Mathieu Stepson, un illusionniste moderne et dynamique !

C'est avec la mallette de magie qui lui a été offerte à Noël que Mathieu Stepson s'est pris de passion pour ce métier qu'il exercice depuis plusieurs années déjà. Que ce soit à la télévision, sur les planches ou en close-up, cet amoureux de la magie sait surprendre le public et les grands de la profession comme Éric Antoine lors de la 12ème saison de « La France à un Incroyable Talent ». Celui qu'il considère comme un mentor lui a conseillé de proposer un spectacle pour adultes, ce que Mathieu réalisera le 10 janvier prochain au théâtre d'Aix. Rencontre avec Mathieu Stepson, un illusionniste moderne et dynamique !



« Tu as récemment joué ton spectacle « Vie de grenier, le spectacle magique » au théâtre d'Aix. Peux-tu nous en parler plus en détail ?

C’est le premier spectacle que j’ai écrit il y a quatre ans. Ça été un déclic car je n’ai jamais trop fait de magie pour enfants parce que ce n’est pas quelque chose que j’aime à la base. Mais un jour, on m’a parlé d’une association qui a été plantée par un magicien donc j’ai commencé à écrire un petit truc et je me suis dit que finalement ça serait marrant d’aller jusqu’au bout du délire. Six mois d’écriture, deux ans de conception, dix sept mille euros d’investissement et le spectacle a pris forme. Il me tient à cœur car c’est le premier et il n’a absolument rien à voir avec ce que je peux faire en télé avec du mentalisme par exemple. Là, avec ce spectacle, on est vraiment dans une pièce de théâtre magique.


Où peut-on te retrouver prochainement ?

Il n’y a pas de dates publiques pour ce spectacle. On tourne beaucoup mais en privé comme pour des arbres de Noël.



Comment est née ta fascination pour ce métier ?

Je suis passionné de ça depuis que je suis gamin. J’ai commencé à tripoter la magie à huit, neuf ans. Comme beaucoup de magiciens, la mallette de magie offerte à Noël m’a fait mettre le nez dedans. J’ai appris les 360 tours et j’ai fait un spectacle à mon école primaire devant deux cents personnes. Ça devait être naze parce que j’ai fait un truc avec une ficelle et une bague mais ça a touché le directeur qui est allé m’acheter un livre de magie dans une librairie et ça m’a permis d’aller plus loin qu’avec la mallette.


Quand as-tu décidé que tu voulais en vivre ?

J’ai toujours eu dans la tête d’en faire mon métier, ça ne m’a jamais lâché. Forcément, le discours des adultes était un petit peu différent même si ma maman a toujours été derrière moi, elle m’a toujours poussé à faire ça mais c’est vrai que ça la rassurait que j’ai un filet. Je suis donc allé dans la cuisine qui me passionne aussi. J’ai pratiqué le métier de cuisiner pendant quatre ans ainsi que le métier de barman pendant deux ans. Et puis après tout ça, j’ai tout lâché pour partir à Paris et essayer de faire ce que j’avais toujours eu envie de faire.


Quels souvenirs gardes-tu de tes premiers numéros face au public ?

Au début, je n’ai pas spécialement fait beaucoup de scènes. C’est assez nouveau pour moi. Aujourd’hui, ça va faire treize ans que je vis de la magie. J’ai démarré en faisant uniquement du close-up, c’est-à-dire dans des restaurants, des soirées privées, en événementiel. J’en garde des très bons souvenirs puisque tu as un contact très proche avec les gens. Mes premiers pas sur scène remontent à 2012. Ma toute première scène était pour l’émission « Belgium Got Talent’s », ça s’est super bien passé et j’ai eu des sensations que je ne connaissais pas.


Est-ce que la magie peut être pratiquée par tout le monde ou est-ce un don ?

Il y a des facilités mais c’est un métier qui peut bien évidemment être pratiqué par tout le monde. Ce n’est pas une histoire de don ou de pouvoir. Comme je le répète souvent, il y a beaucoup de magiciens qui prétendent avoir des pouvoirs et j’ai toujours été contre ça. Mon métier c’est illusionniste donc de l’illusion, c’est-à-dire donner l’impression que.


Cette année, tu as remporté le trophée des Maîtres de la magie. C’est une récompense importante aux yeux de la profession ?

Il y a plein de concours qui existent en France. On a été amené à faire celui-là un petit peu par hasard. On ne pensait pas du tout gagner. C’était une grosse surprise même si c’est toujours gratifiant de recevoir une récompense de la part de la profession.


© Dan & Nat Image

Comment sont les débuts pour un jeune magicien ? Comment arrive-t-on à se démarquer ?

Je n’ai jamais réellement cherché à me démarquer mais à faire ce qui me plaît. Effectivement, je suis très attiré par le théâtre et le cinéma. Je vais aussi adorer l’humour mais je ne vais jamais donner la promesse d’être drôle car je trouve ça tellement lourd à porter sur les épaules. J’admire les humoristes pour ça car c’est très très dur. Dans mon nouveau spectacle présenté à la façon d’un stand-up, il y a pas mal d’impro. Si les gens se marrent c’est cool et si ce n’est pas le cas, c’est entre guillemets pas très grave.


Il y a deux ans tu participais à la 12ème saison de « La France à un Incroyable Talent ». Tu as impressionné le public ainsi que le jury dont Éric Antoine qui avait décrit ton spectacle comme l’un des meilleurs tout publics en France. Éric Antoine est-il une sorte de mentor pour toi ?

C’est un mentor car il a une carrière qui est pour moi la plus expansive au niveau des magiciens en France. Il est le magicien le plus connu de France et c’est compliqué de l’être. Aujourd’hui, c’est moins difficile d’être connu en tant que magicien car il y a un effet de mode. Mais lui, ça doit faire douze à quinze ans qu’il est vraiment connu de la France entière en tant que magicien. Il a un parcours hyper exemplaire et c’est limite un grand frère. Déjà par la taille (rires). Mais c’est vraiment quelqu’un qui a le coeur sur la main avec une bienveillance énormissime.


Quels sont les conseils qu’il a pu te donner ?

J’étais arrivé jusqu’en demi-finale. Je fais mon numéro mais je ne suis pas retenu pour la finale car les votes du jury n’ont pas été dans cette direction hormis Éric bien sûr. D’ailleurs, si on regarde le replay de la finale, il prend le micro en disant qu’ils avaient un beau plateau de finalistes mais qu’il manquait un magicien quand même. Dès que je suis sorti de la demi-finale, il est venu me voir et il m’a conseillé de monter un spectacle pour adultes. Et ce projet est prêt, on le joue pour la toute première fois le 10 janvier au théâtre d’Aix.


Récemment l’auteure Selda Ozen avait publié un romain intitulé « Le rêve de Mathéo » inspiré de ton spectacle.

Selda est une amie de longue date, ça fait à peu près quinze, vingt ans que l’on se connaît. Je lui avais parlé de ce projet de monter cette pièce de théâtre pour enfants. Elle a suivi ce projet, l’histoire l’a touché, elle est venue voir la première représentation chez moi à Deauville et quelques jours après elle est venue me voir dans mon atelier pour me proposer de prendre mon spectacle pour en faire un roman. Je lui ai dit que c’était clairement une très belle idée. C’est un projet qui a mis du temps car ce n’est pas son métier. Il y a eu pas mal de versions et ça vient juste de sortir.


Quels sont tes projets pour les mois à venir ?

On est en ce moment dans une grosse période pour nous. On approche de Noël donc on ne s’arrête pas. Jusqu’au 20 décembre c’est le feu et puis après on se met à fond sur le spectacle car on a encore pas mal de choses à régler. L’objectif est donc de présenter le 10 janvier la meilleure représentation possible. Ça va être une date clé pour nous car il y aura pas mal d’invités de la profession. On est toujours en recherche de production pour ce spectacle-là. J’espère que tout va bien se passer et qu’on pourra lancer le projet.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

Que vous veniez tous me voir avec ce nouveau spectacle ce qui voudra dire qu’on aura trouvé une production. »

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© 2018 par Samuel Massilia.