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Gil Alma : "Ce spectacle, c'est une recréation pour tout le monde."

Il est la définition de la simplicité. Gil Alma aime varier les plaisirs, capable d'endosser avec habileté le costume de policier hypocondriaque et de faire plier de rire une salle entière avec son camarade Benoît Joubert. Ce goût des autres se poursuivra pour une nouvelle année placée sous le signe de l'humour et du partage.


© Thierry Valletoux - Incognita - FTV

« Gil, on te retrouve ce soir dans les nouveaux épisodes 6 et 7 de César Wagner sur France 2. Quelle présentation ferais-tu de ton personnage ?

C’est un capitaine de police hypocondriaque à Strasbourg. C’est un héros malgré lui, sensible et introverti. Il ne sait pas trop où il en est dans sa vie, il est vraiment différent des autres flics qu’on a l’habitude de voir à la télé.


On pourra aussi te découvrir prochainement dans la série l’Abîme…

Alors écoute, c’est extraordinaire ! France TV m’a fait un cadeau avec cette série. Mon personnage Laurent Lacaze va devoir faire face à la disparition de sa femme Elsa (interprétée par Sara Mortensen). Des recherches ont lieu et du sang va être retrouvé sur son médaillon, puis ils vont mettre la main sur une caméra et voir sa compagne mettre de l’essence dans la bagnole. Plein de choses vont se passer dans le cerveau de cet homme quand on va lui annoncer… Je vous laisse vraiment découvrir, c’est un polar bien ficelé réalisé par François Velle.


© Guillaume Girardot

Qu’est-ce qui compte le plus quand tu décides de faire partie d'un projet ?

Est-ce que l’histoire tient debout ? Est-ce qu’on y croit ? Si par exemple on se marre à la lecture, ça veut dire que c’est vraiment drôle. Il y a aussi un truc un peu égoïste chez un comédien, chez moi en tout cas, c’est de savoir jusqu’où notre personnage va aller. J’ai envie de partir loin et de passer par des états qui, je l’espère, ne m’arriveront jamais dans la vie.


Tu es actuellement sur scène avec Benoît Joubert dans le spectacle Gil et Ben. C’est du 100% plaisir ?

On se connaît depuis douze ans et on a plus de cent dates dans les pattes. C’est l’éclate totale ce spectacle ! On est sur un humour populaire pur et dur, c’est une récréation pour tout le monde. S’il y a une vraie histoire autour de l’amitié et du mariage, on est un duo de sketchs qui casse le quatrième mur.



C’est sur les planches qu’on a le plus la sensation de jouer ?

Je suis hyperactif. Sur un plateau de tournage, on attend beaucoup - ce n’est pas une légende - même quand on est premier rôle, c’est pour ça que j’ai toujours mon ordi avec moi pour travailler. Le théâtre, c’est une heure et demie où avec Ben on bouge nos corps tant qu’il en est encore temps (rires). C’est comme une activité physique. Je me dépense sur scène et ça me fait du bien physiquement. Avec Ben et le public, on se renvoie la balle, c’est du ping-pong. Le public est témoin de notre connerie, de notre bêtise, on part en impro et les gens nous suivent. Ce sont de jolis moments qu’on passe avec eux. Après, je t’avoue qu’être à deux, c’est aussi ne pas se retrouver tout seul sur les routes. C’est une histoire de potes et comme on dit, un auteur deux idées, deux auteurs trois idées. Pour l’instant, l’inspiration est toujours là, d’ailleurs on va lancer un petit programme court : la minute de Gil et Ben.


Pour conclure cet entretien, aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

Dans l’un de ses spectacles - j’avais ses VHS quand j’étais jeune - Jean-Marie Bigard a dit : « C’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur. »

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