Flore Bonaventura, une comédienne d'instinct !

C'est à l'âge de dix ans que Flore Bonaventura suit ses premiers cours de théâtre avant de poursuivre son apprentissage du métier d'acteur avec les leçons d'Eva Saint-Paul. Rigoureuse et perfectionniste, elle décroche le prix « Premiers Rendez-vous » au festival de Cabourg pour son interprétation dans le film de Cédric Klapish « Casse-tête chinois ». Rencontre avec Flore Bonaventura, une comédienne d'instinct !

© Lucie Sassiat

« Récemment, on t'a retrouvé dans le film « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » d’Arnaud Viard avec Jean-Paul Rouve et Alice Taglioni dans lequel tu incarnes Sarah Briot. Comment as-tu pris part à ce projet ?

J’ai tout simplement passé des essais. Comme le personnage de Benjamin fantasme beaucoup sur cette fille, le rôle de Sarah était écrit pour une fille très sexy. Le réalisateur Arnaud Viard avait pensé à un personnage hyper féminin avec une grosse poitrine et puis finalement les essais se sont tellement bien passés qu’il m’a pris.


Tu fais tes retrouvailles avec Jean-Paul Rouve après le long-métrage « Les Souvenirs ».

C’est une personne qui m’aide énormément, qui me donne des conseils et qui m’a pris sous son aile. Il est hyper généreux et quand j’ai un doute je sais qu’il répond toujours présent.


À l’âge de dix ans, tu te découvres une passion pour le théâtre. Parle-moi de cette passion que tu as pour le jeu d’acteur.

Quand j’étais petite, je me déguisais avec ma sœur et je jouais pendant des heures dans la maison de mes grands-parents. C’est donc venu assez naturellement dans le jeu d’enfant. Et puis quand ma mère m’a inscrite au théâtre, c’était juste une continuité de pouvoir jouer et s’oublier derrière quelqu’un d’autre.


Qu’as-tu appris durant tes années au Conservatoire Marcel Dupré à Meudon et à l’école d’art dramatique Eva Saint-Paul à Paris ?

Le Conservatoire de Meudon c’était quand j’étais très jeune et ça m’a directement appris la rigueur. J’ai arrêté le lycée à dix-sept ans pour entrer dans l’école d’Eva Saint-Paul. C’était un gros choix de ne pas passer mon bac et cette professeur s’est vraiment occupée de moi. J’étais très jeune par rapport aux autres élèves et j’ai appris toutes les bases de la technique du jeu ainsi que le chant et la danse. Cela m’a aussi permis de découvrir les grands auteurs.


© Lucie Sassiat

Comment se sont réalisés tes premiers pas devant la caméra ?

Quand je suis rentré chez Eva Saint-Paul, j’ai été repéré par un agent lors de la première année. Du coup, j’ai décroché mon premier rôle à dix-huit ans et j’ai tourné pendant trois mois dans un rythme assez effréné. J’ai appris toutes les bases d’un coup sur ce tournage.


En juin 2014, tu reçois le Prix « Premiers Rendez-vous » au festival de Cabourg pour le film « Casse-tête chinois » de Cédric Klapisch. Quels souvenirs en gardes-tu ?

Je ne m’y attendais vraiment pas. J’avais un tout petit rôle et je n’y croyais pas du tout. Ça m’a donné du courage pour continuer.






Dans ce long-métrage, tu campes le rôle d’une jeune baby-sitter qui se transforme en amante fougueuse de Cécile de France. Comment as-tu travaillé ce personnage qui a un mélange de violence et de douceur ?

En réalité, je suis un peu une comédienne d’instinct. Je travaille et apprends mon texte et après je me laisse vraiment emporter sur ce qu’il se passe sur le plateau notamment avec ma partenaire Cécile. J'ai été baby-sitter donc ce n'est pas un rôle qui était très loin de moi.


Quel regard portes-tu sur le cinéma français actuellement ?

Je trouve qu’il y a de très beaux films. Le cinéma s’en sort bien par rapport à toutes les autres plateformes qui existent. Ensuite, pour moi en tant que comédienne, le cinéma Français s’est difficile car c’est un moment où on t’ouvre une porte puis on te la referme. C’est compliqué.


As-tu d’autres projets pour les mois à venir ?

Je suis actuellement à Nice pour le tournage d’une série pour TF1 avec Carole Bouquet et Bruno Solo. Et puis j’attends aussi quelques réponses de castings.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

On peut me souhaiter de rester centrée et de peut-être oser faire mes projets. »

© 2018 par Samuel Massilia.