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Florence Coste : "J’ai pris confiance avec les années et l’expérience."

Son enthousiasme a été palpable à l'idée de tourner dans Meurtres dans le Cantal, dont la comédienne Florence Coste donne un écho joyeux dans ses souvenirs de tournage. De Saint-Laurent d'Aigouze aux massifs du Cézallier, il n'y a qu'un pas : l'esprit de troupe. Camarade de plateau ou de scènes, Florence souligne son attachement à l'instantanéité des planches et revient sur ses débuts et son amour précoce pour les comédies musicales. Rencontre.


© Sarah Robine

« Florence, on te retrouve demain dans Meurtres dans le Cantal sur France 3. Quelle a été ta première impression à la lecture du scénario ?

Il y a pas mal d’humanité dans cet épisode entre les deux héros, mais aussi chez les personnages secondaires. Dans ce genre de téléfilm, on connaît les codes des enquêtes policières, on veut savoir qui a tué, on se laisse aller au mystère et au suspense. Mais quand un scénario comme celui-là creuse dans l’humanité des personnages, c’est d’autant plus passionnant. Cela permet d’être en empathie avec eux. La réalisatrice Sandrine Cohen adore les acteurs. Ça se ressent dans le film.


Quel terrain de jeu a été la région du Cantal ?

Je crois que je n’ai jamais eu aussi froid sur un tournage ! (Rire) C’était très intense comme condition climatique. Je portais deux doudounes Damart ! Nous étions équipés comme les habitants de cette région. C’était un vrai défi de réussir à se concentrer dans le jeu. Mais le cerveau est magique. Au mot « Action », ça court-circuitait dans notre cerveau. Mais c’était la souffrance absolue au mot « Coupez » (rire). Le soir, on allait manger du fromage pour se réconforter de nos longues journées en extérieur. C’était un tournage très joyeux. Plus c’est extrême, plus on a besoin de compenser en créant des liens avec ceux qui nous entourent. Nous avons vécu des moments inoubliables.


Le grand public te connaît avec le personnage de Laetitia dans la série Ici tout commence sur TF1. Florence, d’où vient ce désir d’être comédienne ?

Ma famille n’est pas du tout dans ce métier. Petite, je suivais beaucoup les comédies musicales. A l’âge de 16 ans, j’ai passé un casting pour Aladin au Palais des Congrès. En plus du chant, il fallait jouer. C’était une expérience assez magique avec des personnes expérimentées. Je réalisais mon rêve de petite fille dans une salle de 4 000 personnes. Le jeu a été une vraie rencontre. Cela m’a confortée dans mon envie de vivre une vie artistique.

© Sarah Robine

Quels souvenirs gardes-tu de tes premières expériences de tournage ?

C’était pour un remake d’Angélique, marquise des anges réalisé par Ariel Zeitoun. Le tournage avait eu lieu dans des châteaux en Autriche et en République tchèque. Pendant très longtemps, il y a eu du stress. Je n’étais pas du tout une fille sûre de moi. J’ai pris confiance avec les années et l’expérience. Un tournage, c'est à chaque fois une petite rentrée des classes. On rencontre cinquante personnes d’un coup, on a envie de bien faire notre travail, qu’on soit content de nous. Et en même temps, je prenais conscience de vivre quelque chose de fort et de joli. J’ai été très bien accueillie à mes débuts, avec beaucoup de bienveillance.


En 2012, tu as fait un album avec Julien Dassin intitulé Monsieur Montand

J’ai adoré notre tournée avec la troupe Il était une fois Joe Dassin. L’ambiance était joyeuse. Nous étions dix chanteurs pour interpréter ses titres les plus connus. Une communion s’est créée avec le public, très réceptif. Que ce soit en chant ou en jeu, j’aime partager la scène. J’ai besoin de cet échange.


Quel rapport entretiens-tu avec les planches de théâtre ?

C’est instantané. On part sur une histoire pendant deux heures sans en ressortir. C’est jouissif de sentir l’énergie du public sur le moment. Leurs réactions sont différentes d’une représentation à une autre. Nous-mêmes pouvons nous surprendre d’un soir à l’autre. J’adore le côté artisanal du théâtre. J’ai fait plusieurs fois le festival d’Avignon qui est l’école de l’humilité. On monte notre décor et on va distribuer des tracts dans la rue. L’esprit de troupe est aussi important pour moi, je l’ai eu sur Meurtres dans le Cantal et je l’ai sur Ici tout commence.


Quel exercice a été l’écriture du film Looking for Catherine ?

Je ne le trouve vraiment pas simple, ça demande énormément de travail. J’ai toujours eu un problème de légitimité sur l’écriture, peut-être parce que j’ai côtoyé de nombreuses personnes douées dans ce domaine… Pour Looking for Catherine, j’avais deux co-auteurs, des amis. On s’est soutenu dans ce rôle nouveau pour nous. Ça a été une aventure géniale de construire un film de A à Z, puisqu’on l’a ensuite produit et tourné. L’objectif est maintenant de l’envoyer en festival.


© Sarah Robine

Quels sont tes prochains projets ?

Côté théâtre, je suis en tournée sur certaines dates pour la pièce Titanic, la folle traversée. Puis je joue dans la comédie Les Muses et dans Bien au-dessus des silences, un spectacle sur les poètes engagés. Côté musique, j’ai repris avec Les acteurs TV en concert. Notre prochaine date est le 6 janvier au Casino Barrière de Lille, d’autres sont prévues et seront annoncées prochainement. On propose des reprises de chansons assez fédératrices, cela nous permet aussi de rencontrer le public différemment.


Pour conclure cet entretien, aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

Celle de Xavier Dolan : « Tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n'abandonne jamais. »

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