Anaïs Weill, l'art de la création !

C'est en voyant la pièce Madame Doubtfire qu'Anaïs Weill a eu l'envie de devenir actrice. Et c'est sur les terres de Buenos Aires qu'elle a fait ses premiers cours de théâtre. Anaïs est débordante d'énergie, que ce soit avec sa marque ByWhoTattoo ou avec le sens du jeu d'acteur en étant Mrs Quarantine sur Instagram. Motivée plus que jamais, entrepreneuse hors pair, Anaïs ne se met aucune barrière pour aller jusqu'au bout de ses rêves. Rencontre avec Anaïs Weill, l'art de la création !

© @captnhans

« On a pu te voir au théâtre, au cinéma et dans différentes publicités. Quelle est ton approche avec le métier d'acteur ?

Depuis que je suis toute petite, ma mère me disait de faire du théâtre. Je lui répondais toujours non, que je n'avais pas envie qu'on me dise ce que je dois faire. Je suis allé au théâtre avec ma grand-mère voir Madame Doubtfire, il y avait une petite fille qui jouait dans cette pièce comique et je me demandais quel était ce métier !


De l'âge de 12 ans à 19 ans, tu as vécu en Argentine, à Buenos Aires. Tu as d'ailleurs intégré une école de comédie musicale. As-tu des souvenirs de ces premiers pas au théâtre ?

Je fais de la danse depuis que j'ai 7 ans et quand je suis arrivée vivre à Buenos Aires, à l'âge de 12 ans, je cherchais une école de danse et ma mère m’a mis dans cette école de comédie musicale qui s'appelait Little Star.


Dans cette école, il y avait des cours de danse, de chant et de théâtre. C'était vraiment mes tout premiers cours de théâtre avec énormément d’improvisations. J’ai fait sept ans de théâtre dans différentes troupes à Buenos Aires. Un jour, je me suis dit qu'il faudrait que je commence à jouer avec du texte, c'était assez paniquant au début car dans l'impro on est très libre et imaginatif alors qu'avec un texte en main je ne savais pas du tout quoi faire.


© Guillaume Costa

En France, tu continues de te perfectionner en suivant le programme intensif de l'école anglo-saxonne de Gilles Forman. As-tu ressenti une différence, sur l’apprentissage, par rapport en Argentine ?

J'ai eu cette formation en Argentine qui était très chaleureuse, ouverte, comme le sont les Argentins. L'acting c'est très humain, on joue avec notre corps, notre âme, nos émotions donc la culture de chaque pays se retransmet un peu dans le cinéma. Quand je suis arrivée à Paris, j’ai essayé de faire deux, trois écoles et ça m’a un peu refroidie, je ne trouvais pas du tout d’école à mon goût. Je me retrouvais dans des cours avec 30 personnes, c'était très théorique. Je n'étais pas du tout habituée à ça mais plutôt à une méthode beaucoup plus humaine et bienveillante. La méthode de Gilles Forman est une formation basée sur le réel, on va aller chercher la vérité qui est en nous pour la vomir d'une certaine façon.


Une autre façon d'apprendre, souvent plus efficace, est celle des plateaux de tournage…

Récemment, j’ai joué dans la série « Emily in Paris » avec Lily Collins. C'était avec une grosse équipe, tu te retrouves avec 100 personnes sur le plateau et cette situation tu ne l'as pas dans une école de théâtre.


Au début de l'année, on a pu te découvrir dans le court-métrage « Je suis un déchet » pour le festival Nikon. Un petit film qui traite d'un jeune couple qui fait le bilan de leur relation…

L'idée était de faire une métaphore entre la Terre et l'humain, montrer comment l'humain salit la terre. Je représentais la Terre avec toutes ces blessures sur mon corps et mon conjoint incarnait l’humain. Il y avait cette relation de couple, qui reflétait aussi la relation amoureuse de la Terre et de l’humain. C'est un court-métrage que j’ai co-écrit avec le comédien Yohan Lévy et le réalisateur Anthony Ornecq. On avait une super équipe.


Pendant le confinement, tu as proposé des vidéos sur ton compte Instagram. Pour ceux qui aimeraient les découvrir, quel est le ton utilisé ?

J'adore la comédie, on m’a toujours dit que j'avais un fort pour ça, et j’ai un père qui est très drôle donc je pense tenir ça de lui. Le confinement, comme pour tous les comédiens, a été très dur. Du mois de mars à juin, tout s'est annulé d'un coup pour moi.


J'ai donc créé ce petit personnage Mrs Quarantine, une femme un peu bourgeoise, à l'ouest mais qui est quand même hyper touchante et folle à la fois, elle croit tout ce qu'elle dit et fait. L'idée était de faire des petits sketches comiques et je me suis bien marré à le faire.


Je fais ce métier pour moi, et j’ai aussi créé Mrs Quarantine pour me redonner la force, ne rien lâcher et rester créative. Elle parle anglais, français et espagnol, ce sont les langues que je parle. J’ai une famille qui ne peut pas être plus internationale avec mes soeurs à Dubaï, mon père aux Etats-Unis et ma mère au Portugal.


En parlant de ton âme de créatrice, tu es également une entrepreneuse à la tête de la marque ByWhoTattoo. Que peux-tu me dire de plus sur cette aventure supplémentaire à ta vie d'actrice ?

J'ai fait des études de fashion business, parallèlement au théâtre, et j’ai créé cette marque de bijoux tatouages éphémères qu'on peut appliquer de partout sur le corps.


Ma mère me disait, et encore une fois elle avait raison (rires), d'avoir un métier à côté du cinéma. Je suis une business woman dans l'âme, une entrepreneuse incapable de rester sur place, ce qui est un atout puisque je fais beaucoup de choses, que ce soit de l’acting ou de l’entrepreneuriat.


Cette marque m’a rempli de rencontre, de nouvelles amitiés, j’ai fait plein de festivals avec ByWhoTattoo. Il y a 150 points de vente qui vendent nos produits en plus du e-commerce que je gère à plein temps.


© Nico Dyszel

Quels sont tes futurs projets ?

J'ai joué une hôtesse de l'air dans le prochain film de Yann Gozlan « Boîte noire » avec Pierre Niney. On était dans un avion à Orly, il faisait 40°, on a commencé à 7h du matin et ma scène est finalement passée à 23h. Pour faire ce métier, il faut vraiment être tout-terrain. Le jeu d'acteur c'est 90% d'attente et 10% de jeu où tu dois vraiment être présent.


Aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

« Just go for it ». Il ne faut pas se mettre un frein parce qu'on te dit que c'est trop compliqué. Il faut le faire. On ne sait pas de quoi sera fait demain donc il faut foncer sans se mettre de barrières.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Du bonheur et de la réussite dans mes différents projets. »

© 2018 par Samuel Massilia.