Claire Francisci, danseuse dans l'âme !

Tombée sous le charme de la pole dance, Claire Francisci a donné naissance à sa propre école de danse Pole Spirit Paris dans laquelle elle a le don de la bienveillance et du partage de sa passion auprès de ses élèves qui pratiquent une activité ludique et gratifiante. Rencontre avec Claire Francisci, danseuse dans l'âme !

© Millie Robson

« 6 ans en tant que soliste au Crazy Horse, professeure diplômée de l’Etat, vous êtes une artiste aux multiples talents. Est-ce que la danse est une passion qui vous anime depuis toujours ?

En effet, j’ai toujours voulu être danseuse, aussi loin que je m’en souvienne. J’ai tout fait pour y arriver et j’ai réussi à vivre de ma passion pendant des années. La pole dance est venue plus tard, avec l’émergence de ce sport nouveau, il y a une dizaine d’années.

Pour vous expérimenter dans cet art, vous suivez des cours au Conservatoire National de Musique danse et art dramatique d'Avignon avant de partir, à l'âge de 20 ans, tenter votre chance à Paris. Comment s'est passée cette période entre l'apprentissage et l'envie de s'illustrer dans la capitale ?

J’ai effectivement fait toutes mes classes au conservatoire d’Avignon, en sport-études, jusqu’au bac. L’apprentissage de la danse est long et difficile, mais j’y ai vécu de très belles années durant lesquelles j'ai appris la rigueur, la discipline et le travail. Il n’y a pas eu de période entre l’apprentissage et l’envie. Ce désir profond d’être sur scène a toujours été en moi. C’était une évidence de tenter ma chance à Paris.



J’ai été prise au Crazy Horse, j’y ai passé 6 merveilleuses années sur scène chaque jour. C’est un bonheur rare, pour un artiste, de rencontrer son public quotidiennement. Le Crazy Horse est une belle maison, avec de vraies valeurs artistiques et un esthétisme unique. Je suis fière d’avoir fait partie de cette troupe qui m'a énormément nourrie artistiquement. Entre le Crazy Horse et la pole dance, j’ai beaucoup travaillé. J’ai fait des pubs, clips, spectacles… j’ai dansé avec Johnny Hallyday, Gloria Gaynor ou encore Prince. Avec la pole je fais pas mal de spectacles, en France et ailleurs. Cette année c’est particulier, mais ça va reprendre !


En 2011, vous vous lancez dans un nouveau défi : la pole dance. Qu'est-ce qui vous a poussé à pratiquer cette nouvelle discipline ?

Comme pas mal de monde, je suis venue à la pole par hasard. J’ai pris mon premier cours avec une amie, par simple curiosité. J’ai tout de suite beaucoup aimé cette discipline, à la fois ludique et très sportive. J’aime le côté « challenge » sans cesse renouvelé. Et puis à la pole, on ne s’ennuie jamais, on travaille son corps sans y penser. C’est rare, un sport qui sculpte autant sans que ce soit ni une fin en soi ni un supplice.

Une nouvelle passion qui va donner naissance à votre école de danse Pole Spirit Paris. La pole dance peut être considérée comme une activité ludique et gratifiante ?

La pole dance est absolument une activité ludique et gratifiante ! Ce qui est génial avec la pole, c’est que, quelles que soient ses qualités, on arrive toujours à faire quelque chose et ça, c’est super gratifiant. Une personne souple va réussir des choses, une personne qui a de la force réussira autre chose et une personne juste motivée pourra même en faire encore plus avec un peu de travail. La pole, c’est un sport parfois difficile, mais qui apporte tellement physiquement, moralement et artistiquement, que plus aucune contrainte n’a d’importance. La pole réunit tous les profils, c’est extraordinaire.



Est-ce que toute personne volontaire et motivée peut se lancer dans cet exercice ou bien il faut avoir un passé sportif bien solide ?

N’importe qui peut essayer et aimer la pole. J’entends souvent « Je n’ai pas de force » ou « Je ne suis pas souple » mais si vous avez un bon professeur, il vous emmènera en douceur et petit à petit sur le chemin de la réussite. Le plus important, c’est d’avoir envie. Le reste suivra toujours, avec un peu de patience.


On peut apprendre avec Internet, j’ai d’ailleurs une chaine Youtube, mais c’est un complément aux cours. Le cours, collectif ou particulier, est primordial, de mon point de vue. La pole c’est l’échange, la motivation de groupe et je l’espère, dans mes cours, la bienveillance. Le soutien entre les élèves est extraordinaire. Je n’ai connu ça dans aucun autre sport.

Si l'on souhaite s'inscrire à vos cours, quelle démarche faut-il faire ?

C’est très simple, il suffit de suivre le lien sur le site : www.polespiritparis.com. On s’inscrit en ligne, en quelques clics. Au départ on vient en Débutant 1 ou en Initiation, avec un short (on a besoin de la peau pour tenir à la barre, donc surtout pas de leggings). Et on peut également prendre des cours à distance, via Skype, particuliers ou collectifs. On s’y inscrit en ligne également et on reçoit son lien de connexion juste avant le cours.


© Charly Atelier Photographique

Depuis la période de confinement, comment procédez-vous avec vos cours ? J'imagine que vous vous adaptez en fonction des règles sanitaires et des gestes barrières…

Pendant le confinement, j’ai dû fermer le studio mais j’y allais régulièrement pour donner des cours via Skype. À la réouverture, j’ai d’ailleurs gardé cette possibilité de se joindre à certains cours en ligne, avec ou sans barre (selon les cours). Je trouve extraordinaire d’avoir des élèves qui prennent mon cours depuis Miami, l’Italie ou le sud de la France. Sinon, nous nous soumettons évidemment à la réglementation en vigueur, de distanciation (les barres sont éloignées de plus de 1m50), de port du masque quand il est obligatoire et nous utilisons du gel hydroalcoolique. Je demande désormais aux élèves de venir avec leur propre chiffon pour nettoyer la barre. Ces contraintes sont tout à fait supportables.

Quels sont vos futurs projets ?

J’ai pas mal de projets avec le studio, notamment un spectacle de fin d’année avec les élèves (qui n'a pas pu se faire en juin dernier), un projet de séances photos avec une de mes élèves photographe au talent fou. C’est très agréable de faire vivre un studio, tout le monde se connaît, chacune apporte sa pierre à l’édifice. On fait de belles rencontres et ce n'est pas pour faire cliché que je le dis, je le pense sincèrement.


© Millie Robson

Cette année j’ouvre également un cours pour ados (11-14 ans) en plus du cours kids (7-10 ans) que j’ai depuis plusieurs années. J’ai de plus en plus de demandes ! Cette année j’aurai même un garçon de 9 ans. C’est vraiment le signe que le regard sur la pole a évolué et j’en suis ravie.


J’ai également des projets avec la Fédération Française de Danse dont je fais partie mais je ne suis pas encore en mesure d’en parler… et un gros projet cinéma encore confidentiel. Il va falloir rester connecté aux réseaux surtout sur Instagram (@polespiritparis) pour avoir les infos.


Auriez-vous une citation fétiche à me délivrer ?

Je ne l’ai jamais dite à personne mais j'y pense souvent : "Dont’ work until you can do it. Work until you can’t fail" (Ne travaille pas jusqu’à ce que tu y arrives. Travaille jusqu’à ce que tu ne puisses plus échouer).

Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Le bonheur. Même quand on l’a, il faut souhaiter le garder. »

© 2018 par Samuel Massilia.