Lola Dargenti, une artiste qui apporte du bonheur !

Mis à jour : janv 31

Faire plaisir aux gens et apporter du positif à ceux qui l'aiment et l'écoutent, voilà l'objectif de Lola Dargenti. Avec son album intitulé « Indalo », Lola nous emmène dans son univers franco-argentin avec des musiques bien rythmées accompagnées d'une voix latine qui conquit ses fans. Mais aussi les professionnels de la variété française comme Francis Cabrel qui saluera sa reprise de « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai ». Rencontre avec Lola Dargenti, une artiste qui apporte du bonheur !

© Rick Allison

« Tu démarres très jeune ta carrière artistique en intégrant l’Ecole des Enfants du Spectacle. Comment es-tu devenue une passionnée de musique ?

Je baigne dans la musique depuis très jeune. J’ai la chance d’avoir un père qui est compositeur de musique de film. Du coup, j’ai passé pas mal de temps en studio avec lui. Dans cette école, j’ai pu avoir un cursus aménagé donc je pouvais m’adonner à mes différentes passions artistiques. J’ai pris des cours de chant, de piano, de théâtre et de dessin. Chaque matin j’exerçais une activité artistique et l’après-midi j’allais en cours comme tous les enfants de mon âge. C’est une chance énorme puisque tu peux découvrir énormément de domaines différents.


Quelles sont tes influences musicales ?

Mon père me berçait sur du Mozart quand j’étais petite. J’aime toute la vague des auteurs et compositeurs français comme Laurent Voulzy, Francis Cabrel et Alain Souchon. J’aime aussi Mecano qui chante souvent des chansons espagnoles engagées. En espagnol, j’adore les sons latins notamment de Prince Royce et Marc Anthony. J’ai des goûts éclectiques et j’aime écouter beaucoup d’artistes différents pour découvrir de nouvelles voix et de nouvelles sonorités. La musique a un côté formidable, elle est infinie dans sa singularité. Chaque artiste est un peu comme un trésor fragile et incassable.


© Charles Murdoch

C’est sur la scène du Paradis Latin que tu fais tes premiers concerts. Quels souvenirs en gardes-tu ?

C’est sur cette scène que chaque année on avait, grâce à l’école, l’occasion de faire un spectacle et donc de se produire sur scène. C’est la première fois que je chantais sur scène. J’ai ressenti un désir profond de faire de cette passion-là un métier. Dans la vie, j’aime donner du bonheur aux gens et je trouve qu’ils me le rendent bien. J’ai besoin de chanter pour bien me sentir dans ma vie et être dans ma vérité.


Si l’on traduit le titre de ton album « Indalo », on obtient « Porte Bonheur ». Pourquoi ce choix de titre ?

Indalo c’est un petit bonhomme qui tient un arc-en-ciel et que je porte autour de mon cou depuis toujours. C’est une figure préhistorique qui a été retrouvée dans les grottes de Mojacar en Espagne où ma mère a voyagé quand elle était jeune après avoir quitté son pays natal l’Argentine. C’est un voyage qui lui donne de l’espoir et elle a fait de ce symbole sa croyance, sa vérité. Indalo était dessiné sur les façades des maisons. En rentrant en France, elle fabrique son propre Indalo et elle en offre un à mon père pour leur mariage. Ma sœur et moi on en a un et aujourd’hui je porte celui de ma mère autour du cou. Pour moi, Indalo représente la chance, la protection et surtout la famille. Ce sont des notions que je partage dans les chansons de l’album et je trouve ça beau l’idée d’offrir à ton public un album qui s’appelle porte-bonheur. D’ailleurs, pour la petite histoire, j’ai écrit un livre qui s’appelle « Indalo entre mes lignes » qui raconte l’histoire de l’album, chanson par chanson.



Tu vas faire une rencontre déterminante quant à la production de cet album : celle du producteur Rick Allison. Comment est née la collaboration entre tous les deux ?

À l’époque de MySpace où je démarrais à peine, Rick m’a laissé un message. Entre-temps, j’ai sorti mon premier album en autoproduction en France qui va être à nouveau disponible sur toutes les plateformes de téléchargement. J’ai aussi fait une école de comédie musicale et quelques années après, il me propose d’écrire une chanson ensemble. On fait notre première chanson à distance et c’était vraiment génial car tu ne t’imagines pas travailler avec une personne qui a vendu 25 millions d’albums. Quelque temps après, je pars pour le Canada et je démarre ma collaboration avec lui. On écrit ensemble l’album « Indalo » et on travaille avec des musiciens, des réalisateurs et des stylistes incroyables. Je voyage pour faire les clips et ce sont des moments inoubliables et riches en souvenirs. C’est très agréable de travailler avec Rick parce que c’est quelqu’un de généreux, à l’écoute et bienveillant. Ma collaboration avec lui est un vrai cadeau.


Dans cet album, composé de treize morceaux, il y a un titre particulier « Te amé, te amo y te amaré » qui est la version espagnole de la célèbre chanson « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai » de Francis Cabrel qui t’a donné l’autorisation d’en faire l’adaptation.

Après avoir entendu ma version de sa chanson, il m’a donné son accord pour la faire exister en espagnol. En 2011, j’ai participé à la 33ème rencontre d’Astaffort qui organise des rencontres pour des artistes qui ne sont pas spécialement connus et qui se retrouvent pour faire un stage musical pour créer de la musique. J’ai eu le bonheur de rencontrer Francis à cet événement-là. Quelques années après, Rick contacte Francis pour savoir s'il existe une version espagnole de sa chanson et il confirme que non. Quand il découvre que c’est moi qui la chante, il m’envoie un message pour me féliciter. Je n’y crois toujours pas aujourd’hui.



Quels sont tes projets pour 2020 ?

Il y a des singles exclusifs qui vont sortir prochainement. J’ai aussi en préparation une version espagnole de l’album « Indalo ». Il y a une dualité chez moi, un brassage des cultures du fait que je suis franco-argentine. Quand je chante en espagnol, je me dévoile autrement. Je chante avec mon cœur mais pas avec la même âme.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Je souhaiterais faire découvrir l’album à un maximum de petites oreilles (rires). »

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© 2018 par Samuel Massilia.