Stéphane, l'énergie brute !

La guitare est sa meilleure amie et l'accompagne de partout. Stéphane écrit ce qu'elle pense, sans poser de filtres mais en y ajoutant sa singularité et sa plume. Avec son insolence rock'n'roll et sa tendre poésie, Stéphane rend hommage à son idole Amy Winehouse avec le titre l'île inconnue avant de poser ses mots et ses notes pour un personnage en quête de liberté dans Green Dream, chanson au refrain captivant. Rencontre avec Stéphane, l'énergie brute !


© Frédéric Monceau

« Stéphane, ton enfance a sonné au bruit des disques de Michael Jackson, des comédies musicales et des titres de Julien Clerc. Avec cet héritage familial, ton inscription dans une école de musique à Genève était toute naturelle ?

J’ai attendu de passer mon bac pour avoir un filet de sécurité. J’ai eu envie d’aller dans cette école, au début pour un an, puis je ne l’ai pas quittée. J’y ai rencontré mon équipe et j’avais décidé de remodeler ce que j’avais l’impression de savoir faire avec des cours de guitare, de chant et de solfège. Les premiers titres sont arrivés à différents moments. On m’a bien fait comprendre que si je voulais être chanteuse, ce serait cool de faire des covers.


L'écriture de tes propres compositions est venue un peu plus tard ?

Je n’étais pas très confiante de ma plume. Je ne trouvais pas mes textes assez intellectuels. À l’école, on nous fait lire des romans d’écrivains incroyables et on se dit qu’on n’a pas le niveau. Au final, on comprend vite que la musique c’est juste d'écrire avec son cœur.


© Frédéric Monceau

Douleur je fuis est un succès qui a permis une très belle exposition de ton univers...

Mon colocataire vivait une rupture et il avait besoin d’y faire face. Je lui ai proposé d’en écrire une chanson. On est allé jusqu’au bout du challenge, c’est-à-dire jusqu’à la réalisation d’un clip. Ce côté thérapeutique, c’est ce que j’aime dans la musique.


Il y a quand même certains codes dans ce monde-là. On peut très vite prendre la grosse tête et se perdre dans un personnage qu’on n’est pas. On a fait un travail d’image, de compréhension, de cohérence, de ce qu’était ma musique. Ce n’est pas l’exercice le plus facile à faire.



Florent Pagny te repère et te propose de faire ses premières parties...

C’est un merveilleux cadeau. J’ai pu vivre cette expérience avec un artiste tellement complet. Il m’a fait un petit feed-back et donné deux, trois conseils après m’avoir vue sur scène et écouter mes chansons. Avoir son soutien est une chance énorme et être lancé dans ce grand bain qu’est la tournée des zéniths fut l’expérience parfaite à avoir pour le lancement d’une carrière. Je le remercie encore pour ça.


Quels sont tes prochains projets ?

Je serais en concert le 20 avril à Paris et 13 mai à Genève, à domicile. J'espère une sortie de l'album cette année.


Une citation fétiche à me délivrer ?

Carpe Diem. Je fais un métier où tout peut s’arrêter très vite. Je veux vivre le moment présent et aimer chaque instant. »