DJ Lewis, actif et ambitieux !

Mis à jour : janv. 8

Il puise son inspiration aussi bien dans la musique afro-cubaine, trap que dans la pop anglaise. DJ Lewis a su imposer son style en mixant dans les clubs les plus branchés avec des afters shows d'artistes internationaux tels que Wiz Khalifa et ASAP Rocky. Rencontre avec DJ Lewis, actif et ambitieux !


© Hugues Faye

« Demain à 21h sur la chaîne Twitch du MedellinParis, tu seras accompagné de différents artistes pour une soirée blind test...

J’ai connu cette boîte pendant le confinement. Ils ont réussi à garder un côté super cool pendant un moment super horrible. Quand j’ai mixé dans cette boîte, tout s’est super bien passé avec une bonne ambiance. Je trouve ça super comme nouvelle idée pour faire passer un bon moment aux gens.


Léonie, directrice adjointe du Medellin est avec nous pour en parler. Dans quelle situation vous retrouvez-vous actuellement ?

L : Aujourd’hui, le sort des discothèques en France est compliqué, si ce n’est scellé. C’est tout le monde de la nuit qui est concerné. On n’existe plus pour personne. Notre boîte est située dans le 8e, à Paris, en bas des Champs (6, avenue Marceau). On a ouvert il y a deux ans, on est un établissement haut de gamme, pas très grand, avec la réputation d’avoir une porte assez difficile, je ne le cache pas. Chez nous, peu importe qui tu es, on te traite de la même manière.


Aujourd'hui, vous vous réinventez pour garder le fil avec des émissions de divertissements...

L : On a cette émission de blind test tous les samedis soir. Mais on a également un live DJ tous les vendredis soir. Un jeudi sur deux on a une émission interactive autour de l’hypnose et le mardi soir on a une émission de type radio, libre antenne, comme le faisait Skyrock à l’époque.


© Medellin Paris

L : On aurait pu mettre un téléphone dans une cabine DJ mais on a souhaité apporter un visuel sympa pour se démarquer des autres. Ça va faire quasiment un an qu’on est fermés. Pour les gens de notre secteur, la vie s’est arrêtée sans aucune perspective. Les personnes qui ont repris une vie un peu normale - certes avec ces deux mois de confinement - comparés à un an ce n’est rien du tout.


Quels sont les artistes qui vont accompagner DJ Lewis ?

L : Dave et Kader Diaby seront avec nous. L’émission sera co-animée par Lola Crociati, une de nos chefs de rang qui a pris ce rôle de présentatrice au fur et à mesure. On aura également Chaps qui co-animera avec elle et l’hypnotiseur Xavier Clausse qui a lui aussi une émission sur notre chaîne Twitch. Il a fait La France à un Incroyable Talent où Dave était jury.


Une soirée où les spectateurs pourront participer et gagner des beaux lots...

L : Ils peuvent jouer au blind test avec nous. Ça va se passer en plusieurs manches. On fait gagner une bouteille de champagne Moet et Chandon ainsi que des cosmétiques en partenariat avec la marque Atomik Cosmetics. L’idée est de faire passer un bon moment aux gens et d’avoir un petit cadeau à la fin.


© Medellin Paris

Une très belle initiative qui va durer jusqu'à la réouverture ?

L : Tant qu’on n’a pas de possibilité sur les réouvertures, on va continuer à divertir les gens. On se renouvelle grâce à nos équipes. On souhaite mettre la lumière sur les personnes qui font partie de notre secteur.


J'invite tous les lecteurs à participer à cette formidable soirée et à vous suivre sur vos réseaux sociaux, notamment Instagram. DJ Lewis, revenons sur ton parcours artistique. Au mois de mai dernier, tu as sorti le titre « Dolphin Rave ». Quelles sont les sonorités de ce morceau ? C’est un bon cocktail molotov (rires). C’est un mélange de vibes latines, de musique électronique avec une petite touche de darbouka et une guitare que j’ai jouée en délire espagnol au début.

Tu as mixé pour les plus grands artistes : Wiz Khalifa, Og Maco, ASAP Rocky et ASAP Ferg. Comment est née ton envie de devenir DJ ? J’ai cette passion pour la musique depuis tout petit. Je joue de la batterie, du piano, de la guitare. Pour moi, la musique enlève toutes les barrières. Pour ASAP et Wiz, j’ai fait leur showcase après leurs concerts à Paris. L’énergie que tu as habituellement quand tu mixes est multipliée par cent. La musique est bonne quand elle est partagée.

© Julien Lentin

Sur les plateformes en ligne est disponible ton album GTS avec plusieurs featurings. Parle-moi de cet album plus en détail. Ça faisait un bon moment que je voulais faire un album car je voulais donner plus qu’un single aux gens. J’ai réuni tous les éléments que j’aimais : le hip-hop, le baile funk, une touche de vibes latino et des bons rappeurs. Je l’ai appelé GTS en référence à Gran Turismo Sport comme la Porsche. J’ai monté cet album comme une course de voitures. Au début je mets ma ceinture, je démarre la musique et c’est parti. Au milieu de l’album je me fais arrêter par la douane en Espagne. Du début à la fin, les sons se suivent.

Te souviens-tu de ta toute première scène ? Les débuts peuvent te faire douter mais moi ça m’a vraiment motivé pour la suite. Quand on veut devenir DJ, on a tous en tête Coachella et j’ai très vite compris qu’avant d’en arriver là il y avait du boulot. Ma première date a été dans un club à Paris avec une trentaine de personnes qui dansaient (je tiens à préciser). Et depuis, je joue plus fréquemment devant 3 000 personnes. Ça va faire cinq ans que je fais ce métier. Très vite, j’ai mixé au VIP Room et dans plusieurs boîtes reconnus à Paris. J’ai également joué à Londres dans des radios, en Italie, à Cannes. J’ai aussi fait les plages de Saint-Tropez où c’est très cool.

© Julien Lentin

Par quel moyen as-tu réalisé tes premières compositions ?

Avec un piano en plastique acheté à Pigalle je crois (rires). Un petit mac avec un logiciel pour composer et un studio magnifique à Londres qui faisait la taille d’un placard. Mais en vrai je ne pense pas que ça soit le matériel qui va te sortir un vrai son. C’est plutôt toi qui bosses vraiment et le matos t’aide un peu mais pas l’inverse contrairement aux idées reçues parfois des gens. Jimi Hendrix tu peux lui passer une guitare peu importe le prix ou la qualité, quand il jouera il y aura quand même cette magie !  Aurais-tu une citation fétiche à nous délivrer ? On a du boulot et il faut juste bien le faire. Il faut aussi s’accrocher car dans la vie il y a des moments plus difficiles que d’autres, mais à prendre positivement. Je pense que pour arriver où on veut, il est important de bosser dix fois plus que les autres. Que peut-on te souhaiter pour le futur ?  Qu’on me pose la question de savoir ce que ça fait de mixer devant des millions de personnes et pas des milliers (rires). »

© 2018 par Samuel Massilia.