route.


Quels sont tes prochains projets ?

J’ai eu le bonheur de jouer dans le court-métrage Des jeunes filles enterrent leur vie de Maïté Sonnet, qu’on a pu découvrir sur France 2 et Canal +. Le film a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs 2022, c’était très émouvant de se voir sur le grand écran à Cannes. Le court-métrage continue son chemin en festivals et sera en sélection à Clermont-Ferrand.


Le 28 juin 2023 sortira en salles Les trois vengeances de Maître Poutifard, le nouveau film de Pierre-François Martin Laval dans lequel j’interprète une influenceuse assez insupportable (rires). L’an prochain je serai en tournage du prochain film de Jean-Claude Barny à qui on doit notamment les films Nèg maronRose et le soldat et Le gang des Antillais. C'est un film sur l'écrivain psychiatre Frantz Fanon et sa vie en Algérie, notamment sa lutte contre le colonialisme.


Pour conclure cet entretien, aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ? 

J’adore celle-ci de Montesquieu "Pour réussir dans le monde, il faut avoir l'air fou et être sage". Et celle-là, en hébreu : méchané makom méchané mazal qu’on peut traduire par « Change d'endroit, change ta chance ».

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