Suzuya, condamné à la réussite !

Il ne se met aucune barrière pour atteindre son objectif : la paix. Proche de sa communauté, il rencontrera pour la première fois sur scène son public dans une tournée de novembre qui promet d'être vite complète. Mentor d'une génération en quête d'identité dans un monde feutré, Suzuya soulève les émotions avec des paroles transperçantes et une vision de la vie sincère et sans filtre. Rencontre avec Suzuya, condamné à la réussite !


© Koria

« Ton premier album Condamné est disponible sur toutes les plateformes en ligne. 14 titres à la fois sombres mais avec l'envie de cicatriser les blessures ?

Totalement. Dans la vie de tous les jours, on a des moments où on est mal. Si tu conditionnes ton mental en te disant que tu ne peux pas t'en sortir, tu ne risques pas d’y arriver.


Comment vis-tu la période actuelle, en tant que jeune ?

Ça ne change rien à ma vie personnelle. J’ai ma routine. Je ne sors pas beaucoup, je ne vais jamais boire un coup en terrasse. La plupart du temps, je suis chez moi, je fais mon sport, je joue à la console, je fais ma musique, je vais en studio. Le seul truc qui me saoule, c’est que je ne peux pas aller dans d’autres pays.


Dans Défiguré, tu déclares « Ma vie aura du sens seulement si j’y arrive ». Quelle est ta définition de l’accomplissement ?

C’est la paix. Je le dis dans la chanson « Je sais que je suis prêt à tout pour réaliser mon rêve, je sais que la paix m'attend de l'autre côté de la rue ». Si tu claques des doigts pour obtenir tout ce que tu veux, ce serait trop facile et ça n’aurait aucune saveur.


Est-ce que tu te sens hors-système, en décalage avec un monde trop feutré ?

Parfois on me dit que je suis égoïste mais j’ai mes objectifs. Avant, je faisais des choix en fonction des autres. Au final, il n’y a aucune reconnaissance. C’est pour ça que maintenant je fais ma vie pour moi, le reste je m’en fous. Je fais les choses que j’ai envie de faire.


Ta musique est en tout cas très populaire. Des millions de vues et des milliers d'abonnés sur les réseaux sociaux. Est-ce que tu as du recul par rapport à ces chiffres ?

Je n’ai pas d’objectif de chiffres. Ma communauté est engagée, beaucoup de gens commentent, partagent et écoutent mes sons, c’est toujours plaisant de voir ça.


Pour moi, faire des vues, ce n’est pas compliqué. Je vais te dire pourquoi. Des gars sortent des clips sur Youtube et ils claquent 1 000 balles pour la promo. Ils font 300 000 vues mais il y a 30 personnes qui commentent. Les vues, c’est insignifiant. Ce qui est le plus important, c’est l’engagement de ta communauté. Il vaut mieux faire 30 000 vues plutôt qu’avoir des clics algorithmiques.



Quels sont les messages que tu peux recevoir ?

La plupart du temps, je reçois une grande majorité de messages positifs. C’est rare que je reçoive des messages négatifs, peut-être que je ne les vois pas.


On me demande des conseils et de temps en temps, quand je peux répondre, que je suis dans mon lit, je vais prendre le temps de faire un ou deux vocales. Ça me prend une ou deux minutes et ça va aider une personne pendant longtemps.


En novembre, tu feras une tournée à Bordeaux, Lyon et Paris. L'occasion de rencontrer ton public physiquement...

Je n'ai jamais fait de concert. J’ai trop hâte d’y être. Je me prépare pour la scène, il y a des choses à apprendre. Mais mentalement, je suis tranquille.


Est-ce que tu vas prendre le temps de savourer les retours sur ton premier album ou bien tu vas foncer sur d’autres productions ?

Je suis déjà en train de travailler sur les prochains bails. J'ai des sons de côté. »