Frédéric Deleersnyder, un acteur multitâche !

Artiste passionné et passionnant, Frédéric Deleersnyder a un visage qui peut vous paraître familier. Vu dans différentes publicités à succès, c'est aujourd'hui en tant que comédien que Frédéric apparaît à l'écran. Prêt à enfiler le costume de premier rôle, cet acteur est en route pour une très belle carrière artistique. Rencontre avec Frédéric Deleersnyder, un acteur multitâche !

© Lisa Lesourd

« Peux-tu nous parler de tes débuts en tant que comédien ?

J’ai commencé en faisant de la publicité il y a une douzaine d’années. Ma mère est chorégraphe et dans sa compagnie il y avait un danseur qui était aussi mannequin. À l’époque, il m’a proposé d’essayer de faire des photos car il trouvait mon profil sympa. J’accepte et il m’a filé le contact d’une agence de mannequins. Je suis parti les voir, ils m’ont dirigé vers un photographe et c’est comme ça que je suis entré en agence. Ensuite, j’ai refait des photos plus orientées vers le type comédien et c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à travailler en publicité. Les castings pour une publicité c’est vachement d’improvisations et de situation que l’on te donne sur le moment. Ça te permet d’avoir une flexibilité et une gymnastique de jeu et d’imagination. C’est très one shot.


Quelles sont les publicités auxquelles tu as participé ?

La plus connue c’est Evian avec le bébé sur le t-shirt. C’était une campagne internationale qui a duré pendant cinq ans. Il y avait des bâches immenses de dix mètres à New-York sur Broadway. Certaines personnes m’envoyaient des photos dans le métro à Bangkok. C’était assez marrant (rires). Après, dans les autres grosses pubs, j’ai fait IKEA, Freebox et un peu toutes les marques. Actuellement, j’ai une pub pour La Poste qui passe à la télé. J’ai aussi une pub dans le métro parisien pour OuiCar qui est un site de location de voiture entre particuliers. Et j’ai également fait une campagne photo pour hôtel Ibis présente dans le monde entier.



As-tu suivi une école d’acteurs en particulier pour te forger en tant que comédien ?

Carrément. J’ai fait de la pub pendant huit ans sans projet de fiction. Au bout d’un moment, j’ai eu envie de faire autre chose et avoir du travail un peu plus conséquent et surtout plus investi sur le long terme. Ce que j’aime bien dans le cinéma c’est le côté beaucoup plus immersif et la recherche des particularités du rôle, transmettre des émotions, raconté une histoire et tout simplement le jeu, en fait j’adore le jeu, j’adore jouer. J’ai donc fait une formation pendant un an au Laboratoire de l’acteur qui m’a permis de me découvrir en tant qu’acteur, de savoir quel type d’acteur j’étais et de me faire sentir plus légitime en venant de la publicité. Souvent, quand tu fais de la publicité, les gens ont vite fait de te mettre une étiquette. Pour moi, on peut mélanger les deux. Le jeu c’est viscéral, tu as des personnes hypers naturelles qui n’ont jamais pris de cours et d’autres qui en ont fait pendant huit ans et qui ne sont pas du tout naturels. Il n’y a pas vraiment de règle.


© Lisa Lesourd

Quels ont été tes premiers petits rôles ?

Pour les longs-métrages, le tout premier film était « Virtual Revolution » de Guy-Roger Duvert en 2015 où je jouais un hacker sous tension. Ensuite, en 2016, j’ai joué avec Jean-Marie Bigard et Michel Aumont dans « Vive la crise ». Ensuite j’ai fait des séries comme « Ma Pire Angoisse » et « Clem » et puis ça s’est un peu plus enchaînés avec « Venise n’est pas en Italie » avec Benoît Poelvoorde. Aujourd’hui on m’appelle de manière plus régulière. Récemment, j’ai donné la réplique à Tomer Sisley dans « Balthazar » sur TF1 et j’étais aussi dans la série « SKAM » et « Les Bracelets Rouges ». Ce sont des expériences enrichissantes qui te permettent de gagner en aisance et aussi à faire face à la gestion de pression. Quand tu donnes la réplique à Vincent Cassel, Florence Foresti et Bérénice Béjo et que les trois attendent que tu parles, t’as un peu l’adrénaline qui monte (rires).


Aujourd’hui, serais-tu prêt à camper un premier rôle ?

On ne sait jamais vraiment quand on est prêt je trouve, moi qui suis assez perfectionniste en plus. Quand j’ai quitté ma formation, je me sentais prêt à avoir des rôles principaux mais en y repensant maintenant je ne sais pas si j’aurais été prêt. Tu t’améliores toujours avec le temps. D’année en année, c’est une perpétuelle évolution. Pour moi, j’estime être prêt. On est aussi là pour aller de l’avant pour aller plus loin. Si on me propose un rôle principal dans un long-métrage j’accepterai sans aucun doute.


On te retrouve le 18 mars prochain dans le film « Forte » dans lequel tu campes un chauffeur Uber.

J’avais un jour de tournage avec une courte scène. J’arrive pour prendre Melha Bedia en course et il s’avère que je ne suis pas le bon Uber. Cette expérience était assez épisodique mais c’était très cool comme tournage.


© Lisa Lesourd

Quels sont tes autres projets pour les prochains mois ?

Il y aura « Le temps des marguerites », « Le Bonheur Des Uns » qui sont des films qui sortiront prochainement. En série, tout est sorti à part « SKAM ». Après, j’ai un collectif artistique qui s’appelle « La French Corp ». On fait de la fiction et on travaille en ce moment sur une série qui a pour thème la résistance.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Des jolis rôles et des belles rencontres. »

© 2018 par Samuel Massilia.