Carole Franck, une actrice aux univers différents !

Drame, comédie ou encore romance, Carole Franck est une actrice multifacette qui a appris à incarner tous les registres à l'ENSATT. Durant ses cours, elle multiplie les apparitions au cinéma notamment dans « Vanille fraise » du mythique et inoubliable réalisateur Gérard Oury mais également dans le premier film d'Abdel Kechiche « La faute à Voltaire ». Le 24 avril, c'est dans le nouveau long-métrage d'Audrey Diwan « Mais vous êtes fous » qu'on la retrouve aux côtés des acteurs Pio Marmaï et Céline Sallette. Rencontre avec Carole Franck, une actrice aux univers différents !

© Nathalie Mazeas

« Le 24 avril prochain sortira en salles le film « Mais vous êtes fous » d'Audrey Diwan avec au casting Pio Marmaï et Céline Sallette. Pouvez-vous nous parler du synopsis ?

C'est vraiment une histoire d'amour magnifiquement jouée par Pio Marmaï et Céline Sallette qui sont deux grands acteurs et qui forment un superbe couple à l'écran. Il y a quelque chose de très romantique. Ce n'est pas du tout mièvre mais plutôt dans le sens de la passion. Je trouve que c'est un très grand film.


Vous incarnez le rôle de Christine. Comment décririez-vous ce personnage ?

Mon personnage est la mère de Camille (Céline Sallette). J'ai proposé de faire ce rôle à la réalisatrice qui m'avait rencontrée pour une autre personne. Ce personnage de mère m'intéressait beaucoup mais j'étais trop jeune pour la jouer. La production et Audrey Diwan ont eu l'extrême audace et gentillesse d'accepter de faire des essais costumes, maquillages et coiffures pour faire un vieillissement subtil de dix, quinze ans.


Quels souvenirs gardez-vous du tournage avec la réalisatrice Audrey Diwan ?

J'en garde un excellent souvenir. Audrey est une femme d'un très grand talent et dotée d'une grande intelligence. Cette audace de départ était bon signe. Il y a peu de gens qui auraient accepté de consacrer une journée d'essayage pour prendre une comédienne qui a quinze ans de moins que le rôle.



Vous avez une filmographie dirigée d'une main de maître. C'est une force pour vous d'avoir un éventail large ?

Je m'amuse dans la variété. J'aime bien faire des choses dans des univers différents. Au théâtre, j'ai beaucoup joué de tragique et de comique. J'ai eu envie de garder ça quand je suis arrivé au cinéma.


Où avez-vous appris à être multi-facette ?

J'ai appris ce métier à l'ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) où tous les métiers du théâtre sont représentés. On travaillait beaucoup tous ensemble sur des ateliers. Ce n'était pas un travail où les acteurs sont séparés des techniciens. Pendant deux ans, cela m'a permis de tester plusieurs styles différents.


Vous avez fait partie d'une compagnie de théâtre ?

Oui pendant une dizaine d'années avec des amis de cette école. On travaillait sur le tragi-comique où on faisait des textes contemporains sur des sujets graves qui passaient de la gravité au clown.

© Nathalie Mazeas


Pendant cette période, avez-vous eu des premières apparitions au cinéma ?

Oui pour le film « Vanille fraise » de Gérard Oury qui était un homme extraordinaire. Malgré ses immenses succès comme « La grande vadrouille », il était resté très modeste et c'était un homme d'une grande délicatesse. Il y a aussi le film « Romuald et Juliette » de Coline Serreau qui a été adorable avec moi. C'était mon tout premier rôle face à une caméra dans lequel je faisais une hôtesse dans un club de tennis. Et c'est pendant la période où je travaillais avec ma compagnie de théâtre que j'ai fait le premier film d'Abdel Kechiche « La faute à Voltaire ».


Avez-vous d'autres projets pour 2019 ?

Je ne peux parler que du prochain film « Mais vous êtes fous » qui sortira le 24 avril en salles.


Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Beaucoup de travail (rire). »


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