Lilou Fogli, une actrice au grand cœur !

Mis à jour : 5 janv. 2019


Après avoir suivi des cours d'art dramatique aux Etats-Unis, Lilou Fogli connaît un fort succès au théâtre avec les pièces « Jupe obligatoire » et « Hors Piste ». En 2014, elle est à l'écriture du premier long-métrage de Clovis Cornillac « Un peu, beaucoup, aveuglement » dans lequel elle détient le rôle de Charlotte. Aujourd'hui, Lilou partage l'affiche de la pièce « Le Prénom » jusqu'au 6 janvier prochain et est depuis dix mois la marraine de l'association Ninoo. Rencontre avec Lilou Fogli, une actrice au grand cœur !


© Paramount

« Vous avez démarré avec des cours à l'Actors Studio Drama School de New-York aux Etats-Unis. Comment vous est venue l'envie de suivre des cours d'art dramatique ?

Je ne suis pas issue d'une famille d'artistes donc je n'ai pas baigné dans le cinéma. J'avais le sentiment d'avoir besoin de faire une école pour apprendre ce métier. J'ai choisi l'actor studio car c'était très complet. On avait des cours de danse, de chant et de culture générale. Il y avait des classes de huit élèves et j'ai trouvé que c'était le meilleur enseignement possible.


Pouvez-vous nous raconter vos premiers pas au cinéma ?

J'ai commencé par le théâtre aux Etats-Unis. Ensuite, je suis rentrée en France pour des raisons familiales et j'ai eu un agent qui m'avait repéré à New-York. Ma toute première réplique au cinéma a été « le piano désaccordé » dans un film de Patrick Schumann alors que je préparais mon bac.

© Mika Cotellon


En 2014, vous avez écrit le film « Un peu, beaucoup, aveuglement ». Comment est né ce projet ?

J'avais cette idée en tête depuis longtemps et c'est plus ou moins inspiré de ce qui m'est arrivé à New-York. J'ai écrit dans mon coin sans jamais faire lire à personne. Un jour, Clovis Cornillac a lu mon scénario et a décidé de le réaliser. Ce fut donc mon premier long-métrage en tant que scénariste et son premier film en tant que réalisateur.

Lilou Fogli & Mélanie Bernier dans « Un peu, beaucoup, aveuglement » © Paramount


Pensez-vous à des acteurs en particulier lorsque vous écrivez un scénario ?

Personnellement non. Pour la simple et bonne raison que si l'acteur que j'ai en tête me dit non, je vais être déçu. C'est le réalisateur qui avec sa vision va choisir l'acteur qui interprétera le mieux le personnage.

Vous avez connu un fort succès au théâtre avec les pièces « Jupe obligatoire » et « Hors-Piste ». Quelle préparation avez-vous avant de monter sur scène ?

J'aime bien arriver tôt au théâtre et je me maquille directement pour m'en débarrasser (rires). Je fais un tout petit peu de vocalise et je vais voir les copains avec qui je joue pour me décontracter. En revanche, j'ai mon petit tic avant de monter sur scène, je me lave les mains au moins trois fois et je répète mes premières phrases dix fois par peur de les oublier.


Vous êtes une artiste très complète avec la danse, le piano et le jeu en anglais. Est-ce important aujourd'hui pour un acteur d'élargir sa palette ?

Aujourd'hui, c'est très important de faire des études. Avoir un diplôme dans un autre domaine permet d'avoir une roue de secours. Le métier d'acteur est trop aléatoire, ça dépend beaucoup du désir des autres. On est à la mode un jour et on ne les plus le lendemain.

© Nikos Aliagas

En ce moment, vous êtes à l'affiche de la pièce « Le prénom » avec Florent Peyre, Jonathan Lambert, Marie-Julie Baup et Sébastien Castro au théâtre Edouard VII à Paris. Préparez-vous une tournée dans tout l'hexagone ?

On joue cette pièce jusqu'au 6 janvier. Ensuite, on fera une tournée de septembre 2019 à février 2020. Il y a une ambiance de dingue, on s'entend très bien ce qui est assez rare pour le souligner. Le texte est magnifiquement écrit par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte. C'est hyper agréable de monter sur scène tous les soirs avec cette bande de copains. Le public est heureux et les critiques sont très bonnes. On appelle ça une affaire qui roule (rires).

Vous soutenez l'association Ninoo qui est basée sur les enfants autistes de 4 à 12 ans. Depuis combien de temps êtes-vous la marraine de cette association ?

C'est une super association que Pascale Comte a créée. On récolte de l'argent pour payer des sorties à ces enfants. Pour un enfant, il faut deux accompagnateurs donc ça devient très vite cher et la plupart du temps, ce sont des personnes seules. Je suis la marraine de cette association depuis avril 2018. L'année prochaine, on aura une journée de sensibilisation le 31 mars. Ce sera à la rue Bacheaumont avec une entrée libre pour tout le monde. Il y aura des activités maquillages pour les enfants, des ateliers pour les ongles pour les mamans et une tombola également.

Quels projets préparez-vous actuellement ?

En fin d'année prochaine, je serais dans le nouveau film de Julie Manoukian « Les Vétos » avec Noémie Schmidt et Clovis Cornillac. Ensuite, j'ai co-écrit « Donne-moi des ailes » avec Nicolas Vanier dans lequel je joue et qui sortira le 9 octobre 2019. Enfin, j'ai aussi co-écrit le film « C'est magnifique » dont le tournage est prévu l'été prochain.


Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Continuer à être heureuse »

© 2018 par Samuel Massilia.