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Arthur Dupont : "Un tournage, c'est une fête !"

On le retrouve dans la peau de Max Beretta, un agent au bon flair et à la liberté sans filtre. Arthur Dupont a le sourire aux lèvres, aime un peu, beaucoup, passionnément son métier. Doté d'une énergie joviale qui transpire à l'écran ou quand il joue de la musique, l'ancien élève des Sales Gosses est devenu un acteur accompli et épanoui. Rencontre.


© Klaudia Kaczmarczyk

« Arthur, on te retrouve ce soir dans un nouvel épisode des Petits Meurtres d’Agatha Christie : En un claquement de doigt. Quelle évolution a ton personnage Max Berretta depuis le début de la saison 3 ?

Il a toujours une grande loyauté et en même temps une petite défiance avec Annie Greco (Emilie Gavois-Kahn). Sur certains épisodes, ils sont plus en osmose et sur d’autres plus chien et chat. Avec Rose Bellecour (Chloé Chaudoye), le rapport pourrait être comparable à celui d’un frère et une sœur : qui aime bien châtie bien ! La réalisatrice de cet inédit Emilie Deleuze est une superbe directrice d’acteurs, en nous poussant là où on ne serait pas forcément allez, pour moi en tout cas.


Le scénario et les dialogues sont signés Béatrice Fournera et Panayotis Pascot…

Je l’ai trouvé bien écrit et il y avait, comme à chaque fois, un vrai soin à l’intrigue et des dialogues goutus. Ça me plaisait beaucoup d’entrer dans ce milieu de l’illusion, des mentalistes, c’est un bon prétexte pour une enquête de meurtre.


Quel regard portes-tu sur l’hypnose et as-tu déjà essayé l’expérience ?

Oui, d’un point de vue médical pour une courte psychothérapie. Dans le film, c’est de l’hypnose spectacle, et je n’ai jamais eu affaire à ça. J’en suis assez dubitatif mais curieux.


© Rémy Grandroques

Max Beretta est un personnage très identifié. Quel a été ton travail pour l’incarner au mieux ?

J’essaie d’être dans quelque chose d’un peu fanfaron, solaire. C’est un peu un con flamboyant ! Il dit parfois de grosses conneries mais avec l’air d’avoir dit un bon mot. J’aime ce personnage, il a le sens de la répartie et de l’enquête. Max est aussi un peu macho, il aime séduire et affronter le monde frontalement et fièrement. Les petites talonnettes, les pantalons serrés et les vestes cintrées, ça vient renforcer sa prestance, son port de buste. Dans la vie, je ne marche pas comme Max Beretta. C’est différent quand je suis dans le costume, je marche moins vite, il y a quelque chose de plus assumé dans ce qu’il renvoie physiquement.


Porter un personnage sur la durée, c’est quel exercice ?

Ça permet de le développer et d’avoir aussi des surprises, c’est agréable. J’ai l’impression de retrouver cette peau-là dans des facettes différentes. Emilie Deleuze a une direction juste, pertinente, sensible, elle m’a aidé à donner d’autres choses à ce personnage.


Au sein de la bande, Max est blagueur, tu es aussi comme ça sur un plateau de tournage ?

Oui, complètement ! Pour moi, un tournage est une fête. On a beaucoup de chance de faire ce métier et il faut en profiter au maximum. Ma manière de vivre joyeusement le tournage, c’est de tisser des liens avec les gens dans la bonne humeur et la connivence. Je suis heureux d’être là ! Et puis de retrouver toutes ces personnes sur ce projet, c’est une joie renouvelée, et je l’exprime bien sur le plateau (rires).


© Rémy Grandroques

Le théâtre a permis de canaliser ton énergie. Comment est-ce passé d’une activité extrascolaire à un désir d’en faire ton métier ?

Au fur et à mesure des années. J’en faisais le mercredi et le week-end, puis je suis entré dans la compagnie professionnelle des Sales Gosses. Un peu plus tard, j’ai intégré le Cours Simon et ça a été décisif. J’ai enchaîné les auditions et les tournages, ça ne s’est jamais arrêté. C’est une chance de pouvoir en vivre, j’en ai totalement conscience. Ce métier, ce n’est pas simplement du romantisme et de la magie, ce sont des choix qui ont des conséquences positives ou délétères. Il faut avoir l’ambition de faire son travail au mieux et d’être heureux de le faire. Il n’y a rien de pire que de voir des gens dénigrer l’endroit où ils sont, c’est insupportable et j’en ai rencontré.


Quelle place occupait la culture à la maison ?

C’était beaucoup de musique. Je joue du piano depuis l’âge de huit ans. On n’allait pas au cinéma, ni au théâtre, on habitait en Seine-et-Marne donc un peu loin de tout ça. La musique m’accompagne toujours et je ne suis pas prêt de l’arrêter.


Quels sont tes prochains projets ?

En ce moment, je tourne dans la minisérie Une amitié dangereuse d’Alain Tasma, une personne incroyablement pertinente, douée et exigeante. Et en parallèle, je suis régulièrement en studio pour mettre au point quatre, cinq morceaux sur les quatorze d'un album potentiel. Je suis d’ailleurs à la recherche d’un label, d’une équipe pour m’accompagner dans l’évolution et la consolidation du projet.


Pour conclure cet entretien, aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

Sur les murs du Cours Simon, il était écrit : « Le talent, c’est de durer. » Il faut être motivé et savoir se relever. Et avoir des projets qui t’animent suffisamment pour que ça continue avec joie. »

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