Alexis Loizon, une bête de scène !

Garçon rempli de rêves, Alexis Loizon a su se donner les moyens pour les atteindre. Amoureux de cinéma, de danse et de chant, il multiplie les représentations artistiques sur scène en incarnant des personnages historiques tels qu'Aladdin, Gaston dans La Belle et la Bête ou encore Danny Zuko dans Grease. Alexis est un artiste qui figure parmi les meilleurs de sa génération grâce à son talent et son travail quotidien. Rencontre avec Alexis Loizon, une bête de scène !


« Tu tournes actuellement dans le biopic « Pourquoi je vis » consacré à Grégory Lemarchal dans lequel tu incarneras le célèbre chorégraphe de la Star Ac’ : Kamel Ouali. Peux-tu nous en parler plus en détail ?

Je travaille avec une équipe absolument formidable. Il s’agit d’une fiction et non d’un documentaire donc il ne faut pas que le public s’attende à une reconstitution exacte du château. L’équipe artistique a fait un énorme travail pour retranscrire l’ambiance de la Star Ac’ en 2004. On est centré sur l’histoire de Grégory et la Star Ac’ est un passage de sa vie. Vous avez un protagoniste principal qui est Mickaël Lumière pour interpréter Grégory Lemarchal. C’est une personne humble, généreuse et très talentueuse. Tout le monde va être bluffé de son interprétation.


Quelle préparation as-tu suivie pour entrer dans la peau de ton personnage ?

Concernant la préparation, elle était relativement spécifique dans le sens où contrairement à Mickaël et aux autres comédiens, j'ai une ressemblance moins frappante qu'eux. On essaie au mieux de me faire adopter un style visuel qui corresponde à la personne qu’il était en 2004. Je me suis surtout inspiré de tous les chorégraphes que je connaissais, que j’ai eu l’occasion de rencontrer pendant mes dix ans de carrière en comédie musicale. C’est marrant car tout le monde est différent mais en même temps il y a des similitudes dans les secteurs.


As-tu rencontré Kamel Ouali ?

J’ai eu l’occasion de le rencontrer aux avant-premières des spectacles que je donnais au théâtre Mogador. Comme c’est quelqu’un qui fait aussi de la comédie musicale, on a eu l’opportunité de se croiser plusieurs fois. C’est une personne très calme, très polie et qui soigne son apparence physique mais aussi son vocabulaire. Des gens qui ont travaillé longtemps avec lui me confirment qu’il s’énerve très rarement et qu'il est toujours respectueux de l’artiste. C’est un très grand professionnel qui ne prend pas à la légère la notoriété de son nom et qui protège toujours son image.


Tu as été formé au Cours Florent et tu connais parfaitement bien l’univers de la danse et de la musique. Quelles sont tes influences artistiques ?

Au Cours Florent, c'est mon professeur de comédie musicale Michel Durand qui m'a mené vers cette voie-là. Quand j’étais gamin, j’étais fan d’Elvis Presley et de Michael Jackson donc danser et chanter ça m’a toujours plu. J’avais un miroir dans ma chambre et j’essayais de les imiter comme tous les gamins qui ont des idoles (rires). Il y avait aussi John Travolta que j’ai adoré.


D’ailleurs tu incarneras Danny Zuko dans Grease. Etait-ce l’une de tes meilleures expériences en tant qu’artiste ?

Je ne sais pas si c’est ma meilleure expérience car au théâtre Mogador elles sont toutes très fortes. Dans ce théâtre, tu es complètement immergé. Tu ne viens pas juste pour le spectacle. Il y a beaucoup de répétition. Tu vis à Mogador donc l’expérience est unique à chaque fois. La seule spécificité de Grease c’est que c’était la première fois que j’avais un premier rôle aussi important en France. C’est avec Grease que je suis allé toucher du bout des doigts ce que je voulais depuis que j’ai commencé à faire de la comédie musicale.


En mai 2018, tu rencontres John Travolta au festival de Cannes. Quel échange as-tu eu avec ton idole ?

La Paramount France qui est le distributeur du film Grease depuis quarante ans a eu la gentillesse de nous inviter avec Alyzée Lalande et Yanis Siah. On était à Cannes pour un événement Grease et autour de ça on a eu l’honneur d’être présenté à monsieur John Travolta. C’était un moment immense. Il était vraiment hyper cool et c’est surtout une étape très importante car on a toujours peur d’être déçu quand on rencontre une de ses idoles.


As-tu rencontré d’autres de tes idoles ?

Pendant ma promotion de Grease, il y avait un monsieur qui faisait une promo pour le film « The Greatest Showman » et j’ai eu la chance de pouvoir, grâce à RTL et Steven Bellery qui était notre partenaire de Grease, donner une interview à Hugh Jackman. Je n’ai jamais été autant stressé de ma vie que de rencontrer une personne aussi classe et charismatique. Il m’a tout de suite mis à l’aise et c’était génial.


Quel travail fournis-tu à chaque fois que tu as un rôle de composition à jouer comme par exemple celui de Danny Zuko avec Grease ou bien Roméo dans « Roméo et Juliette » ?

C’est spécifique à chaque personnage car ce sont souvent des adaptations. Pour la première fois de Roméo et Juliette, je reprenais un rôle. Quand ce sont des adaptations comme Grease, je suis influencé comme pour Gaston. À chaque fois, je me demande ce que j’aimerais voir si j’étais dans le public. J’ai envie d’apporter une touche de nostalgie mais pas seulement. Je veux aussi juste apporter une touche de nouveauté. Je travaille beaucoup les aspects physiques de mes personnages.





Le cinéma est ton amour premier. Tu as d’ailleurs ouvert ta propre société de production Marcel Films. Pourquoi avoir décidé de devenir producteur ?

C’est une envie qui m’est venue sur le tournage de La Belle et la Bête. J’étais donc sur un énorme tournage de comédie musicale dans les studios Londoniens avec une très grosse production. Ça m’a donné l’envie de participer aux comédies musicales au cinéma. Ça me plait énormément d’allier mes deux passions. J’ai envie d’importer ça en France car c'est un art qui n'est pas encré comme chez les Anglo-Saxons. Je veux démocratiser encore plus la comédie musicale au cinéma en France car il n'en existe quasiment pas. Je pense qu’il y a quelque chose à exorciser là-dedans. Je n’ai pas la prétention de dire que je vais le faire mais juste que j’ai envie de mener un petit combat pour l’art de la comédie musicale à la française avec des personnes passionnées et qui ont la même vision que moi.


Comment découvres-tu ce nouveau métier ?

Plus je tourne, plus je découvre le métier de producteur et ce qui me plaît c’est d’être à la genèse des projets. Et comme tout comédiens, tu as le choix d’attendre l’opportunité en espérant que le rôle soit intéressant ou alors à faire en sorte qu’elles arrivent par toi-même. Je n’ai jamais été dans l’attente que le téléphone sonne mais plutôt à aller chercher l’opportunité. Pour moi, le métier de producteur consiste à réunir une équipe autour de soi pour réaliser un projet commun.


Quels sont tes autres projets pour 2020 ?

On travaille avec mes associés de la société Narya Productions que j’ai créée avec Patrick Raoux et d’autres associés sur des co-productions dans des spectacles musicaux. Pour contextualiser, Marcel Film est le label cinéma de notre société. Il y a une belle dynamique qui s’installe et je suis très content de travailler avec eux.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Que personne ne m’empêche de rêver (rires). »

© 2018 par Samuel Massilia.