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Julie Gallibert : "J'avais peur d'apprendre des leçons."

C'est l'histoire de potes d’enfance qui organisent un dernier week-end festif à leur ami Guillaume, qui perd la mémoire de façon irréversible. Poisson rouge est un premier film touchant, drôle et mené d'une main de maître par une troupe attachante maniant l'improvisation avec brio. Julie Gallibert revient sur sa première rencontre avec l'impro, et n'oublie pas de mettre en avant la franche camaraderie.


© Hugo Bachelet

« Julie, vous êtes à l’affiche du film Poisson rouge en salle dès aujourd’hui. Comment présenteriez-vous toute la bande (Guillaume Darnault, Andy Pimor et Fabien Strobel) ?

Ce sont des amis de longue date, avec lesquels j’ai découvert l’improvisation théâtrale. L’histoire de ce film était un défi, il fallait jouer du drame tout en gardant notre simplicité, notre fraîcheur, notre légèreté à l’écran. On a fait du mieux qu’on pouvait (rires).


Tous les dialogues du film sont improvisés. Comment savoir si le ton est juste ?

Quand les réalisateurs disent « Coupez ! » et qu’il y a un large sourire sur leurs visages (rires). C’est à la fois la contrainte et la spécificité du film. Nous avons été très bien dirigés par les trois réalisateurs. Quand on a un bon cadre, c’est plus facile d’improviser. C’est aussi une question de ressenti, on sait repérer quand on est juste ou quand on part du mauvais pied.



L’improvisation est le terrain de jeu de votre troupe Les Autres

Oui. Fabien l’a créée en 2015. On a fait un spectacle où nous demandions au public ce qui peut lui arriver de mieux dans la vie, puis on choisissait une proposition pour l’étirer sur une heure. Et à l’intérieur, on crée d’autres petites histoires, comme dans le film Poisson rouge où on suit l’histoire de Guillaume, mais aussi celle des autres personnages.


Quelle a été votre première rencontre avec l’impro ?

Ça a commencé en primaire dans une classe de théâtre, il fallait distribuer les rôles et les intervenants nous mettaient en situation d’improvisation. J’avais déjà très peur d’apprendre des leçons, alors un texte encore plus… J’étais plutôt à l’aise dans l’exercice, ça m’allait bien. En voyant des gens rire, j’ai découvert un pouvoir comique que j’ignorais. Ça valorise à un certain âge et je pense qu’on en a besoin à ce moment-là.



Quels sont vos prochains projets ?

Je suis sur scène avec Jeanne Chartier pour Elles improvisent tous les derniers dimanche du mois à 19h30 au théâtre Bo Saint-Martin. Au bout de vingt ans d’improvisation, on a eu envie de se donner un nouveau défi, avec un spectacle d’une heure sans poser de question au public. Et puis Paris Impro va reprendre au théâtre de l’Européen avec une nouvelle formule, du un contre un qui s’appellera Next Round.


Pour conclure cet entretien, auriez-vous une citation fétiche à me délivrer ?

« Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière » de Michel Audiard.

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