Pierre Lottin, un acteur plein d'énergie !

Il voulait entrer dans l'armée mais c'est finalement au Cours Florent que Pierre Lottin fait ses armes pour devenir comédien professionnel. Après avoir incarné Wilfried dans la trilogie à succès des Tuches, ce jeune comédien prouve qu'il a une palette large notamment avec une excellente prestation dans le premier film d'Abdel Raouf Dafri « Qu'un sang impur » actuellement dans toutes les salles de cinéma de France. Rencontre avec Pierre Lottin, un acteur plein d'énergie !


« Mercredi est sorti en salles le film « Qu’un sang impur » dans lequel tu incarnes un jeune engagé volontaire fasciné par la guerre et par son père mort au combat en Indochine. Peux-tu me raconter en quelques lignes le synopsis du film ?

Un ancien des commandos d’Indochine revient de cette guerre. Il est l'ombre de lui-même en devenant alcoolique à cause de tout ce qu’il a fait et vu en Indochine. Il vit dans une baraque avec une hmong qu’il a rapatrié. Il se retrouve mêlé à une histoire militaire où la mère d’un officier, censé être mort en Algérie, va lui demander de retrouver le corps ou au moins un objet pour qu’elle ait un souvenir de son fils. Du coup, il va constituer une bande de mercenaires pour aller chercher le corps de cet officier.


Est-ce un film qui va au-delà de la guerre en étant aussi portée sur l’identité française ?

Non je ne pense pas. L’objectif du réalisateur était de délier un tabou qui n’est pas vraiment compris ni assumé. On se focalise sur les conséquences sans vouloir comprendre qu’il y a eu un élément déclencheur. On dit qu’il y a plein de films sur la guerre d’Algérie sauf que c’est une certaine partie de la population qui va voir ce genre de film. La guerre d’Algérie est très floue car elle n’est pas étudiée dans les livres d’histoire.



Il s’agit de la première réalisation d’Abdel Raouf Dafri. Comment s’est passé le tournage ?

Le tournage s’est très bien passé. On était un peu en huis clos avec cette équipe de mercenaires. Ce qui a été long, c’était la préparation de mon rôle. On a su que le tournage se faisait dans un an et demi donc j’ai eu le temps de cogiter dans ma tête par rapport au film. Je l’ai préparé de manière assez personnelle. Par exemple, je suis parti en Russie pour trouver quelque chose du personnage, et pour tirer facilement avec des armes de précision (rires).


© Mars Films

C’est au Cours Florent que tu te diriges pour devenir acteur professionnel. Comment est née cette envie de devenir comédien ?

Je suis un comique. J’étais un peu le gars qui faisait marrer ces potes. Je suis entré dans ces cours avec deux acteurs en tête : Jim Carrey et Albert Dupontel. Mon but était de faire pareil. Cette envie de faire rire m’a donné l’envie de devenir comédien.


Qu’as-tu appris avec cette formation ?

J’ai appris à ne pas faire des trucs. Il y a des profs qui te font énormément évolué comme Maxime Pecheteau qui te fait accepter des choses que tu n’oses pas accepter comme par exemple le rapport à ta masculinité et l’expression de la virilité.





Quels sont tes autres projets pour 2020 ?

Je joue dans le long-métrage « Tout le monde m’appelle Mike » de Guillaume Bonnier sur une prise d’otages sur un bateau. Il y a aussi un autre film de Nino Antico qui s’appelle « Playlist » avec Sara Forestier. J’ai tourné dans une série pour OCS « Cheyenne et Lola » où je joue un gitan hyper sympa qui arrange les histoires de la protagoniste qui est un peu voyou. Et il y a une autre série « Vampire » qui va sortir sur Netflix et un nouveau long-métrage avec Kad Merad où je joue un détenu.


Que peut-on te souhaiter pour le futur ?

À moi rien. Mais j'aimerais bien que les gens deviennent gentils (rires). »

© 2018 par Samuel Massilia.