top of page

Stan Rittner : "J'ai retrouvé l'inspiration en Australie."

  • Photo du rédacteur: Samuel Massilia
    Samuel Massilia
  • 29false08 GMT+0000 (Coordinated Universal Time)
  • 3 min de lecture

Il construit patiemment un univers où la pop dialogue avec une élégance rétro, où la danse n'efface jamais la sensibilité, mais lui offre au contraire un nouvel élan. Stan revendique une musique qui rassemble, qui éclaire et qui donne envie d'avancer sans pour autant nier les failles qui nourrissent tout parcours artistique. Sur son chemin singulier, il est guidé par une conviction simple : les chansons peuvent encore faire du bien. Une philosophie qu'il résume d'ailleurs avec humour depuis l'autre bout du monde : « Je veux donner de la bonne humeur pour cette période chaleureuse et estivale que vous traversez en ce moment, car chez nous, c'est l'hiver et il fait froid ! » Rencontre.



« Stan, ton dernier titre Aimer la vie est sorti le 23 juin dernier. Quelle a été l’étincelle de départ ?

J’étais assis à un café, à Sydney, et j’ai vécu cette scène : plus loin de moi, une jeune fille pleurait. De tristesse, de joie ou d’amour ? Je ne savais pas ce qui lui arrivait dans sa vie, mais j’ai vu ce mascara couler sur sa joue. Ça m’a amené à réfléchir et à écrire cette chanson en imaginant ce qu’elle aurait peut-être aimé entendre pour lui redonner le sourire et sécher ses larmes. J’ai écrit les paroles en une demi-heure, ça m’a assez surpris ! J’ai apporté quelques corrections légères et je suis parti sur une ambiance de bonne humeur pour l’exprimer.


Est-ce que ce nouveau single appelle un EP, un album ?

Je réfléchis à un EP. Je suis en autoproduction et pour faire une chanson, c’est entre 1500 et 2500 euros. Un EP, c’est minimum entre trois à cinq chansons, donc ça fait un sacré budget (rires). Actuellement, on est dans une consommation rapide, on passe vite d’une vidéo à l’autre, donc je préfère sortir des singles. Et puis, selon moi, il faut être plus assis et connu artistiquement pour faire un album.



Cette joie de vivre me semble être un état d’esprit naturel chez toi, et en même temps, c’est aussi une réponse à une époque parfois plus anxiogène…

Oui, même s’il m’arrive d’avoir des moments down comme tout le monde. Je suis un artiste avec ses doutes, ses peurs et son perfectionnisme. D’ailleurs, mon entourage le voit directement quand je ne vais pas bien (rires). Mon côté positif, j’essaie de le ramener dans mes chansons, peu importe la thématique, même si on est dans une ère où il y a beaucoup de tristesse dans le monde, à tous les niveaux. Actuellement, dans la pop française, on parle de santé mentale, de problèmes de vie. Je pense qu’il faut aussi savoir donner un peu de bonne humeur aux gens et leur donner envie de danser.


Qu’est-ce qui avait motivé ton départ pour Sydney ?

Quand je suis parti en vacances pendant un mois pour découvrir l’Australie, je suis tombé amoureux de ce pays. Les gens sont chaleureux, conviviaux, ils sont créatifs et aiment partager. En France, on est moins dans l’entraide alors qu’en Australie, le lifestyle est complètement différent. Pour ma part, j’ai toujours voulu devenir un artiste à l’international et la première porte à ouvrir était de savoir parler anglais. Pour m’améliorer, il me fallait partir dans un pays anglophone. À Sydney, j’ai retrouvé ma créativité alors qu’en France, j’étais davantage dans la comparaison. À Paris, certains labels aimaient bien ma musique mais ils me disaient qu’elle n’était pas pour ici. En Australie, j’ai découvert un mindset plus ouvert dans le milieu de la musique et puis, être français me permet de me démarquer aussi. Lors de ma première année, j’ai dû trouver mes repères, créer un nouveau cercle artistique. Repartir de zéro a été un gros challenge.


Est-ce que tu as eu la possibilité de faire des scènes, des festivals ?

J’ai eu la chance de faire le Lantern Festival, aux alentours de Sydney, devant mille personnes et dans une ambiance assez chill. J’ai aussi fait quelques événements privés avec des entreprises. Je remercie l’agence UAG Entertainment qui fait un travail extraordinaire avec moi. Je pense à faire une émission comme la Nouvelle Star, pour le plaisir et continuer à me faire connaître auprès du public australien. »



Commentaires


Reçois en avant-première les derniers articles !

© 2021 par Samuel Massilia.

bottom of page