Lola Donati, un voyage vers le cinéma !

Elle fait partie de ses jeunes actrices françaises à suivre de très près. Ambitieuse et persévérante, Lola Donati rêve de fouler le red carpet du plus célèbre des festivals. Danseuse et comédienne, le cinéma d'époque l'attire. Débordante d'énergie, il lui reste une année en école de théâtre avant de briller sur les plateaux de tournage et devenir l'un de ses nouveaux visages de la prochaine nouvelle vague dont le cinéma français a bien besoin. Rencontre avec Lola Donati, un voyage vers le cinéma !


© Jc Giraud

« Dès l'âge de 11 ans tu intègres l'école de comédie musicale et de danse de Marseille. D'où te vient cette passion pour la danse ?

Je ne sais pas vraiment d'où ça me vient. Quand j'étais petite, j’ai le souvenir, que ce soit pour les vacances ou en rentrant de l'école, d'avoir poussé tous les meubles de la maison pour faire des chorées de danse quand ma mère rentrait. Ça fait partie de moi. À l'époque, j'avoue que la série Un, Dos, Tres ne m’a pas beaucoup aidé (rires).


Dans cette école, j’ai principalement fait que du classique. J'ai une formation de quinze ans de classique chez Cathy et Alain Greco au CCM à Marseille. Plus tard, j’ai changé d'école et j'étais dans la compagnie Temps Danse, rue Paradis, par Jean-Jacques Vidal et Dominique Casanova où j’ai continué à faire un peu de classique.


© Maëva Domingues

Je n'ai pas pu évoluer dans le milieu de la danse puisque je me suis blessé. Ça a été compliqué pour moi. Mes parents voulaient que je fasse des études, c'était difficile d'allier tous ces univers-là. J'ai rencontré des amis danseurs, et j’ai découvert le monde de la danse latine. J'ai aussi une formation en salsa où j’ai fait des compétitions et des shows de danse. La danse fait partie de moi même si aujourd'hui ma priorité est l’acting. Avoir un rôle de danseuse au cinéma serait mon rêve !


Comment se passent tes premiers pas dans le cinéma ?

J'ai passé quelques castings à Marseille sans avoir vraiment fait de cours de théâtre. J'étais en cours de communication et l'artistique me manquais trop donc j’ai suivi l'école de Sylvia Roche pendant un an. Ensuite, je suis allée à Paris où j’ai passé plusieurs auditions pour plusieurs écoles de théâtre. J'ai choisi le studio JLMB, on est la première promo cette année avec 20 à 25 heures de cours par semaine, c'est hyper complet, notre classe est super et il me reste encore un an d'école. Je me régale à Paris, j’ai signé avec un agent il y a quelques mois, je suis très contente.


On a pu te découvrir dans quelques longs et courts-métrages, séries et téléfilms...

À l'époque je n'avais pas d’agent donc c'était moi qui me débrouillais un peu. Mais ma première expérience a été dans un long-métrage avec Axelle Laffont, ensuite j’ai fait une petite série sur France 3 avec Julie Gayet et des courts-métrages avec des amis que l'on a présentés dans des festivals.


© Laura Florenti

Vers quel genre de registre aimerais-tu te diriger ?

Au départ, c'est compliqué quand t'es comédienne de te dire vers quel jeu tu vas aller. J'ai adoré tourner dans La Garçonne, j'aime beaucoup cet univers d’époque. Je rêverais d'être dans ce registre-là, je préfère le dramatique au comique. Après, je ne suis fermé à rien du tout et j’ai aussi envie de découvrir différents registres. Pour moi, jouer c'est voyager, à travers des rôles, des costumes, des décors, je trouve ça génial.





En parlant de La Garçonne, quel est ton rôle dedans ?

C'est la série événement de France 2 réalisée par Paolo Barzman avec Laura Smet, Grégory Fitoussi et bien d'autres. J'ai eu la chance et l'opportunité de tourner une journée dedans. J'étais avec mon papa sur le tournage puisqu'il était le steadycam de la série. Je joue une des copines d’Antoine, interprété par Tom Hygreck.


© Christophe Brachet

Quels sont tes futurs projets ?

Avec le covid c'est un petit peu compliqué. J'ai passé deux castings durant les mois de juin et juillet qui sont pour des premiers et seconds rôles. Je croise les doigts (rires). J’ai encore des projets de court-métrage et puis j'envisage de monter une compagnie de danse avec des amis. La vie est faite de rencontre, tout peut aller très vite, c'est une question d'endurance. Je ne suis pas la seule comédienne mais quand on a un rêve, il faut aller jusqu'au bout et si on travaille il n'y a pas de raison que ça ne se passe pas.


Aurais-tu une citation fétiche à me délivrer ?

« Si ça doit se faire, ça se fera » et « Tout vient à point, à qui sait attendre ». Mon père me parle de patience en permanence, je suis un peu pleine d'énergie et il y a des moments où il faut que je me canalise. Il faut faire confiance à la vie, je crois beaucoup au destin.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Être prise dans les castings que j’ai passés et joués dans un long-métrage. Et puis monter un jour, pour de vrai, les marches de Cannes, et je sais que j'y arriverais (rires). »

© 2018 par Samuel Massilia.